PROTHÈSE EXTERNE ‘OU FIXATEUR
« Cet appareil que j'ai imaginé en 1900 et réalisé en 1902 est destiné uniquement aux fractures diaphysaires. Le principe du fixateur consiste à enfoncer dans Îles fragments osseux de longues vis qui sont rendues solidaires par un tuteur externe » (Lambotte), et le même auteur ajoute : « L'idée de la prothèse externe n'est pas nouvelle, on peut la retrouver à l'état embryonnaire dans le procédé de Rigaud (de Strasbourg). »
me Fixaleur. — L'appareil comprend deux parties : 1° Les fiches tiges d'acier ; 2 Le fixateur.
Fiches. — Tiges qui se vissent dans l'os d’une longueur qui leur permet de dépasser largement les parties molles. Klles sont au nombre de quatre et munies tout le long d’un pas de vis. L’extrémité est munie d’un foret taillé en forme de taraud.
Le corps de la fiche porte deux écrous destinés à bloquer la fiche dans le fixateur. Les dimensions sont de 18 centimètres de long pour les grandes fiches, les petites ont 12 centimètres.
Fixaleur. — Il comprend un tuteur el une série de quatre pièces de raccordement permettant d’unir les fiches au tuteur. Le tuteur est formé par un tube d’acier de 22 à 25 millimètres de diamètre et de 30 à 40 centimètres de longueur.
Les pièces de raccordement se composent d’une pièce d'acier en forme de dent. Une des branches est creuse et s’introduit dans la fiche correspondante que l’on cale par deux écrous. L'autre est munie d'un pas de vis et s’engage dans une bague de serrage. commandée elle-même par deux écrous. Les quatre bagues de serrage sont destinées à recevoir dans leur circonférence le tuteur. La branche creuse est mobile sur la fiche, elle se fixe gràce aux écrous de la fiche.
En résumé, ce qui constitue l'originalité du fixateur de Lämbotte, ce sont ces pièces de raccordement qui ont permis de réaliser un instrument dont la conception était jusque-là demeurée purement théorique.
Deux types de clef pour le serrage des fiches et le blocage des différents écrous constituent les accessoires.