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Ja tête, comme le conseille Lorenz, | le rebord pee
térieur du cotyle. | M. Brun recommande d'employer les manœuvres suivantes,
qui pourront être essayées successivement ; on devra déployer
une assez grande force et même ne pas craindre d'agir avec une certaine brutalité (Brun).
Première manœuvre (fig. 2). — L'opérateur se place du côté
FiG. 2:
du membre à opérer; en face de lui, un aide immobilise le bassin comme nous l'avons dit.
D'une main (main droite pour le membre droit, main gauche pour le membre gauche), l'opérateur saisit la. cuisse solidement au-dessus du genou el la place en demi-flexion sur le bassin, lui donnant ainsi une position perpendiculaire au plan de la table; puis il exerce sur elle une traction verticale de bas en haut, tandis qu'il imprime au membre un mouvement d'abduction et de rotation en dehors, de façon à amener la cuisse jusqu'au contact de la table et formant avec le plan
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latéral du corps un angle droit ou même aigu ; en même temps la main opposée, cramponnant la crête iliaque, exerce, à l’aide du pouce, une pression énergique sur le grand Ho etel pour le repousser en avant et en dedans. in
Deuxième manœuvre (fig. 3). — L'opérateur prend une position inverse de la précédente, c'est-à-dire qu'il se place du côté du membre sain ; d’une main {main droite pour le mem-
bre gauche, main gauche pour le membre droit), il saisit comme précédemment la cuisse, la fléchit à demi et lui imprime de même un triple mouvement de traction, d'abduction et de rotation externe; de l'autre main, il embrasse avec le pouce la crête iliaque, et ce sont les quatre doigts réunis qui exercent une pression énergique sur le grand trochanter pour le propulser en avant-et en dedans ; on réalise ainsi une pression beaucoup plus puissante qu'avec le pouce seul.
| ‘Dans ces différentes manœuvres, main gauche et main droite -doivent, en Sominé, agir en sens inverse pour tâcher d'ébtenir
M Ps la propulsion de la tête fémorale en avant, par-dessus le rebore éotyloïdien postérieur. ‘ a Troisième manœuvre (fig. 4). — Dans les cas difficiles et lorsque les deux manœuvres précédentes auront échoué, on pourra tenter la manœuvre suivante : la cuisse étant portée en abduction et rotation externe, l'opérateur, placé en dehors du
Fic. 4.
membre, soulèvera le bassin sur son avant-bras insinué transversalement sous la cuisse, au-dessous du grand trochanter ; avec l’autre main, 1l exercera une pression vigoureuse de haut en bas sur l’extrémité inférieure du fémur, On réalisera ainsi un mouvement de levier, dans lequel le trochanter prendra point d'appui sur l’avant-bras du chirurgien, et la force déployée se trouvera sensiblement accrue.
Au moment où la tête franchit le rebord cotyloïdien, l'opérateur perçoit un ressaut caractéristique; en même temps il entend un bruit, un craquement particulier, assez fort, en gé-