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néral, pour être entendu des assistants, et il constate l’effacement de la région trochantérienne,
Un bon moyen de contrôler la réalité de la réduction consiste à provoquer la reluxation en diminuant l'abduction et la rotation externe de la cuisse; on voit alors la tête fémorale s échapper brusquement de la cavité cotyloïde avec un nouveau ressaut ; les mêmes manœuvres qui ont réussi une première fois à amener la réduction, aboutissent alors au même résultat, mais avec une plus grande facilité, Il suffit même souvent, après avoir plusieurs fois et alternativement produit : la réduction et la reluxation, d'appuyer avec le pouce sur le grand trochanter pour replacer immédiatement la tête dans la cavité qu'elle avait abandonnée.
Dans certains cas, le ressaut et le bruit font défaut ou sont tellement peu sensibles qu'on ne peut affirmer d’une façon certaine que la réduction.a été réellement obtenue. |
Il existe heureusement d'autres signes beaucoup plus sûrs: ce sont ceux que fournit la palpation du triangle de Scarpa. Chez les enfants dont l’embonpoint n’est pas trop accentué, il est facile de se rendre compte que la tête a repris ses rapports normaux avec les organes du pli de laine ; lorsque la réduction vraie.est obtenue, l'artère fémorale, que l’on sent battre, doit croiser la tête à l’union de son tiers interne avec ses deux tiers externes. En dehors de ce signe, la radiographie seule autorise un diagnostic certain.
L'examen du triangle de Scarpa permettra d'éviter certaines erreurs. Dans quelques cas, en effet, la rotation en dehors exagérée amène le grand trochanter à heurter contre los iliaque; il en résulte une sorte de ressaut que l'on pourrait croire dû au passage de la tête sur le rebord cotyloïdien ; la palpation du pli de laine lèvera les doutes. De même, on ne prendra pas pour le bruit caractéristique de la réduction les gros craquements qui accompagnent souvent la mobilisation
de la hanche luxée.
$ 2. — Maintien de la réduction.
La réduction obtenue, il s'agit de la maintenir : c'est assurément la partie la plus difficile du traitement.
Nous avons vu que, pour obtenir la réduction, il faul mettre le membre dans une position d’abduction forcée avec rotation externe ; si l’on vient à diminuer le degré d’abduction, on voit aussitôt la luxation se reproduire. On devra donc immobiliser tout d’abord le membre dans cette position, si incommode soit-elle, d’abduction avec rotation externe; c’est l'attitude imposée au chirurgien, et l'on ne peut s'y soustraire. Plus tard, lorsque la têle sera fixée dans sa situation nouvelle, on ramènera progressivement le mêémbre dans la rectitude.
Le membre passe ainsi par trois positions successives dans lesquelles il est immobilisé pendant une durée variable. Nous étudierons en détail chacune de ces positions. |
PREMIÈRE POSITION. — Immobilisation du membre en abduction et rotation externe (fig. 5). — L'immobilisation se fait à l'aide d'un appareil plâtré, qui emprisonne le bassin et la cuisse, L'anesthésie sera continuée pendant toute la durée de. l'application de l'appareil.
L'enfant est placé sur le pelvi-support de Lors que l'on
:visse sur l'extrémité de la table d'opération. Dans le service de M. Brun, pour plus de simplification, on remplace le « petit banc » qu'emploie Lorenz par un oreiller épais et dur.
- Le sacrum de l'enfant repose sur le pelvi-support, le tronc
repose sur l’oreiller ; le pelvi-support est élevé à la hauteur de l'oreiller.
[l est de toute nécessité d’avoir à sa spot des aide pour maintenir l'enfant dans la position convenable; l’un sera chargé du membre sain, il le tiendra étendu et immobilisera ainsi le bassin; l'autre, préposé au maintien de la hanech
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réduite, aura un rôle très important, car il devra veiller attentivement à ce que la luxation ne se reproduise pas pendant la confection de l'appareil ; il suffit en effet d'une très légère diminution du degré d'abduction pour que parfois la tête se déplace ; d'une main, l’aide fixera solidement le genou, de l'autre il soutiendra le pied de façon à fléchir la jambe à angle droit sur la cuisse ; par l'action simultanée et en sens inverse de ses deux mains, il tendra à faire saillir au niveau du triangle de Scarpa l'extrémité supérieure du fémur.