‹ Traitement orthopédique des luxations congénitales de la hanche: Par la méthode de Lorenz modifiéeChapitre 33 sur 35 · MODO · texte numérisé non relu

MODO

Le trochanter ne fait aucune saillie. La palpation du triangle de Scarpa :

permet de sentir nettement la tête en dehors des vaisseaux fémoraux.

Les mouvements de flexion ne ae pas l'angle droit ; l’abduction est encore très limitée.

La mensuration accuse 2 centimètres de raccourcissement. L' atrophie a beaucoup diminué.

La radiographie montre qu’on a obtenu une transposition antérieure.

v% La tête est un peu au- dessus qe niveau normal et elle n'est pas recou-

verte par le toit.

Résultal. — Anatomique : transposition ; fonctionnel : très grande amélioration. 4

Obs. XXI (publiée dans la Presse médicale du 98 juillet 1900). — Luxalion bilatérale ; variété sus-cotyloïdienne. Réduction anatomique.

Suzanne L..., âgée de 7 ans.

Rien de particulier à signaler dans ses antécédents.

Elle a marché à 22 mois, boite depuis cette époque.

État actuel. — Présente les symptômes caractéristiques d’une luxation double. La luxation est beaucoup plus accentuée à gauche. A droite, la tête semble avoir conservé à peu près ses rapports normaux.

Sur le radiogramme, on voit qu’à gauche la: tête est au niveau du bord supérieur du cotyle. Le grand trochanter est à un travers de doigt audessus du niveau du cartilage en Y. L'épiphyse supérieure du fémur est fort petite et contribue à former la partie toute supérieure de la tête.

Du côté du cotyle gauche, nous apercevons un toit articulaire long, mais assez oblique. Le cartilage de conjugaison est bien visible.’

À droite, nous voyons que l'épiphyse fémorale est atrophiée ; elle està cheval sur le bord supérieur du cotyle. La partie inférieure de la tête est à quelques millimètres au-dessous du niveau du cartilage en Y. Le grand trochanter est à mi-chemin entre le cartilage en Y et l’angle supérieur du trou ovale. Le col parait hien constitué. Du côté du cotyle, le toit articulaire Semble plus petit, mais plus oblique que celui de droite. Le cartilage en Y est fort visible. La tête semble à moitié sortie de la cavité ; il s’agit ici d'une luxation incomplète qui, la marche aïdant, ne demande qu'à s'accentuer. Il était, du reste, fort facile de ramener la tête dans le cotyle en accrochant le bord postéro-supérieur du cotyle.

TRAITEMENT. — En juin 1899, chloroforme. On opère la réduction du côté gauche ; elle s'opère très facilement, après pétrissage énergique des adducteurs. Elle s'accompagne d'un ressaut très prononcé au moment où la tête franchit le mur postérieur de la cavité.

Le radiogramme pris de suite après nous laisse voir la tête complètement recouverte etemboitée par le toit articulaire ; et sur ce radiogramme, nous apercevons un toit articulaire très bien conformé. Le col est vu de

2 RE SRE

grandeur normale ; il est obliquement ascendant de dehors en dedans et de bas en haut. Le grand trochanter est un peu au-dessus du niveau de l'angle inférieur du trou obturateur. Le fémur a dépassé un peu l'abduction à angle droit. On applique un appareil plâtré avec prise de la jambe. L'enfant est maintenue au lit. à Octobre 1899. — Chloroforme. L'appareil est enlevé. On ramène la jambe vers la ligne axiale. La radiographie prise séance tenante montre : que la tête est entièrement recouverte par le toit articulaire, son milieu correspondant au cartilage en Y. Le fémur conserve un peu de rotation externe, puisque nous voyons nettement le petit trochanter qui se trouve placé à peu près au centre du trou obturateur. Le fémur est fort peu éloigné \de la ligne médiane. Nous appliquons un appareil descendant : à mi-jambe. L'enfant est maintenue au lit, > Décembre 4899. — Chloroforme. On enlève l'appareil ; la jambe est ramenée dans la rectitude. On applique un appareil plâtré allant jusqu'à

mi-jambe. La radiographie est pleinement satisfaisante. La tête est

entièrement recouverte par un toit articulaire bien conformé. L'enfant est gardée au lit.

Mars 1900. — On enlève l'appareil. Quelques jours après, l’enfant souffre du genou ; elle est gardée au lit pendant une quinzaine, puis massée. Elle offre peu de mouvements et pas de muscles.

Juillet 1900. — La hanche possède tous ses mouvements, l’enfant va admirablement ; elle a refait tous ses muscles.

La réduction du côté droit a été commencée en juillet 1900 ; elle s’est faite dans de bonnes conditions, en passant par les mêmes étapes que pour le côté gauche. La réduction a été bien obtenue, comme nous pou-

-vons le vérifier sur la radiographie faite plusieurs mois après la fin du

traitement ; des deux côtés, la tête fémorale OGenpe exactement la cavité cotyloïde, dont le toit la récouvre.

La malade ayant été traitée en ville par M. Brun, nous n'avons pu retrouver les dates des diverses positions.

Octobre 1903. — Nous n'avons pu revoir la petite malade, qui habite Madagascar. Mais M. Brun a reçu de ses nouvelles au mois de janvier dernier. La fillette marche d'une façon absolument normale, sans déhanchement et sans fatigue ; il n'existe ni boiterie, ni raccourcissement. La fonction se fait d'une façon parfaite.

On peut donc considérer ce résultat comme excellent au point de vue fonctionnel et au point de vue anatomique.

Obs. XXII. — Luxation unilatérale gauche ; variélé iliaque postérieure.

Marguerite C.”., âgée de 8 ans, estamenée au docteur Brun en mai 1900. La fillette a marché à 22 mois, et c'est à cette époque que l'on s'estaperçu qu’elle boitait. Actuellement, la claudication est très accentuée du côté gauche ; le raccourcissement est considérable.

ND

. La radiographie montre qu'il s'agit d’une luxation très élevée ; la tète fémorale est à peu de distance de l’épine iliaque ; elle est, en outre, très légèrement cachée par l’aile iliaque. Le grand trochanter est très haut au-dessus de la branche horizontale du cartilage en Y ;le petit trochanter est à égale distance entre le bord supérieur du où ovale et le … cartilage en Y. La tête fémorale est petite, le tiers environ de celle du côté sain ; le col est peu visible et parait être dans le prolongement de l’axe de la diaphyse, il y a antéversion marquée. La cavité cotyloïde est peu excavée et le toit articulaire est très oblique ; cependant le rebord … supérieur du cotyle est assez bien développé. TRAITEMENT. — Le 98 mai 1900, chloroformisation. Réduction de la luxation ; on immobilise le membre dans un appareil plâtré en abduction et rotation externe.

43 octobre, 1900. — On endort de nouveau l'enfant et on ramène le membre à mi-chemin de la position normale. Immobilisation en abduction moyenne et rotation interne.

15 novembre.— On ramène le membre dans la rectitude et on due un dernier appareil plâtré lui imprimant une position de rotation interne. Cet appareil est enlevé au bout de 2 mois.

Revue le 15 octobre 1903. la marche estrestéetrès défectueuse; lafillette boite encore beaucoup ; cependant, de l'avis du père, médecin, il y a une amélioration très notable, car l’enfant peut faire de longues courses sans fatigue, ce qui était impossible avant le traitement. Il existe un raccourcissement de 7 centimètres ; le bassin est très incliné du côté gauche et il existe une scoliose dorso-lombaire très marquée, à convexité gauche. .On sent par la palpation la tète en avant, mais très haut et très en dehors, contre l’épine iliaque antéro-supérieure ; on a donc obtenu une trans-

position antérieure ne élevée ; mais le résultat fonctionnel est médiocre.

Obs. XXIII. — Luxation unilatérale gauche ; variété sus-cotyloïdienne. Réduction.

Germaine P:., âgée de 5 ans, entre dans le service de M. Brun le 29 septembre 1900. Elle ne présente rien de particulier dans ses antécédents, elle a 3 frères ou sœurs qui ne sont atteints d'aucune malformation congénitale. Nourrie au biberon. Sevrée à 24 mois. Ellea marché à 28 mois et, à ce moment, a commencé à boiter légèrement; mais la claudication s'est surtout accentuée à partir de l’âge de 3 ans.

À son entrée, la fillette boite d'une façon marquée du côté gauche. La” mensuration de l'épine iliaque antéro-supérieure à la pointe de la malléole externe donne 52 centimètres à droite et 48 centimètres à gauche: soit 4 centimètres de raccourcissement.

La radiographie montre que la tête fémorale est immédiatement au-

dessus du cotyle; le grand trochanter est sur l'horizontale du cartilage en Ÿ ; le petit trochanter est à égale distance du bord supérieur du trou dbturatent et du cartilage en Y. La tête du fémur est notablement atrophiée; le col fait avec la diaphyse un angle plus ouvert que l'angle normal. La cavité cotyloïde est peu excavée, le toit articulaire est très oblique, presque vertical; cependant le rebord supérieur du OUTRE est assez bien marqué.

TRAITEMENT. — Le 8 octobre 1900, chloroformisation. Réduction facile de la luxation, après pétrissage des adducteurs. Appareil plâtré immo- bilisant le membre en abduction à 90° et rotation externe.

14 janvier 1901, — On diminue l’abduction avec assez de facilité et on place le membre, dans un nouveau plâtre, en abduction à 45° et rotation interne légère.

45 avril. — Le membre est placé dans la rectitude, dans un dernier. appareil plâtré qui l'immobilise en rotation interne.

Ce plâtre est enlevé définitivement le 4 juin 1904.

A chaque changement d'appareil, la radiographie avait montré que la réduction se maintenait. Une dernière radiographie, faite le 4 juin, montre que la tête est exactement au niveau du cartilageen Ÿ et occupe le cotyle, qui parait plus excavé que sur la première radiographie faite 8 mois auparavant. On commence les massages et la mobilisation de l'articulation. La réduction se maintient.

20 auril 1903. — Nous revoyons l'enfant. La marche est parfaite; il faut une grande attention pour s'apercevoir que la démarche est un peu anormale et que l'enfant traine légèrement la jambe gauche.

L'enfant examinée debout, on constate un très léger abaissement de l'épine iliaque antéro-supérieure du côté gauche et une scoliose d'attitude, à peine marquée, à | convexité gauche. Le trochanter ne fait aucune saillie.

Les mouvements de l'articulation traitée sont aussi libres et aussi. étendus que du côté sain. La palpation du triangle de Scarpa permet de sentir la tête fémorale à sa place, recouverte par les vaisseaux fémo- Taux.

La mensuration donne 59 centimètres du côté droit et 58 centimètres

et demi du côté gauche, soit un demi-centimètre de raccourcissement, 4û sans doute à l’atrophie du membre. L'atrophie de la cuisse est encore marquée.

- La radiographie montre que la tête fémorale occupe très exactement le cotyle. Mais, ce qui frappe, c'est l'énorme développement qu'ont pris l'épiphyse- supérieure du fémur et la cavité cotyloïde, si on compare la radiographie actuelle à celle faite 22 mois auparavant. Le volume de ces pure est presque égal à celles du côté sain. Ù

: Résultat. —— Fonctionnel : excellent. Anatomique : réduction vraie.

Obs. XXIV. — Luxalion unilatérale gauche ; variété sus-colyloïdienne.

. Madeleine T..., âgée de 6 ans, entre dans le service du docteur Brun le 9 octobre 4900. Au point de vue de ses antécédents, un de ses frères est né avec un spina bifida ; deux autres frères sont bien portants.

La fillette boite depuis qu'elle a commencé à marcher. Le raccourcissement, à son entrée, est de 4 centimètres.

La radiographie montre que la luxation est très haute, la tête fémorale est sensiblement au-dessus du rebord supérieur du toit. Le petit trochanter est à égale distance du bord supérieur du trou obturateur et du cartilage en Y. La tête du fémur est très atrophiée, le col est à peine visible et en antéversion. La cavité cotyloïde est peu excavée; le toit est presque vertical. En somme, atrophie marquée des segments articulaires.

TRAITEMENT. — Le 5 novembre 1900, chlorotormisation. La réduction ne s'obtient qu'avec beaucoup de peine, après rupture manuelle des adducteurs. Appareil plâtré immobilisant le membre en abduction et rotation externe prononcée.

43 février 1901. — On endort de nouveau l'enfant et on constate que la réduction ne s’est pas complètement maintenue. Cependant, on ramène le membre à mi-chemin de sa position normale et on l’immobilise sous le plâtre dans cette attitude. 5

22 avril. — On place le membre dans la rectitude et on applique un dernier appareil plâtré, qui est enlevé le 17 juin 1901. On commence à masser les muscles et à mobiliser la jointure. Cependant la réduction n'a pas été obtenue, la déformation et le raccourcissement sont les mêmes qu'avant le traitement ; la marche est aussi défectueuse. Les parents refusent un nouvel essai de traitement, qui leur est proposé.

ÿ octobre 1903. — Nous revoyons la fillette. Elle boite autant qu'avant le traitement, malgré le port d'un corset orthopédique. I n'y a aucune amélioration. La tête est dans la fosse iliaque externe. C'est un échec complet.

Obs. XXV (publiée dans les Archives de médecine De Enfants par Veau. et Cathala). — Luxation unilatérale droite ; variété sus- cotyloïdienne.

Jeanne D..., âgée de 4 ans, entre dans le service de M. Brun le

12 avril 1901. L'enfant a commencé à marcher à 13 mois et a présenté de suite de la claudication.

Actuellement, elle présente les signes caractéristiques d'une luxation congénitale de la hanche droite. La mensuration faite de l’épine iliaque aotéro-supérieure à la pointe de la malléole interne donne : 43 centi-

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__ mètres et demi à droite ; 48 centimètres à gauche, soit 2 centimètres et demi de raccourcissement.

La radiographie montre que la tête fémorale est assez élevée au-dessus de la cavité cotyloïde inhabitée. Le petit trochanter est à égale distance entre le cartilage en Y et-le bord supérieur du trou ovale. La tête fémorale est assez bien développée, mais plus petite cependant que celle du côté sain. Le col parait normal. La cavité cotyloïde est presque plane, le toit articulaire est très oblique ; le rebord supérieur du cotyle n'est pas visible. Ces caractères indiquent une atrophie marquée de la cavité articulaire. F.

- TRAITEMENT. — Le 15 avril, réduction sous chloroforme, après mas-

sage énergique des adducteurs. On perçoit un ressaut et on entend un claquement très net. Un appareil plâtré descendant jusqu'à mi-jambe

immobilise le membre en abduction à angle droit et rotation externe.

Le surlendemain de l'opération, les parents reprennent la fillette chez eux. Un mois après, le 20 mai, ils l'amènent de nouveau à l'hôpital, où elle meurt de diphtérie le 30 mai 4904.

L’aulopsie a permis de constater que la tête fémorale avait été bien replacée dans une vraie cavité cotyloïde bien suffisante pour la contenir.

Obs. XXVI (personnelle). — Luxation unilatérale gauche ; variété iliaque postérieure.

Hélène M..., âgée de 11 ans, entre dans le service de M. Lannelongue le 16 octobre 1900.

Rien de particulier dans ses antécédents. Nourrie au biberon, sevrée à 22 mois ; elle a commencé à marcher à 20 mois et, dès cette époque, on

s’est aperçu qu’elle boitait. Actuellement, la boiterie est très accusée ; la mensuration donne du côté gauche 4 centimètres de raccourcissement. à La radiographie montre la tête assez élevée et en partie cachée par l'aile iliaque : il s'agit donc d'une variété iliaque postérieure. Le grand trochanter est un peu au-dessus du niveau du cartilage en Y. La tête fémorale et le col sont bien développés, mais la cavité cotyloïde est très peu excavée.

TRAITEMENT. — Le 29 octobre 1900, réduction difficile, après rupture des adducteurs. Appareil plätré en abduction et rotation externe.

… 28‘ janvier 1901. — 2 position, en abduction moyenne.

47 avril 1901. — 3° position, membre dans la rectitude. Ce dernier appareil plätré est enlevé le 13 juillet 1901.

La radiographie, faite immédiatement après (26 juillet), montre la téte bien au niveau du cotyle, mais le rebord du toit ne paraît pas suffisant pour la retenir.

Octobre 4903. — L'enfant habite la province et n'a pu être revue. Nous n'avons donc pas pu apprécier le résultat anatomique. ;

Une lettre de la mère nous apprend que la fillette boite encore et se fatigue assez vite en marchant; mais l'amélioration, au point de vue fonctionnel, est notable, car elle marche mieux et plus longtemps qu'avant le traitement.

Obs. XXVII. (personnelle). — Luxation unilatérale gauche ; variété sus-cotyloïdienne.

Henriette R..., âgée de 4 ans et demi, entre dans le service de M. Lannelongue le 25 octobre 1900. 6

Rien de particulier dans ses antécédents. Nourrie au sein; elle a commencé à marcher à 43 mois et a boité dès ce moment. A signaler cependant que l'enfant est née avant terme.

Actuellement, la claudication n'est pas très accentuée ; le raccourcissement est inférieur à 2 centimètres, à gauche. :

La radiographie montre que la tête est peu élevée, elle parait à cheval sur le rebord supérieur du cotyle ; le petit trochanter est au-dessus du bord supérieur du trou ovale, ce qui indique que la luxation n'est pas très haute. La tête du fémur est bien développée; le col est en antéversion marquée. La cavité cotyloïde est assez excavée, le toit est d'une obliquité peu prononcée. Le cas paraît favorable au point de vue anatomique.

TRAITEMENT. — Le 4 novembre 1900, réduction sous le chloroforme. Immobilisation en abduction forcée et rotation externe.

3 février 1904. — 2° position en abduction moyenne.

& mai. — 8° position, le membre est ramené sur la ligne médiane. Ce: dernier plètre est enlevé fin juillet.

La radiographie, faite après la fin du traitement, montre que la réduction ne s'est pas complètement maintenue; la tête est un peu remontée, mais elle est cependant recouverte en partie par un toit articulaire bien marqué. La tête est à une certaine distance du fond du cotyle dans le sens horizontal.

23 octobre 1903. — Nous revoyons la fillette, qui a maintenant 7 ans. Elle marche d'une façon très satisfaisante; il persiste une très légère boiterie du côté gauche. L'amélioration est considérable au point de vue fonctionnel ; l'enfant peut marcher longtémps sans fatigue.

Les mouvements de l'articulation traitée sont absolument libres ; l'abduction est très peu limitée. On sent nettement la tête au pli de l'aine, immédiatement en dehors des vaisseaux fémoraux. La mensuration accuse un demi-centimètre de raccourcissement pour le membre gauche.

La radiographie montre que la tête est bien au niveau du cotyle, mais assez éloignée du fond de la cavité ; le toit articulaire, assez bien marqué, la recouvre dans sa moitié interne seulement.

Résultat, — Anatomique, transposition : fonctionnel, très bon résultat.

Obs. XX VIII (personnelle). — Luxvation unilatérale droile ; variété sus-" cotyloïdienne. Réduction anatomique. é

Lucie G..., âgée de 4 ans et demi, entre dans le service de M. Lannelongue le 9 octobre 1600.

La radiographie montre que la tête fémorale est au-dessus du rebord cotyloïdien supérieur. Le grand trochanter est au niveau de la branche horizontale du cartilage en Y ; le petit trochanter est au niveau du bord” supérieur du trou obturateur. La tête fémorale est sensiblement moins développée que celle du côté sain, et le col forme avec la diaphyse un angle plus ouvert que l'angle normal. La cavité cotyloïide est pra excavée, peu profonde ; le toit articulaire est presque vertical.

TRAITEMENT. — Le 15 octobre 1900, chloroforme. Réduction scie de la luxation, sans qu'il soit nécessaire de rompre les adducteurs. Le membre est immobilisé en abduction et rotation externe.

17 janvier 1901. — 2° position, abduction moyenne.

AT avril. — 3° position, le membre est ramené dans sa position normale. Ce dernier appareil plâtré est enlevé äu bout de deux mois.

La radiographie faite, le traitement terminé, montre que la réduction a été obtenue ; la tête est au niveau du cotyle.

Une ile radiographie, faite un an après, permet de constater que. la réduction s'est bien maintenue. Mais, ce qui est très remarquable,. c'est que le cotyle s'est creusé, qu’il reçoit bien la tête fémorale recouverte par un toit bien marqué. Il y a, à ce point de vue, une grande différence avec les radiographies antérieures. 1

Résultat. — Anatomique, réduction vraie ; fonctionnel, n’a pu être. apprécié, carnous n'avons pu revoir la petite malade.

Obs. XXIX (personnelle). — Luvation bilatérale ; variétéiliaque postérieure à droite, sus-cotyloïdienne à gauche.

Yvonne O..., âgée de 5 ans et demi, entre dans le service de M. Lannelongue le 40 octobre 1900.

Elle a marché à 20 mois et, dès cette époque, sa démarche a été très défectueuse.

Actuellement, elle déhanche considérablement. Le membre droit est un peu plus court que le membre gauche.

La radiographie permet de constater :

1° A droite, la tête est très élevée au-dessus de la cavité cotyloïde ; elle est cachée en partie par l'aile iliaque ; c'est donc une luxation iliaque postérieure. Le petit trochanter est au niveau de la branthe horizontale du cartilage en Y, ce qui indique bien qu'il s'agit d'une luxation haute.”

DA gauche, la tête est bien moins élevée ;'elle est immédiatement au:

dessus du rebord supérieur du cotyle et est visible tout entière en dehors de l'os iliaque. Le petit trochanter est au niveau de l'angle supérieur du. s trou obturateur.

Le col et la tête du fémur sont notablement atrophiés ; ils sont plus développés à droite qu’à gauche. Des deux côtés, la cavité cotyloïde est peu excavée et les toits articulaires sont très obliques. TRAITEMENT. — Les deux côtés sont traités successivement : À he 4° Luxation droite. — Réduction difficile, après pétrissage énergique % des adducteurs, le 22 août 4900. Immobilisation en {re positiog. Le 17 janvier 1901. — 2: position, abduction moyenne.

\ 22 février. — 3° position, membre dans la rectitude.

Cet appareil plâtré est enlevé au bout d'un mois.

® Luæcation gauche. — Le 17 avril 1901, réduction plus facile. Immobilisation en abduction et rotation externe.

40 juillet 4901. — 2° position, abduction moyenne.

44 août. — 3° position, le membre est ramené dans sa position nor: male. Ce plâtre est enlevé au bout d’un mois.

99 octobre 1903. — Nous revoyons l'enfant, qui a maintenant 9 ans. La malade est considérablement améliorée, il n'existe plus de déhanchement, qui a été remplacé par une légère boiterie du côté droit. La fillette peut marcher et jouer sans aucune fatigue.

Les mouvements de l'articulation sont libres des deux côtés. On sent des deux côtés la tête au niveau du pli de l'aine, en dehors des vaisseaux x fémoraux ; mais, du côté droit, elle est beaucoup plus élevée et se trouve 12 remontée jusqu'à l'épine iliaque antéro-supérieure. La mensuration accuse À centimètre de raccourcissement à droite.

La radiographie montre qu'on a obtenu des deux côtés une transposition ; mais tandis qu'à gauche la tête est très peu élevée, à droite elle est très haute, au niveau de l'épine iliaque antéro-inférieure.

En résumé, amélioration considérable au point de vue fonctionnel. Au point de vue anatomique, double transposition antérieure.

Obs. XXX. — Luxation unilatérale droite; variélé sus-cotyloidienne. Réduction.

Gabrielle D..., âgée de 4 ans et demi, entre dans le service du docteur

Brun le 2 octobre 1900. L'enfant est née par le siège, l'accouchement a

+ été très laborieux. Nourrie au sein ; sevrée à 22 mois. Elle a marché à

11 mois et a aussitôt commencé à boiter. Le docteur Walter, consulté, a conseillé à la mère d'empécher le plus possible l’enfant de marcher.

À son entrée à l'hôpital des Enfants-Malades, la fillette boite considé-

rablement. Le raccourcissement du côté droit est de 3 centimètres et

demi.

. La radiographie montre que la tête fémorale est au-dessus du cotyle;

le grand trochanter est au niveau du cartilage en Y.La tête est très

atrophiée; elle représente environ les 2 tiers de celle du côté sain. Le col est raccourci et forme avec la diaphyse un angle très ouvert. La cavité cotyloïde est mal développée; le toit est très oblique. En résumé, les conditions anatomiques paraissent, a priori, peu favorables.

TRAITEMENT. — Quelques jours après son entrée à l'hôpital, la fillette contracte la scarlatine, et le traitement de la luxation est remis à plus tard.

92 avril 1901. — Chloroformisation. Réduction facile de la luxation.

On perçoit un ressaut manifeste. On applique un appareil plâtré immobilisant le membre en abduction et rotation externe. La radiographie permet de vérifier la réalité de la réduction.

4% juillet. — On ramène le membre et un nouvel SpA l’immobilise en abduction moyenne et rotation interne.

1 octobre. — Le membre est placé dans la rectitude. Ce dernier plâtre est retiré le 4 novembre.

L'enfant est massée et commence à marcher.

Sous l'influence de la marche, la luxation, qui avait été bien réduite, se reproduit. Les parents acceptent une nouvelle tentative de réduction,

10 mars 1902. — La luxation est réduite de nouveau sans difficulté et le membre est immobilisé en première position. Dans le courant de juillet, M. Ducroquet ramène le membre à sa position normale et le place d'emblée dans la rectitude. Cet appareil plâtré est enlevé le 8 septembre 1902. Mais, la rotation externe persistant, on applique un appareil à extension continue pour réduire cette. position vicieuse. L'extension ne suffisant pas, on endort l'enfant, on mobilise l'articulation et on place le membre en bonne position dans un appareil plâtré, qui est maintenu pendant 6 semaines. |

La radiographie montre que la tête du fémur est bien au niveau de la cavité cotyloïde et recouverte par le toit articulaire. Cependant le toit, est encore très oblique et il est permis de se demander s'il pourra maintenir la tête.

On commence les massages et la mobilisation de la jointure; mais, pour plus de sûreté, on fait porter à l'enfant un plâtre fendu sur le côté que l'on enlève pour les massages et que l’on replace aussitôt après. L'enfant commence à marcher avec son plâtre.

5 janvier 1903. — La fillette revenait d'une séance de massage; sa mère la tenait par la main. Devant la porte de l'hôpital, la fillette fait un faux pas et pousse un cri; cependant, grâce à son plâtre, elle ne tombe pas. Le lendemain, la mère amène son enfant à l'hôpital et on constate une fracture du fémur droit au niveau de son tiers inférieur. Un appareil à extension continue est appliqué pendant 40 jours.

L'enfant sort de l'hôpital le 6 mars 1903. Elle marche sans assurance, à cause de sa fracture récente, mais boite très peu. L’atrophie musculaire est encore très prononcée. La mensuration des deux membres donne

CAUBET. 9

60 centimètres à droite, 60 centimètres et demi à gauche. soit un demicentimètre de raccourcissement, dû, sans doute, à la fracture du fémur.

La radiographie montre que la réduction s’est maintenue.

44 octobre 4903. — L'enfant marche bien; il existe encore une légère boiterie, mais, depuis le mois de mars, l'amélioration est considérable. Il persiste un peu de rotation externe, que la fillette corrige facilement avec un peu d'attention. L'enfant marche sans fatigue. Les mouvements de la hanche sont libres; l'abduction est encore limitée. L'atrophie persiste encore. Il est évident que l'amélioration s’accentuera encore avec le temps.

La mensuration accuse un demi-centimètre de raccourcissement.

La radiographie montre que la tête occupe la cavité cotyloïde et qu'un toit bien marqué la recouvre. L'épiphyse fémorale a considérablement augmenté de volume ; la cavité articulaire est plus profonde, le toit est mieux marqué. Toutes ces parties ont pris, depuis la fin du traitement, un très grand développement.

Résultat. — Anatomique, réduction vraie; fonctionnel, très bon résultat.

Obs. XXXI. — Luxation bilulérale: variété sus-cotyloïdienne.

Germaine G..., âgée de 2 ans, présente tous les signes d'une luxation double de la hanche.

La radiographie montre que, des deux côtés, la tête fémorale est à la même hauteur, immédiatement au-dessus du rebord supérieur du cotyle; le petit trochanter est au niveau du bord supérieur du trou ovale. L'épiphyse supérieure du fémur est atrophiée dans son ensemble, également des deux côtés. Les cavités cotyloïdes paraissent normalement développées et bien excavées.

TRAITEMENT. — Le 7 janvier 1901, on endort l'enfant et on réduit la luxation du côté droit. Vu le jeune âge de l'enfant, cette réduction se fait sans difficulté. On place le membre en abduction et rotation externe et on l'immobilise dans un appareil plâtré. L'enfant est Tendue à ses parents.

6 mai. — Chloroformisation. On ramène le membre à mi-chemin de:la position normale. Un second appareil plâtré l'immobilise en abduction à 45° et légère rotation interne.

26 juin. — On place le membre dans la rectitude. On applique un de nier appareil, qui est laissé en place jusqu’ au 30 septembre.

La radiographie montre que la réduction n'a pas été obtenue. Cet échec est dû, à notre avis, à ce que le traitement a été entrepris trop tôt, l'enfant ayant seulement 2 ans. On décide d'attendre que la fillette

soit plus âgée pour faire une nouvelle tentative. Les parents n'ont pas encore ramené leur enfant.

Obs. XXXII. — Luxation unilatérale droite; variété sus- coyloïdienne. Réduction.

Germaine G..…., âgée de 5 ans, entre dans le service de M. Brun le 14 janvier 1901. Rien de particulier dans ses antécédents. A l'occasion de l'accouchement de cette fillette, la mère raconte que la sage-femme aurait pratiqué une traction sur la jambe droite de l'enfant et qu'elle aurait entendu un craquement. Quoi qu'il en soit, avant que l'enfant fit ses premiers pas, on s'aperçut que la jambe droite était plus courte que la gauche. L'enfant a été nourrie au sein; sevrée à 23 mois. Elle a marché à 19 mois et a aussitôt boité; depuis, la boiterie n’a fait qu'augmenter.

À son entrée, on constate que la claudication est très marquée; la marche est très défectueuse et l'enfant se fatigue très vite. La mensuration des deux membres accuse presque 3 centimètres de raccourcissement à droite.

La radiographie permet de voir que la tête du fémur est très remontée au-dessus de la cavité cotyloïde; le grand trochanter est sensiblement au-dessus du cartilage en Y. L’épiphyse supérieure du fémur, dans son ensemble, est bien développée; le col forme avec la diaphyse un angle normalement ouvert. La cavité cotyloïde est peu profonde; cependant, le toit articulaire est d’une obliquité assez peu marquée.

TRAITEMENT. — Le 28 janvier 1901, chloroformisation. La réduction est obtenue sans difficulté, après rupture de l'insertion supérieure des adducteurs. On immobilise le membre dans un appareil plâtré en abduction à 90° et rotation externe forcée.

43 mai. — On endort de nouveau l'enfant et on place le membre dans une position intermédiaire, avec rotation interne. On constate que la réduction s'est bien maintenue.

24 juin. — On place le membre dans la rectitude et on applique un dernier appareil, que l’on maintient jusqu’au 21 septembre. Puis on commence les massages et la mobilisation de l'articulation.

45 octobre. — La radiographie montre que la tête fémorale est bien exactement au niveau du cotyle, vis-à-vis le cartilage en Y.

14 septembre 1902. — La marche n’est pas absolument parfaite; malgré les massages, il persiste un peu de raideur de l'articulation traitée. L'enfant boite encore un peu.

1 octobre 1903. — Nous revoyons la fillette, qui va avoir 8 ans. Elle marche d’une façon à peu près parfaite, sans boiterie. Il faut l'examiner avec beaucoup de soin pour s’apercevoir qu'il y a quelque chose d’anormal dans sa démarche. Elle marche sans aucune fatigue.

Les mouvements de la hanche droite sont absolument libres; la flexion et l’abduction peuvent étre poussées aussi loin que du côté sain.

L'amélioration est donc considérable depuis un an, La tête fémorale

est au pli de l'aine, recouverte par les vaisseaux fémoraux. Il n’y a aucun raccourcissement. La radiographie montre que la réduction est parfaite; : la tête est recouverte en totalité par un toit bien marqué, aussi développé que du côté sain. La cavité cotyloïde s’est donc creusée depuis la reposition de la tête.

Résultat, — Anatomique, réduction; fonctionnel, très bon.

Obs. XXXIII. — Luxvation bilatérale ; variété sus-cotyloïdienne.

Marguerite D..., âgée de 4 ans, entre dans le service du docteur Brun le 4 février 4901. Rien de particulier dans ses antécédents. Nourrie au sein ; elle a marché à 22 mois. La mère a repris son enfant de nourrice à 26 mois et c’est à cette époque qu'elle s’est aperçue que l'enfant boitait ; à mesure que la fillette grandit, la marche est devenue de plus en plus défectueuse.

A son entrée, la petite malade ne boite pas, mais présente un déhanchement très prononcé. Les trochanters sont très remontés ; l'ensellure est considérable. La mensuration ne donne aucun raccourcissement.

La radiographie montre que la tête du fémur est, des deux côtés, à égale hauteur, immédiatement au-dessus du rebord supérieur du cotyle; le grand trochanter est symétriquement au niveau du cartilage en Y. Les deux épiphyses fémorales sont également développées. La cavité cotyloïde est bien excavée et le toit articulaire, nettement indiqué, est peu oblique.

TRAITEMENT. — On traite chaque côté successivement.

4° Côlé droit. — Le 11 février 1901, chloroforme. Réduction facile de la luxation. Immobilisation en abduction et rotation externe.

3 juin. — Chloroîforme. Le membre est ramené à mi-chemin de la rectitude. Second appareil plâtré.

47 septembre. — Appareil plâtré en rectitude. Cet appareil est enlevé le 28 octobre 1901.

La radiographie montre que la tête a été amenée au niveau du cotyle. La réduction a produit un allongement d’un centimètre et demi du membre droit.

On commence les massages et la mobilisation de l'articulation ; mais une nouvelle radiographie, faite le 27 janvier 1902, montre que la luxation s'est reproduite entièrement.

2° Côté gauche — Le 3 mars 1909, réduction facile sous le chloroforme. Immobilisation en première position.

30 juin 1902. — On ramène, avec difficulté, le membre à mi-chemin de sa position normale. Appareil immobilisant en abduction moyenne.

9 septembre. — On place le membre dans la rectitude. Ce dernier appareil plâtré est supprimé le 10 novembre. La réduction s’est bien maintenue jusqu'ici.

to

12 décembre 1902. — L'enfant commençait à marcher chez elle, en s'ap- ‘puyant sur une chaise; la chaise glisse sur le plancher, l'enfant fait un effort pour la retenir, pousse un cri et tombe par terre.

La mère n'amène son enfant à l'hôpital que 4 jours après. On constate une fracture du fémur gauche au niveau de son tiers inférieur. On applique un appareil à extension continue, que l’on maintient pendant 36 jours. :

La fillette quitte l'hôpital le 5 mars 1903. A ce moment, sa démarche

est très défectueuse ; elle déhanche encore d'une façon considérable. Le .

membre gauche esten rotation externe très marquée et cette attitude gêne beaucoup la marche. L'atrophie de tout le membre gauche est considérable. La mensuration accuse 53 centimètres et demi à gauche ; 54 centimètres et demi à droite, soit À centimètre de raccourcissement, qu'il faut mettre, sans aucun doute, sur le compte de la fracture du fémur.

La radiographie montre que l’on a obtenu, du côté gauche, une notable amélioration. La tête fémorale est au-dessus du niveau du cartilage en Y, mais elle est appuyée contre le toit articulaire qui la recouvre en faible partie.

45 octobre 1903. — Nous revoyons la fillette. L'amélioration, depuis 7 mois, est considérable. Actuellement, la marche est presque parfaite ; il n'existe ni boiterie, ni déhanchement. Avec beaucoup d’attention, on se rend compte que l'enfant tratne un peu la jambe du côté gauche ; ceci est dû à la persistance d'une légère rotation externe de ce côté. L'enfant marche sans fâtigue.

Les mouvements de flexion sont absolument libres; mais l'abduction est encore limitée des deux côtés.

Le grand trochanter fait une saillie marquée à droite ; il ne fait aucune saillie à gauche.

* La mensuration accuse À centimètre de raccourcissement du côté gauche.

La radiographie montre que, du côté gauche, la tête occupe la fosse iliaque externe ; à droite, on a obtenu une transposition antérieure en bonne position.

Résultat. — Fonctionnel, très bon; anatomique, transposition d'un côté, reluxation de l'autre.

Obs. XXXIV. — Luxation unilatérale droite ; variété sus-cotyloïdienne.

Marcelle L..., âgée de 3 ans. Rien de particulier dans ses antécédents. Nourrie au biberon, sevrée à 10 mois. Elle marche à 22 mois et, dès ce moment, la mère s'aperçoit qu’elle boite.

Octobre 1901. — La claudication est très accentuée à droite. La mensuration accuse de ce côté 3 centimètres de raccourcissement. Le membre est en légère abduction.

La radiographie montre que la tête fémorale est peu élevée ; elle est immédiatement au-dessus du rebord supérieur du cotyle. Le grand trochanter est au niveau du cartilage en Y. L’épiphyse du fémur est atrophiée dans son ensemble. La cavité cotyloïde est peu excavée, le toit arti culaire est très oblique.

TratremenT. — Le 14 octobre, chloroforme. Réduction facile de la luxation. Immobilisation en abduction et rotation externe.

97 janvier 1902. — On enlève le plâtre. La réduction s’est bien maintenue. On place le membre en abduction moyenne.

10 mars. — Le membre est placé dans la rectitude et immobilisé dans un dernier appareil plâtré, avec légère rotation interne. Le plâtre est enlevé définitivement le 18 juin 1902.

4e octobre. — La marche est très améliorée, la boiterie a diminué, mais la radiographie montre qu'une réduction parfaite n'a pas été obtenue ; la tête estau-dessus du niveau du cartilage en a Y. Cependant, elle a été très abaissée.

91 septembre 1903. — Nous revoyons l'enfant, qui marche depuis 15 mois. Il persiste une légère claudication ; mais l'amélioration est considérable au point de vue fonctionnel. La fillette peut marcher maintenant plus de 4 heures sans fatigue. Les mouvements de flexion sont absolument libres. On sent la tête fémorale au pli de l'aine en dehors des vaisseaux. La mensuration accuse 1 centimètre de raccourcissement. La radiographie montre que la tête est au-dessus de son niveau normal. On n'a obtenu qu’une transposition antérieure. M

Résultat. — Fonctionnel, amélioration considérable ; anatomique, transposition.

Obs. XXXV. — Luxation unilatérale droite; variété sus-colyloïdienne.

Thérèse M..., âgée de 3 ans, entre dans le service de M. Brun au commencement d'octobre 4901. Elle présente tous les signes d’une luxation congénitale de la hanche droite. La claudication n’est pas très prononcée.

La radiographie montre que la tête est un peu élevée; elle est à la hauteur du rebord cotyloïdien supérieur. Le grand trochanter est à égale distance du cartilage en Y et du bord supérieur du trou ovale. La tête est aussi volumineuse que celle du côté sain. Le col est raccourci. La cavité cotyloïde est peu excavée ; le toit articulaire est très oblique, presque vertical, et son rebord supérieur est à peine marqué.

TRAITEMENT. — Le 98 octobre 1901, chloroformisation. Réduction de la luxation, sans difficulté. On obus le membre dans un Appareil plâtré en abduction et rotation externe.

17 mars 4902. — Chlorotormisation. On ramène le membre à mi-chemin dela position normale. 9° appareil plâtré.

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16 juin. — Immobilisation dans la rectitude, avec un léger degré de rotation interne. Ce dernier appareil est laissé en placé 2 mois ; on le supprime définitivement le 11 août 1902. On commence aussitôt . INnaSsages et la mobilisation. :

A7 octobre 1903 (Lettre de son médecin). — La fillette boite très peu ; la claudication est à peine marquée le matin, un peu plus accentuée le soir lorsque l'enfant est fatiguée. La mensuration donne un raccourcissement inférieur à un centimètre. La tête fémorale est perçue facilement à la base du triangle de Scarpa. L'abduction est un peu moins étendue que du côté sain.

On a donc obtenu, dans ce cas, un très bon résultat fonctionnel. Quant au résultat anatomique, nous n'avons pu l’apprécier , mais il s'agit vrai. semblablement d'une transposition antérieure peu élevée.

Obs. XXXVI. — Luxation unilatérale droite; variété iliaque postérieure.

Charlotte B..., âgée de 8 ans, entre dans le service de M. Brun le 30 octobre 1901. Une sœur de la fillette a un bec de lièvre. Nourrie au sein jusqu’à 6 mois, puis au biberon. Sevrée à 18 mois. L'enfant a marché à 18 mois et a aussitôt commencé à boiter.

A son entrée, la claudication est très accentuée à droite. La mensuration donne 4 centimètres de raccourcissement. Les muscles de la cuisse et de la fesse sont atrophiés légèrement.

La radiographie montre que la luxation est très haute et très); Lost rieure. La tête est très au-dessus du cotyle et le grand trochanter est audessus du niveau du cartilage en Y ; le petit trochanter est à peu près à ce niveau. La tête fémorale est bien développée; elle est cachée en partie par l’aile iliaque. Le col est bien marquéet fait avec la diaphyse un angle normalement ouvert. La cavité cotyloïde, par contre, est plane et le toit articulaire est presque vertical. L'atrophie du cotyle est donc très marquée.

TRAITEMENT. — Le 48 novembre 1901, chloroformisation. La réduction est extrémement laborieuse. Ce n’est qu'après un long et énergique massage que l’on arrive à rompre la corde des adducteurs. Au moment où la tête rentre dans le cotyle, on perçoit un ressaut net. Le membre est immobilisé dans un appareil plâtré en abduction et rotation externe forcée.

La radiographie montre que la tête est bien abaissée au niveau du co- .tyle, vis-à-vis le cartilage en Y.

30 novembre. — L'enfant quitte l'hôpital avec son plâtre.

3 mars 4902.— On endort de nouveau l'enfant et, avec assez de difficulté, on ramène le membre à mi-chemin de la rectitude. Appareil plâtré en abduction à 45° et rotation interne.

Tu 186

31mai. — On place le membre dans sa position normale. Ce ere droit est supprimé dans le courant de juillet 1902.

A1 avril 4903. — Nous revoyons la petite malade. La marche n'est pas parfaite. L'enfant boite encore d'une façon sensible ; le membre droit est encore en légère rotation externe. La hanche droite est ankylosée d'une façon complète et en flexion légère; couchée à’ plat, l'enfant présente un peu d'ensellure. L'exploration du triangle de Scarpa permet de sentir la tête nettement en dehors des vaisseaux fémoraux.

: La mensuration accuse 2 centimètres de raccourcissement. On a donc

gagné 2 centimètres par le traitement.

Le radiographie permet de vérifier qu'on a obtenu une transposition de à tête en avant, un peu élevée. ;

Résultat, — Fonctionnel, grande amélioration : anatomique, transposition.

Obs. XXXVII, — Luxation bilatérale; variété iliaque poslérieure. Réduction des 2 côtés.

Antonine C..., âgée de 4 ans, entre dans le service du docteur Brun le 13 décembre 1901. Rien à signaler dans ses antécédents. Nourrie au biberon. Sevrée à 2 ans. Elle a marché à 28 mois, et c'est à ce moment que les parents se sont aperçus qu'elle boitait.

La démarche est caractéristique d’une luxation double ; le déhanchement est très prononcé. Cependant l'enfant plonge surtout du côté droit

La radiographie permet de faire les constatations suivantes :

1° Du côté gauche, la tête est un peu au-dessus du cotyle ; le grand trochanter est au niveau du cartilage en Y. La tête est cachée en partie par l'aile iliaque. La tête est petite, le col est raccourci. La cavité cotyloïde est moins excavée.

2° Du côté droil, la tête fémorale est beaucoup plus haute; le grand trochanter est bien au-dessus du cartilage en Y. La tête est cachée tout entière par l'aile iliaque. La cavité cotyloïde est moins excavée que du côté gauche ; le toit articulaire est aussi plus oblique. La tête est également peu volumineuse, mais le col fait avec la diaphyse un angle normalement ouvert.

TRAITEMENT. — On traite successivement chaque luxation.

4° Côté gauche. — Le 93 décembre 1901, la réduction est faite sous le chloroforme par M. Ducroquet, après massage des adducteurs. Le membre est immobilisé dans un appareil ue en abduction et rotation externe forcée.

24 mars 1902. — Chloroformisation. On ramène le membre à mi-chemin de la position normale. Second appareil plâtré.

8 juillet. — Le membre est immobilisé dans la rectitude. Ce dernier plâtre est enlevé le 5 avril 1902 et on commence aussitôt les massages.

La radiographie montre que la réduction s’est parfaitement maintenue. ‘2° Côté droit. — Le 17 novembre 1902, chloroformisation. On pratique la réduction, sans grande difficulté, Le membre est immobilisé en première position.

20 mars 1903. — Nous enlevons le premier appareil et ramenons le membre dans une position d'abduction moyenne. On peut constater que la tête fémorale est à sa place au pli de l’aine. Appareil plâtré en 2* position.

- 4 avril. — La fillette contracte la rougeole et passe au pavillon d' isaléi ment ; on est obligé d'enlever le plâtre pour baigner l'enfant. La pete - malade rentre dans notre service le 29 juin.

Nous constatons à ce moment que la réduction s'est bien maintenue du côté gauche traité en premier lieu. Du côté droit, .on sent aussi, par la palpation du pli de l’aine, la tête fémorale recouverte bien exactement par les vaisseaux ; maïs le membre est dans une attitude très défectueuse : abduction marquée et rotation externe, due à ce que le plâtre a été enlevé et que le traitement a été interrompu au cours du second temps de l’immobilisation.

31 juillet. — Nous endormons l'enfant et nous ramenons le membre dans sa position normale; nous appliquons un appareil plätré descendant jusqu’à mi-jambe, qui immobilise le membre dans cette attitude avec un degré marqué de rotation interne. L'enfant garde le lit. Cet appareil plâtré est enlevé le 10 octobre 1903. Le membre est bien dans la rectitude.

Examen le 31 octobre 1903. — L'articulation gauche, traitée en premier lieu. est bien mobile. Les séances de massage et de mobilisation sont faites chaque jour des 2 côtés. La mensuration des membres de l'épine iliaque antéro-supérieure à la pointe de la malléole externe accuse un demi-centimètre de raccourcissement pour le membre gauche. Des deux côtés, la tête fémorale est au pli de l’aine, recouverte par les vaisseaux.

La radiographie montre que, des 2 côtés, la réduction a été obtenue, car la tête occupe le cotyle et est recouverte en totalité par le toit. Mais, ce qui frappe en comparant cette radiographie à celle faite avant tout traitement, c’est le développement considérable qu'a pris la tête fémorale du côté gauche depuis qu'elle a été reposée dans le cotyle; elle est actuellement beaucoup plus volumineuse que la tête du côté droit, qui est restée très atrophiée, il est probable que celle-ci se développera aussi à son tour.

Résultat. — Fonctionnel, il ne peut être encore apprécié, car la fillette commence à peine à marcher ; anatomique, la réduction est certaine.

0bs. XXXVIII. — Luration bilatérale ; variété iliaque postérieure à droite, sus-cotyloïdienne à gauche.

Marcelle S..., âgée de 5 ans, ne présente rien de particulier dans ses

antécédents. Nourrie au sein, elle a été sevrée à 10 mois. Elle a marché entre 16 et 18 mois et, dès cette époque, les parents se sont aperçus que sa démarche était défectueuse.

Octobre 1900. — La fillette est conduite au docteur Brun. Elle déhanche d'une façon considérable et boite d'une façon sensible du côté droit.

La radiographie permet de constater :

4° Du côté gauche, la luxation est peu accentuée ; la tête fémorale, bien développée, est à cheval sur le rebord supérieur du cotyle ; le grand trochanter est à égale distance du cartilage en Y et du bord supérieur du trou ovale. Le col fait avec la diaphyse un angle normalement ouvert. La cavité cotyloïde est profondément excavée, le toit articulaire présente une obliquité normale.

2 Du côté droit, la tête fémorale est très élevée, elle est bien au-dessus du cotyle et est cachée en partie par l'aile de l'os iliaque. Le petit trochanter est au même niveau que le grand trochanter du côté opposé, ce qui montre que la luxation est beaucoup plus haute que du côté gauche. L'épiphyse fémorale, dans son ensemble, est bien développée, quoique moins volumineuse que du côté gauche. La cavité cotyloïide est assez

excavée et le toit articulaire est d’une obliquité voisine de la normale.

TRAITEMENT. — 4° Côtédroit. — LeS novembre 1900, chloroformisation. On réduit la luxation avec assez de difficulté, après un énergique pétrissage des adducteurs. On immobilise le membre dans un appareil plâtré en rotation externe et abduction forcée.

11 mars 1901. — On enlève cet appareil ; on ramène le membre à michemin de sa position normale. La réduction s’est bien maintenue ; on sent la tête à sa place au pli de l’aine. On immobise le membre dans un second appareil plâtré en abduction moyenne et rotation interne.

43 mai. — Le membre est placé dans la rectitude et immobilisé dans un dernier appareil, qui est enlevé le 1° juillet 1901.

30 septembre. — La radiographie montre que la tête a été abaissée au niveau du cotyle, vis-à-vis le cartilage en Y ; maisla tête est éloignée du fond de la cavité et le toit articulaire ne la recouvre qu’en à partie. On a donc obtenu une transposition.

20 Coté gauche. — Le T octobre 1901, réduction facile, sous le chloroforme, de la luxation gauche. Immobilisation dans un appareil plâtré en abduction et rotation externe forcée.

10 mars 1902. — On enlève cet appareil. Laréduction s'est bien maintenue et on sent la tête au pli de l’aine. On place le membre en 2 position : abduction moyenne et rotation interne. ‘

28 juin. — Le membre est placé dans la rectitude et immobilisé dans celte position avec un léger degré de rotation interne.

3 septembre. — Cetappareil est enlevé, mais le membre est encore en abduction et en rotation externe ; pour le replacer dans sa position normale, on applique, sans anesthésie, un nouvel appareil plâtré, qui immobilise le membre en bonne attitude pendant 3 mois, Ce plâtre est enlevé

le 4er décembre 4902. On peut vérifier par la palpation que la luxation est bien réduite ; on sent la tête nettement au pli de l’aine. La radiographie n’a pas été faite.

9 novembre 1903. — Nous revoyons la fillette, 11 mois après la fin du traitement. La marche est encore défectueuse ; la malade ne déhanche plus du tout, mais elle boite d'une façon marquée du côté droit. Cependant, il y a eu une amélioration considérable, car la démarche est bien moins disgracieuse qu'avant le traitement. La fillette se fatigue encore assez vite quand elle marche.

Les mouvements des deux hanches sont bien revenus : cependant, à droite, la flexion et l’abduction sont un peu limitées. Il persiste enfin, du côté droit, un peu d’atrophie et un léger degré de rotation externe. La palpation du pli de l'aine permet de sentir la tête à gauche, bien àsa place, recouverte par les vaisseaux fémoraux. À droite, on ne sent pas la tête au pli de l’aine ; elle roule dans la fosse iliaque externe. La mensuration des deux membres accuse 2 centimètres et demi de raccourcissement du côté droit.

La radiographie montre que, du côté gauche, la tête fémorale occupe exactement la cavité cotyloïde et est recouverte en totalité par un toit très bien développé. On a obtenu une réduction vraie. À droite, la tête est encore très élevée au-dessus du cotyle ; cependant, en examinant par comparaison la radiographie faite avant le traitement, on peut constater que la tête a été sensiblement abaissée et occupe maintenant une situation moins postérieure, car on la voit tout entière en dehors de l'os iliaque. On a donc obtenu une certaine amélioration.

Résultat. — Anatomique, réduction vraie à gauche, reluxation à droite; fonctionnel, très notable amélioration.

Obs. XXXIX. — Luxation unilatérale droite ; variété sus-coiyloïdienne.

Germaine M..., âgée de 7 ans et demi. Rien de particulier dans ses antécédents. La malade présente tous les signes d’une luxation congénitale de la hanche droite. La elaudication est très accusée. Le raccourcissement du membre est de 3 centimètres.

La radiographie permet de se rendre compte que la tête fémorale est très élevée au-dessus de la cavité cotyloïde ; elle atteint presque le niveau de l'épine iliaque antéro-inférieure. Le grand trochanter est bien au dessus du niveau du cartilage en Y. La tête est bien développée; le col forme avec la diaphyse un angle normalement ouvert. La cavité cotyloïde, au contraire, est remplacée par une surface absolument plane ; le toit articulaire est vertical. Il semble qu'au point de vue anatomique, ce cas soit plus favorable.

TRAITEMENT. — Le%8 mai 1909, M. Mauclaire tente, sous le chloroforme,

te

de réduire la luxation. Malgré des tractions énergiques au moyen de la vis de Lorenz, on ne peut obtenir la réduction. Les parents se sont opposés à une nouvelle tentative deréduction.

- Obs. XL, — Luxation unilatérale gauche ; variété sus-colyloïdienne. Réduction anatomique.

Claire L..., âgée de 4 ans. Rien de particulier dans ses antécédents. Nourrie au sein; sevrée à 43 mois; l'enfant commence à marcher à 18 mois et, dès cette époque, on s'aperçoit qu'elle boite. L'enfant est amenée à M. Brun en octobre 1902 ; on CORRE tous les signes d’une luxation gauche, avec un raccourcissement de 3 centimètres.

Sur l’épreuve radivographique, on voit que la tête fémorale. à gauche, est peu élevée, elle est située immédiatement au-dessus du rebord cotyloïdien supérieur ; elle est tout entière en dehors de l'os iliaque. Le grand trochanter est à égale distance entre le cartilageen Y et le bord supérieur du trou ovale. La cavité cotyloïde est peu excavée, cependant le rebord ‘supérieur du toit articulaire est marqué par un relief osseux prononcé. La tête fémorale est petite; le noyau osseux qui la représente est environ le ‘tiers du noyau de la tête du côté sain ; le col est peu visible, il est en ‘antéversion marquée.

TRAITEMENT. — Le16 octobre 1909, réduction facile de la luxation sous Je chloroforme. Immobilisation dans un appareil plâtré en HR à 90° et rotation’externe très marquée.

20 février 1903. — Chloroformisation. On ramène le membre dans une position d'abduction moyenne. Appareil plâtré. Rotation interne.

44 avril. — Chloroformisation. Le membre est ramené dans la rectitude. Dernier appareil plätré maintenant le membre en rotation interne. Cet appareil est enlevé définitivement au bout de 2 mois.

7 octobre 1903 (lettre du père, médecin). — Actuellement, la fillette ne boite presque plus, n’a plus de déhanchement; elle peut marcher environ trois quarts'd'heure sans fatigue, alors que, avant le traitement, elle marchait à peine 5 minutes. Tous les mouvements de l'articulation réduite sont revenus très vite ; il persiste une atrophie notable de la cuisse et de la fesse gauches. Le raccourcissement du membre est inférieur à un centimètre. En somme, excellent résultat fonctionnel, qui ne fera que s'améliorer dans la suite.

La radiographie, faite le même jour, permet de constater que l'on a obtenu une véritable réduction anatomique : la tête occupe exactement la cavité cotyloïde et est recouverte en entier par le toit articulaire. Cependant, la tête du fémur est encore sensiblement plus petite que celle du côté sain.

Résultat. — Anatomique, réduction, et très bon résultat fonctionnel.

Fat ©:

Obs. ALI. — Luvation unilatérale droite ; variété sus-cotyloïdienne:

Réduction.

Céline D..., âgée de 3 ans. Rien de particulier dans ses antécédents. Nourrie au sein ; sevrée à 14 mois. Marche à 16 mois et commence aussitôt à trainer la jambe droite.

À l'entrée, la marche est défectueuse ; il y a une claudication marquée du côté droit, et le pied est en rotation interne. La mensuration de l’épine iliaque antéro-supérieure à la malléole externe donne : à droite, 43 centimètres, à gauche, 45 centimètres.

La radiographie montre que la tête fémorale est à une certaine detente

au-dessus du rebord supérieur du cotyle ; le grand trochanter est au niveau du cartilage en Y. La tête est bien développée, de même volume

que celle du côté sain ; il en est de même du col. Le cotyle est bien

excavé ; le toit tabs est d'une obliquité, voisine de la normale.

TRAITEMENT. — Le 4 juin 1902, chloroformisation. La réduction est faite par M. Mauclaire, CA M. Brun. L'opération est très laborieuse et nécessite l'emploi de la vis de Lorenz. On ne pratique pasla rupture des adducteurs, et ce n'est qu'avec beaucoup de peine que l'on obtient la réduction. On applique un appareil plâtré qui immobilise le membre en abduction et rotation externe.

La radiographie, faite à travers le plâtre, montre que la réduction a été bien obtenue ; la tête est au niveau du cotyle, mais à une assez grande distance du fond de la cavité.

17 juin. — L'enfant ayant souillé son plâtre en urinant, l'SPRETeUs est refait dans la mème attitude.

2 juillet. — On enlève l'appareil plâtré et on constate que la réduction

s’est bien maintenue. Sans passer par une position intermédiaire, on place le membre directement dans la rectitude et on applique un dernier appareil plâtré. On supprime ce plâtre le 11 novembre. La radiographie permet de constater que la tête fémorale est bien à sa place et RCGURE exactement la cavité cotyloïde.

L'enfant sort de l'hôpital Le 23 décembre 1902.

46 février 1903. — La réduction se maintient ; il existe, encore une légère hoiterie. On peut compter que la fonction s'améliorera encore. 97 avril 1903. — Nous revoyons la fillette qui a été massée sans

interruption. La marche se fait d'une façon parfaite ; il est impossible de se douter que cette enfant a été opérée d'une luxation de la hanche. Ïl persiste seulement un très léger degré de rotation externe, que la fillette corrige très facilement. L'enfant peut marcher longtemps sans fatigue.

Les mouvements de la hanche traitée sont absolument libres. L’abäduction seule est un peu. limitée. La tête fémorale est au pli de l’aine, croisée par les vaisseaux. Il n'y a aucun raccourcissement.

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