AUTRES
Obs. 3. — Gr, âgé de 7 ans.
Enfant présentant un très mauvais état général, à la suite d’une otite compliquée de mastoïdite survenue en août 1926. Au cours d’un état infectieux grave, survient une douleur au niveau de la hanche droite. Une hémoculture positive met en évidence du staphylocoque doré.
Sans autre localisation, cet état infectieux persiste des mois sans qu’une intervention soit jugée nécessaire. La guérison définitive survint au bout de 2 ans, sans destruction osseuse importante, avec ankylose et grosse atrophie du membre en longueur et en épaisseur.
Cette observation due à l’obligeance du Docteur Huc, se rapporte à une forme septicémique atypique d'évolution subaiguë. Néanmoins, l’abstention opératoire paraît avoir eu d'excellents effets, bien que la localisation fut certaine, la guérison étant survenue sans fistule. On ne saurait prétendre qu’une intervention eût été suivie de guérison plus rapide, tous les malades opérés en cours de septicémie étant morts.
Obs. 4. — Clav…. Camille, âgé de 13 ans 1/2.
Ostéomyélite de la hanche gauche, à forme septicémique. Entré à l’hôpital le 28 avril 1929.
Nous manquons de renseignements cliniques.
Intervention le 1° mai 1929.
Abord antéro-externe de la hanche. Œdème et sérosité abondante du tissu cellulaire, pas de pus.
Rien à l’ouverture de l’articulation.
Mèche au Propidon.
Décès.
Nous avons rapporté ce cas malgré la pénurie de renseignements, car il illustre bien ce que nous avons
tie
longuement répété : l'absence presque totale de lésions dans les formes septicémiques.
Formes à foyers multiples.
Dans ce chapitre sont groupés des cas très divers.
La première observation (obs. 5) est une véritable septicémie dont le second foyer est bien accessoire.
Puis les observations 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12 se rapportent à de véritables septico-pyohémies d’évolution grave. Les observations 13, 14, 15 sont des infections générales d’évolution bénigne.
Les dernières observations enfin se rapportent à des malades ayant présenté deux ou trois localisations, mais dont l’histoire clinique est celle des formes aïiguës, bien localisées de l’ostéomyélite.
Obs. 5. Ger.. Raymonde, 11 ans.
Entre à l’hôpital le 26 mars 1932.
Enfant malade depuis une dizaine de jours, avec température très élevée, douleur et impotence de la hanche droite.
L’examen à l’entrée montre un état général très grave, une température de 40°5.
Localemnt, gros œdème de la cuisse avec circulation collatérale ; douleur à la pression dans la région du petit trochanter et de la tête fémorale ; la hanche est bloquée ou presque en rotation externe.
On porte le diagnostic d’ostéomyélite de la hanche et on intervient d’urgence.
Intervention le 26 mars 1932.
Abord de la hanche par voie antéro-externe. On trouve un abcès interne dans la région du petit trochanter qui
ip
n’est pas dénudé ; un pertuis conduit sur la tête fémorale.
Arthrotomie antérieure, mèche au Propidon.
L’articulation paraissant bien évacuée, on s’abstient de drainage postérieur et de résection de la tête.
Suites opératoires : Vaccination au Propidon. La température présente des rémissions matinales, mais se maintient à 40° chaque soir.
Le cinquième jour, localisation au niveau du genou avec présence de pus, dans lequel l'examen aurait identifié du staphylocoque blanc. A partir du septième jour, ascension progressive de la température et mort le dixième jour.
Obs. 6.. — Communiquée par le Docteur LANCE.
Bi... Hélène, 11 ans.
Ostéomyélite aiguë de la hanche droite ayant débuté le 9 avril 1926, qui semblait avoir été jugulée par la vaccinothérapie. Maïs le huitième jour, reprise brutale de la température avec frissons et apparition d’autres localisations.
Hospitalisée le 17 avril 1926.
L'état général est très grave, la température de 40°6. L’enfant est considérée comme perdue, ce qui décide à ne faire que des interventions économiques au niveau des diverses localisations constatables à cette date hanche droite, cou-de-pied gauche, coude gauche.
Intervention le 17 avril 1926.
1) Arthrotomie de la hanche droite par voie antéroexterne, contr’ouverture postérieure, drainage. La cavité articulaire ne contient qu’un peu de liquide séro-purulent.
Dans le même temps :
2) Incision au niveau de l’extrémité inférieure du péroné gauche d’un abcès sous-périosté entourant l'os.
LT
Le lendemain, le 18 avril, nouvelles interventions.
Le matin arthrotomie et drainage du coude gauche ; arthrotomie de l'articulation métacarpo-phalangienne du médius droit.
Le soir arthrotomie du cou-de-pied gauche. Un troisième drain interne est placé au niveau de la hanche maintenue en extension continue au zénith.
L’état général reste grave, la température oscille autour de 40°.
Le 20 avril, injection intra-veineuse de Collargol.
Le 21 avril, arthrotomie du poignet par incision dorsale externe avec contr’ouverture dorsale interne.
Injection intra-veineuse de Trypañlavine. (Thérapeutique médicale poursuivie jusqu’au 830 juin).
La courbe thermique paraît s'améliorer, la température oscillant entre 38° et 39° à partir du 24 avril.
Le 29 avril ablation de la tête et du col fémoral formant deux gros séquestres noirâtres, la plaie est méchée.
Les oscillations thermiques persistent sans changement.
Le 27 mai, application d’une attelle plâtrée antérieure de Ménard en abduction à 30°. La température paraît se stabiliser entre 37°5 et 38°.
Le 28 juin, reprise des oscillations thermiques entre 38° et 39°5.
Le 24 juin, évidement du tiers inférieur du péroné, séquestres multiples.
Fin octobre 1926, la température est enfin normale ; la période d'infection est terminée ; l’enfant quitte la maison de santé.
Revue par la suite, elle présentait une ankylose de la hanche en attitude vicieuse, d’adduction, ayant nécessité une ostéotomie sous-trochantérienne en 1931.
HT Pp e
C’est une observation typique de forme septicopyohémique grave, avec localisations multiples. On remarquera le peu d'influence des interventions répétées sur l’évolution générale de la maladie. Ce furent toujours des interventions réduites à de simples décisions. L’ablation de la tête et du col séquestré ne peut être assimilée à une résection d'emblée toujours shockante.
Obs. 7..