‹ Traitement précoce de l'ostéomyélite aiguë de la hanche de l'adolescentChapitre 24 sur 26 · DA · texte numérisé non relu

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Le 9 août on pratique une série de 10 injections de Bismuth (2 gr. par injection, une tous les 2 jours) ; les oscillations thermiques s’abaissent entre 37 et 38°. Le 30 août, reprise passagère de la température que paraît juguler une nouvelle série d’Allochrysine. L’enfant n’est apyrétique que du 6 février au 27 mars 1932.

Le 24 mars 1932 on réintervient sur le foyer initial tibial gauche fistulisé pour retirer un gros séquestre.

Le 27 mars 1932, la température oscille à nouveau autour de 39° ; l’état général s’altère, la jambe gauche s'œdématie, rougit par place. Malgré une tentative de vaccination par le Propidon, le genou gauche devient le siège d’une arthrite suppurée à streptocoques.

Le 2 avril 1932, double arthrotomie latéro-rotulienne du genou gauche avec drainage.

Le 12 avril 1932, la température oscille à nouveau entre 37 et 39°. Une hémoculture est positive au streptocoque.

Cette nouvelle poussée paraît bientôt jugulée par l’injection d’Allochrysine et à partir du 16 mai 1932, la température se stabilise entre 36°7 et 37°5, puis la suppuration du genou, abondante jusque-là, se tarit à dater du 28 mai 1932.

Sorti de l’hôpital le 28 juillet 1932. Apyrexie complète ; fistules multiples, en particulier tibia gauche et cuisse droite, escarres en voie de cicatrisation. Etat général médiocre.

En résumé, septico-pyohémie avec foyers multiples ayant évolué d’avril à décembre 1931, puis accalmie de décembre 1931 à mars 1932, suivie d’une nouvelle poussée.

L'enfant fait un nouveau séjour à l’hôpital, d'octobre 1932 à janvier 1933 ; l’état général est meilleur, bien que la pâleur persiste ; les escarres sont cicatrisées ; les deux fistules de la racine de la cuisse droite et du tibia gauche persistent.

Le 16 décembre 1932 on retire un séquestre très mobile à la face postérieure de la fesse droite constitué par le col fémoral.

En outre le malade présente des urines troubles, avec présence de pus et de streptocoques.

Le malade est revu en octobre 1933. L’état général est bien meilleur ; l’enfant a repris de l’embonpoint.

Des fistules persistent à la partie inférieure du tibia droit ; sur le tibia gauche et au niveau de la région trochantérienne droite. On propose de pratiquer tous les deux mois 10 injections de vaccin antipyogène pour essayer de tarir ces derniers foyers infectieux, avant tout essai de redressement opératoire des membres inférieurs.

En mai 1934, nouvelle hospitalisation. L'état général est assez bon, la température normale mais l’enfant présente une lithiase rénale infectée provoquant des crises douloureuses. Localement, l’enfant présente aux membres inférieurs une attitude vicieuse des plus marquées, rendant la marche et la station assise pratiquement impossibles. Conséquence : à gauche, de la subluxation de la hanche avec conservation de la tête ; à droite, d’une grosse destruction osseuse avec ascension iliaque du grand trochanter.

L'enfant présente en outre une ankylose du genou gauche à angle droit.

Forme septico-pyohémique des plus graves pour laquelle la prudence des indications opératoires, associée à la chimiothérapie a permis une survie inespérée.

Survie bien compromise par la gravité des lésions rénales dont la fréquence est grande dans ces infections prolongées.

Obs. 13. — Observation communiquée par le Docteur Huc.

Hu... Annette, 13 ans 1/2.

L'enfant entre à l’hôpital le 28 décembre 1933, présentant deux localisations : une à l’avant-bras gauche qui est incisée ; une à la hanche gauche sur laquelle on n'intervient pas ; extension continue. La hanche est immobilisée par plâtre du 13 janvier au 3 avril 1934. La marche est alors autorisée.

Le 26 avril 1934 la hanche est complètement fixée en bonne position. La radiographie montre un pincement considérable de l’interligne, sans destruction osseuse importante.

L'observation ne porte pas mention de la phase d'infection générale, vraisemblablement légère, qui a dû précéder l'apparition des localisations elles-mémes sans gravité.

Obs. 14. Mou... Ginette, 9 ans 1/2.

Entre à l’hôpital le 14 février 1934 pour un syndrome fébrile aigu d’origine indéterminée.

Le début a été violent, le 10 février, par des frissons, une brusque élévation de température à 40°, une angine banale.

Puis apparition d’une otite double ayant nécessité une paracentèse bilatérale le 16 février.

Malgré cette thérapeutique, et bien que la localisation auriculaire paraisse évoluer normalement, la température persiste oscillant entre 39 et 40°.

Le 21 février, hémoculture positive : streptocoque hémolytique. Un traitement par le novarsénobenzol intraveineux semble provoquer une amélioration, simple coïncidence, car les oscillations reprennent entre 38 et 39°3

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