CODES
superflu d'ajouter qu'aujourd'hui personne n’a recours à la « ténotomie, non à cause de la terrible mortalité qu’a eue « Malgaigne, il y a quarante ans (3 morts sur 5 cas), mais « parce que la ténotomie est devenue inutile depuis que, pour vaincre la contraction musculaire, on a à sa dispo-
« sition l’anesthésie et l'extension continue. » En réalité, on se trouve parfois en présence de cas dans lesquels l’anesthésie, l'extension et la ténotomie combinées n’arrivent pas à réduire une déformation. »
Nous n'avons aucune éxpérience de la ténotomie. Mais au cas où la réduction serait visiblement empêchée par la traction du tendon d'Achille, nous pensons qu’il ne faudrait pas hésiter à y avoir recours. Si cette ténotomie permettait la réduction, on aurait ainsi évité la résection des fragments, partant le raccourcissement du membre.
Aussi la résection, quand elle est nécessaire, sera-t-elle économe ; de plus, on dirigera le modelage des extrémités fracturées de façon à ce qu’elles s’adaptent d’une façon solide; enfin, cette résection se fera après qu’on aura mesuré, par les tractions combinées, quelle est la longueur minima à retrancher.
Dans certaines fractures très obliques, on ne pourra pas atteindre l’extrémité des fragments ; il ne faut pas hésiter à sectionner et à laisser en place l’extrémité qui plonge dans la profondeur ; c’est elle qui, en empêchant de faire saillir les fragments, au dehors, fait obstacle à une bonne coaptation.
E. — FixaTiON DES FRAGMENTS. — Ici encore il faut distinguer et classer les cas.
Cas où la réduction a été facile.