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Combien d'avantages en revanche le chirurgien est en droit d'espérer en ayant recours à l’intervention sanglante !
Lane déclare que le premier résultat de la suture osseuse est la cessation de la douleur. Les fragments, en effet, ne sont plus mobiles, ils ne déchirent plus les muscles par le moindre mouvement que fait le malade ; le spasme musculaire cesse, le sang qui s’épanchait à travers les muscles est arrèté.
La suppression de toutes ces conditions fâcheuses produit le bien-être accusé par le malade après l’opération.
Un fait sur lequel insistent, et avec juste raison, les partisans de l’intervention sanglante, est la facilité et la rapidité de la consolidation. Roux (de Brignolles)(1) rapporte des observations où la guérison complète a été obtenue au bout d’un mois et même dans l’une d’entre elles, la consolidation fut obtenue en moins d’un mois. Les différentes observations que nous avons lues ne nous permettent pas d'avancer semblable chose, mais en général on peut dire que au bout de deux ou trois mois dans les cas les plus graves la consoli-dation est considérée comme parfaite. Que peut-on soubaiter de mieux, quand on pense que dans les cas de suture osseuse, on a généralement affaire à de très grands chevauchements, chevauchements qui, traités
par les procédés classiques, auraient peut-être deman-