partie de l’opération. Ce maintien de la réduction s’ob
1. Ransuorr, The operative treatment of irreductible subcutaneous fractures. American Journal ofthe medical sciences.
Philadelphia and New-York, 1897, p. 417.
tient avec un davier ordinaire ou mieux avec le davier
fixateur de M. Turrær oule < lion-forceps » d’ARBUTHnor Lane. Il s’agit de suturer.
Nous avons énuméré plus haut les différents instrumentsenusage aujourd'hui ; on peut dire que tous ont leur usage particulier, et que, s’il existe des fractures réclamant les vis métalliques, il en existe d’autres parfaitement retenues avec les fils d'argent ou de bronze, d'aluminium. . - |
Les vis métalliques ont leurs partisans, et LANE s’en est faitun acharné défenseur. Là où le trait de fracture est spiral.ou présente trop de courbures, le fil est à rejeter, dit-il, et les vis sont préférables. D'ailleurs, il n’a jamais eu à s’en plaindre, les résultats ayant toujours répondu à ses espérances.
Les fils d'argent, bien qu'ils aient le défaut d’être trop volumineux et de se casser facilement, sont cependant couramment employés avec succès. Les fils de bronze, d'aluminium, sont au contraire petits etsolides ; ils ne s’oxydent pas. Ces fils donnent les meilleurs résultats dans les fractures transversales et obliques. M. Leyars, dans son Traité de Chirurgie d'urgence a très bien décrit les différents procédés que l’on peut employer. La ligature en cadre nous semble applicable dans presque tous les cas.
Nous avons dit plus haut ce qu'il fallait penser des chevilles d'ivoire,
Quant aux agrafes. de JACOEL très employées aujourd'hui, elles semblent donner de bons résultats. Elles
assurent une coaptation exacte des fragments, elles
TOR n'ont, ainsi d’ailleurs que tous les corps étrangers volumineux, qu'un désavantage, c’est leur élimination possible. M. JAcoez, dans sa thèse (1) en a indiqué les différents modes d'emploi.
Qu'on se serve de fils ou d'agrafes, deux principes fondamentaux de la suture osseuse doivent être présents à l’esprit. Les instruments de contention doivent être :
1° Rapprochés le plus possible du trait de fracture,
2° Placés perpendiculairement au trait de fracture.
Pour éviter les reproches formulés particulièrement par M. Lucas-CHAMPIONNIÈRE, à savoir que les fils sont des corps étrangers amenant un retard dans la consolidation, il ne faut employer que le moins de fil possible.
6° SUTURE DES PARTIES MOLLES. — La suture osseuse étant faite, on suture alors les parties molles au catgut et on applique un pansement antiseptique.
7° APPAREIL PLATRÉ. — On fait ensuite un appareil plâtré ; généralement une demi-gouttière plâtrée postérieure, remontant jusqu’au milieu de la cuisse est suffisante. Cette gouttière doit être appliquée sous une traction continue faite par un aide. Une radiographie faite le surlendemain, ne sera que profitable au chirurgien pour lui permettre de voir l’état des fragments et des fils de suture.
8° Soins consécurirs. — L’immobilité la plus absolue
1. Jacozz. Traitement des fractures par les agrafes osseuses,
Thèse‘ 1903.
doit être imposée au malade. Les pansements seront faits sans toucher au plâtre et sans remuer Île membre. L'appareil plâtré sera ainsi maintenu pendant 50 à 60 jours. Alors, à ce moment, le chirurgien es autorisé à se rendre compte de l’état de consolidation. Souvent cette consolidation sera parfaite et on pourra alors, commencer le massage; mais quelquefois, et il faut bien le reconnaître, la mobilité anormale existe encore au niveau de la fracture. L'application d’un nouvel appareil plâtré, l’immobilité s'imposent de nouveau
pendant un certain laps de temps.