‹ Traités approfondis des maladies des yeux et des oreillesChapitre 17 sur 58 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Cécité Accidentelle.

J'ai du , pour mettre de l'ordre et de la précision dans la classification que j'ai faite des maladies de l'œil , faire un chapitre séparé des cécités accidentelles ; mais c'est justement aussi le très - grand nombre et la grande variété de ces cécités qui me dispenseront d'en donner aucun détail.

Mais je dois déclarer sincèrement ici que dans beaucoup de ces sortes de cécités , j'ai eu assez de succès avec mes médicamens , excepté dans les cas où il y a eu désorganisation complète et fonte de l'organe.

conclusion.

Après avoir tant parlé du bon effet de mes remèdes pour les maladies des yeux, ce serait peut-être m'exposer aux reproches de vouloir faire un remède à tous maux , de dire qu'ils ont guéri plusieurs maladies de l'oreille : c'est cependant une vérité , qu'il serait bien facile de démontrer par des faits , s'il n'y en avait déjà peut-être un trop grand nombre rapportés.

Je n'ai eu en vue dans cette Notice que les maladies les plus graves de l'œil , et j'ai pensé, que constatant l'efficacité de mes remèdes dans ces cas-là , on ne la leur disputerait pas pour

(. 75 ) des maladies plus faciles , pour parler le langage des médecins. Ils sont d'une application si générale , même dans les maladies les plus simples de l'œil , qu'en Angleterre où ils sont très-connus, ils sont devenus des remèdes domestiques , que presque toutes les personnes habitant la campagne les possèdent chez elles.

J'ai reçu une foule de témoignages très-authentiques de personnes respectables tant en Angleterre qu'en France qui toules m'ont autorisé à en faire usage ; je vais donc céder à leurs instances en transcrivant quelques-unes de ces lettres , non point dans l'intention de donner par cela du crédit à mes remèdes, et d'augmenter leur réputation : je n'use point de semblables moyens , dont je peux facilement me passer ; mais j'ai cru devoir ce témoignage public de reconnaissance: à ceux qui , les premiers , m'en ont donné d'aussi éclatantes preuves, et je saisis avec empressement cette occasion de m'acquitter.

Observation sur les remèdes et mode de traitement, précédées d'un aperçu sur les objections auxquelles ils pourraient donner lieu.

Première Objection. « Comment est-il pos- » sible que des compositions queiqu'excellentes » qu'elles puissent être , guérissent toutes les » diverses maladies des yeux et des paupières , » quand on pense que l'âge et le tempéra- » ment des malades sont aussi variés que la » nature des maux auxquels ils sont sujets ?» Réponse. L'Auteur ne considère pas ses

remèdes comme infaillibles et ne les a jamais recommandé comme tels. Il est même très-rare qu'il eu fasse l'application sans prescrire en même-temps au malade un régime conforme et approprié à son âge , à sa constitution , et aux causes • déterminantes de la maladie.

Deuxième Objection. « Quelle excuse auriez- » vous à donner dans le cas où l'application » de vos remèdes manqueraient leurs effets, et » pourquoi donc recevez- vous des malades que vous » n'avez pas la certitude de guérrr ? »

Réponse. Comme la plupart des maladies qui affligent l'espèce humaine , et principalement celles des yeux et des oreilles dérivent de principes qui échappent quelquefois à toutes les recherches, l'Auteur croit devoir recommander aux malades de ne point se Jaisser affecter, de conserver au contraire de l'enjouement et de -T espoir ; mais , dans aucun cas , il ne s'avance au point de promettre leur guérison ; parce qu'il y en a de tellement graves, où il est impossible de faire aucun bien , excepté de préparer les 'yeux à subir l'opération chirurgicale avec succès , quand la cataracte est complète (i).

(i) L'Auteur croit qu'il est bon-, et même de son devoir, de prévenir les Personnes affligées de cette maladie- , pour lesquelles une opération chirurgicale est indispensable , qu'avant de iy soumettre , leurs yeux doivent être pn parés , pendant quelque temps , par l'usage de ses remèdes , dans le but d'assurer le succès de l'opération , fortifier principalement les nerfs optiques plus ou moins affaiblis , ou même paralysés , sur tout ce qui affecte le moral , et enfin , aider ces organes à reprendre leurs fonctions , dès que la cataracte aura été enlevé. Le très-grand nombre d'opérations faites journellement, sans succès, parles oculistes même les plus habiles de diverses contrées , ont convaincu l'Auteur de toute la justesse de ses olsc7yatiuns.

Ce sera l'occasion de dire ici que , dans les

cas où il n'y a qu'un faible commencement de cataracte , et même dans celui de la paralysie des nerfs, ses remèdes se sont trouvés très-efficaces, même contre l'attente de plusieurs oculistes célèbres , comme on peut le voir dans le petit nombre de faits contenus dans un chapitre intitulé : Multurn in Parvo. Conséquernment, il éprouve beaucoup plus de satisfaction , quand un malade est guéri d'une maladie , sur l'issue de laquelle on ne lui avait donné aucune espèce d encouragement.

Troisième Objection. « Avez vous la cer- » titude que vos remèdes , ayant été employés » sans succès pendant quatre ou cinq mois , » s'ils n'ont pas fait de bien , n'ont pas fait » de mal ? »

Réponse. L'Auteur a le bonheur de pouvoir affirmer que , depuis plus de trente ans qu'il exerce la profession d'oculiste , quoique le nombre de ses malades ait été très - considérable ; quoiqu'il en ait eus de tout âge et de lempéraruens bien divers, il n'en a jamais vu ni entendu un seul se plaindre des mauvais effets de ni l'un ni de l'autre de ses remèdes. Bien plus , confiant dans sa bénignité , et pour leur donner toute la publicité qu'ils méritaient , l'Auteur se détermina , en 1808 , à demander l'assistance d'ecclésiastiques, et il fit connaître qu'il était prêt à recevoir plusieurs ministres et autres personnes respectables , et à leur fournir ses remèdes , afin que les pauvres trop éloignés de lui pussent avoir l'avantage de recevoir des soulagemens gratis. Cette offre fut seceptée avec avidité , et l'Auteur eue environ

- (-?8) . , cinTj cents adjoints qui consacrèrent leur temps,

tous les jours, à administrer ses remèdes sur les yeux des indigens , en se réservant de lui écrire chaque fois qu'ils auraient besoin de ses instructions particulières ; ils le firent avec plaisir et plus ou moins de succès dans tout les endroits. Ce plan fut continué jusqu'à l'année i8i3, comme on pourra le voir par plusieurs titres attachés à cet ouvrage , qui ont été particulièrement publiés pour soulager l'humanité.

Dans l'invasion des maladies légères de l'œil, des paupières ou des oreilles , l'usage des remèdes de l'Auteur, pendant deux ou trois jours seulement , ont souvent suffi pour guérir. Il n'est donc pas une famille qui ne doive en être pourvue, afin qu'on puisse arrêter de suite les progrès du mal qui , pour être négligé dans le principe, produit souvent les résultats les plus funestes.

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