‹ Traités approfondis des maladies des yeux et des oreillesChapitre 29 sur 58 · Un Maçon de la ville de Soissons, qui était · texte numérisé non relu

Un Maçon de la ville de Soissons, qui était

depuis quelque temps privé de la vue d'un œil, par

de la chaux qui était tombée dedans, voit le jour de ce même œil.

^hH

51* Une femme ttgée de cinquante-neuf ans, qui avait les paupières paralysées depuis quatre ans, peut maintenant les lever, sans y loucher avec les doigts,

Ces trois derniers faits ont été attestés par M. le Sous- Préfet de S ois sous.

52.° La fille de la V.e Becker, demeurant chez M. Andrès, aux Cordeliers, âgée de quinze ans, avait été pendant deux ans totalement aveugle. Après avoir été opérée à Paris, à lMge de six ans, d'une cataracte, par un des premiers Oculistes de la Capitale, elle vit clair le premier jour de l'opération , puis on lui banda les yeux pendant plusieurs semaines , après quoi elle aperçut à peine pour se conduire de l'œil gauche seulement, et l'œil droit resta toujours fermé, sans qu'elle vit la moindre chose. Elle a suivi quelques semaines le traitement de l'Auteur, et elle distingue tous les objets des deux yeux. L'œil droit qui était perdu depuis si long-temps , est même plus clair que le gauche.

53.° L'enfant de Jean-Baptiste Pasquier , âgé de quatre ans , était depuis trois ans plus ou moins affligé de maux d'yeux , sa santé était extrêmement faible, et depuis quelques semaines sa maladie d'yeux paraissait s'aggraver, en résistant a tous les remèdes dont on avait auparavant obtenu quelque soulagement. Ses yeux paraissaient comme deux excroissances de chair, qui le rendaient aveugle ; ses parens désespéraient de lui voir jamais recouvrer la vue. Il a suffi de quelques semaines de traitement , pour qu'il y vit clair des deux yeux, au grand étonnement de tous les voisins. Entrait de la Feuille d'A nnonces de Rheims, du 5 Janvier 1 829.

54.° M. "Whelan, élève du grand séminaire d'Evreux, ne tirait depuis un an presque plus aucun secours do son œil gauche ; il a pu lire facilement avec cet œil seul , quelques Jours après l'application des remèdes de l'Auteur.

55.° Madame Démoliens-Lebrun , marchande de draps à Lisieux, avait presque perdu lu vue depuis

douze ans; il n'y a eu que les. remèdes de l'Auteur qu.i ont pu la lui faire recouvrer, car elle avait été traitée sans succès par les plus célèbres oculistes de Paris, et fajt les plus grands sacrificespour cet objet.

56.° M. Etienne Dumont, âgé de quatre-vingt-neuf ans, demeurant à Lisieux, avait depuis assez de temps presque perdu la vue; les remèdes de l'Auteur ont suffi pour la lui recouvrer, .au point d'y voir assez bien pour pouvoir vaquer à ses affaires.

57.° Mademoiselle Lissot, Maîtresse de Pension à Lisieux, âgée de soixante ans', éprouvait depuis vingt ans de très-tbrtes douleurs dans les yeux et la têtt , six jours de traitement ont suffi pour les faire disparaître.

58.° M. Larroquette , employé aux Invalides, avait totalement perdu la vue d'un œil, depuis un an, et de 'autre depuis six mois, par suite de goutte sereine, ou paralysie du nerf optique; il l'a recouvrée au bout d'un moîs de traitement, après avoir été abandonné par tous les Médecins dé l'Hôtel, et plusieurs célèbres Oculistes.

59." Une petite fille âgée de cinq ans , était dans un état de cécité complet depuis long-temps , par suite d'ophtalmie. Sa mère a assuré qu'après le traitement du premier jour, cette petite fille avait commencé à distinguer une serviette blanche, après celui du deuxième, une feuille de papier, après le troisième, quelques pièces d'argent, et après celui du quatrième, elle ramassait es épingles.

Extrait du Gilbius de Paris, du 20 Mai i83o.

60.° Un Capitaine de vaisseau de Philadelphie, vint au Havre en 1829, au "moment où l'Auteur se trouvait dans cette ville. On en parla au Capitaine , qui , ayant perdu l'usage d'un œil depuis long-temps , s'empressa de le consulter, et reçut ses soins pendant deux mois. Au bout de ce temps, il avait entièrement recouvré la vue. Extrait du Gilblas de Paris, du 20 Mui i83&.

61.° Un Américain , ami de MM. Chaviteau frères, Banquiers, et dont les yeux étaient très-malades depuis long-temps, a éprouvé dans un mois de traitement les plus heureux résultats des remèdes de l'Auteur.

Extrait du Gilblas de Paris, du 20 Mai i83q.

62.° Un des plus respectables citoyens de Philadelphie, mais plus qu'octogénaire, était entièrement privé d'un œil depuis sa naissance ; cet œil avait toujours été couvert d'une pellicule jaunâtre , et vu .son grand âge, il hésita long-temps à se taire traiter; il s'y décida cependant , et ce n'est qu'après avoir employé le3 remèdes de l'Auteur, que la pupille fut visible pour la première fois de sa vie, l'opacité diminua de jour ea jour, et l'œil devint dans un état plus naturel que jamais. Extrait du Gilblas de Paris , du 20 Mai i83o.

63.° La fille de Madame Urale de Beuville, près St.-Laurent-en-Caux, âgée de dix-huit ans, et demeurant au Havre, était depuis seize ans aveugle par suite de goutte sereine et de cataracte , dont un célèbre oculiste de Paris l'avait opérée sans succès ; grâce aux soins de l'Auteur, elle a recouvré la vue au point de pouvoir marcher sans guide. '

64.° Une Orpheline de l'hospice de St. -Quentin , nommée Adeline Longue , avait perdu la vue d'un œil depuis onze ans; elle l'a recouvrée, et plusieurs de ses compagnes ont également été soulagées. Voyez la lettre de la sœur supérieure de l'hospice.

6o.° Une enfant nommée Adzienne, âgée de quatre ans, demeurant au Petit-Quevilly , avait une taie sur chaque œil ;.elle avait été traitée sans aucun succès par ua célèbre médecin. Au bout d'un mois de traitement de l'Auteur , son œil droit était guéri et le gauche allait beaucoup mieux.

66.° François Hubert, âgé de vingt-trois ans, demeurant à Canteleau , avait l'œil ganche tout-à-fait perdu , il avait été traité par un célèbre oculiste sans

aucun succès; il a suffi de trois semaines de traitement pour recouvrer sa vue.

67.° Un enfant nommé Bondan , demeurant rue de Paradis, n.° 6, faubourg St.-Denis, a recouvré la vue par l'usage des médicamens de l'Auteur, contre l'avis de deux célèbres oculistes qui regardaient le cas comme incurable , à cause, disaient-ils, de la paralysie du nerf optique.

Une dame habitant actuellement le rez-de-chaussée de la même maison, a été témoin de ce fait.

68.° Mademoiselle Lebrun, demeurant rue St. -Lazare , pratiquait un étal qui exerce beaucoup la vue ; elle avait depuis quelques mois une inflammation périodique sur les deux yeux; après avoir essayé inutilement de tous les remèdes, elle se, présenta chez l'Auteur, qui la guérit en très-peu de jours.

69.° Mademoiselle Verneuil , demeurant place du Palais - Royal, avait depuis l'âge de cinq ans, alternativement, ou un engorgement dés paupières, ou une inflammation de la cornée ; elle en a été guérie en 1814 par les remèdes de l'Auteur, quoiqu'il n'eut conçu que de faibles espérances , parce que cette maladie était périodique et subsistait depuis longues, années.

70.° Le fils de, M. Meunier, marchand de vins, rue des Sts. -Pères , avait* depuis long-temps un mal aux yeux, dont il ne pouvait être soulagé par aucun moyen. Il a suffi de quelques semaines de traitement pour le guérir, et le mettre en état de rentrer à la pension pour y reprendre ses études comme par le passé.

71."° La Fille du nommé Julien Létuvc, vigneron, était aveugle de naissance ; elle a recouvré sa vue en 1814, par les soins de l'Auteur. Ce fait a été certifié par M. de Vallois, curé du village de Châtillon , près Paris. Yoyez le certificat eï-après.

Je soussigné, Prêtre, ancien Chanoine de St.-Deni» et curé de Çhâtillon, près Paris, certifie que la fille du nommé Julien Létuvé, vigneron,- laquelle était née, aveugle, a été guérie par les soins de M. Williams, Oculiste \nglais , d'après la déposition du père. Le présent certificat délivré par moi , à Chulillon, le 24 Octobre i8i4- Signé De Vàixois, Curé.

72.° La nommée Jeanne-Charlotte Jallot, femme Dennelle , âgée de quarante-trois ans ,■ n'avait cessé depuis l'âge de six ans d'être affligée d'un mal d'yeux, surtout à l'œil gauche ; elle avait depuis ce temps été traitée par plusieurs célèbres Oculistes sans aucun succès; elle a été guérie en 1814 ? par les soins de l'Auteur.

Plusieurs Personnes notables , parmi lesquelles se trouve M. Lee 1er } Apothicaire à Paris, ont attesté ce fait.

73.° M. Romain, demeurant rue du Montblane, avait un de ses yeux dans un état pitoyable, ce qui le mettait dans l'impossibilité de pouvoir vaquer à ses affaires ; et par les soins de l'Auteur, il a pu reprendre ses occupations au bout de quinze jours.

74.° Mademoiselle Caroline Willot , avait presque entièrement perdu la vue; elle avait été abandonnée par les plus célèbres Oculistes de Paris ; par l'efficacité des remèdes de l'Auteur, ses yeux sont devenus dans un état qui ne laisse rien à désirer.

75.° L'enfant de Marie- Anne Benoit, Ve de Claude- Michel Lefebvre, demeurant rue du faubourg St. -Martin, était aveugle depuis dix-huit mois. Les soins de l'Auteur ont suffi pour le guérir, quoiqu'il eut été traité sans aucun succès , par les plus célèbres Oculistes de la Capitale.

76.° La fille d'une Dame, demeurant rue Maucon- S.eil, était aveugle depuis .quatre mois, et abandonnée des Médecins qui l'avaient entreprise; elle a recouvré \a vue au point d'y voir bien distinctement.

77.* Madame reuve Chatenez, âgée de cinquante-* cinq ans, demeurant à Pierrefitte , près Paris, avait depuis quinze ans,- à l'œil droit , une fistule lacrymale, et outre cela depuis environ un an , elle y avait également une ophtalmie, au point qu'elle avait totalement perdu la vue de cet œil là.' L'opinion des plus célèbres Oculistes de Paris,- était qu'elle ne guérirait jamais, excepté par une opération chirurgicale. Dans l'espace de trois mois de traitement la fistule est disparue , et elle a recouvré sa vue.

78.° Françoise Nicole, âgée de trente-huit ans, et depuis dix ans au service de l\l. Brongnard, demeurant rue St. -Honoré, était depuis deux ans atteinte d'un mal, aux yeux, qu'aucun traitement jusqu'à ce jour n'avait pu adoucir; les remèdes de l'Auteur ont sensiblement amélioré l'état de la malade, en huit jour* de temps.

79.° La fille à Madame Mast, âgée de dix ans. demeurant rue Verdelet, près St-Eustache, avait la vue tellement affectée des suites de la petite vérole , qu'elle ne laissait aucun espoir de guérison ; par la seule efficacité des remèdes de l'Auteur, la vue de cette demoiselle est devenue bien meilleure en très-peu de temps.

80.° Le fils à M. Fournier, demeurant rue des Martyrs, avait presque perdu la vue; il l'a également recouvrée au bout de quelques semaines de traitement.

81.° M. Morel , âgé de cinquante-huit ans, avait depuis treize ans, les yeux affectés d'une maladie occasionnée par nne piqûre de mouche , de laquelle il était résulté une cécité complète pendant trois ans, et qu'aucun Oculiste de la Capitale n'avait pu guérir. Au bout d'un certain laps de temps , ses yeux sont devenus pour ainsi dire aussi bons qu'ils étaient avant sa maladie. (Voyez sa Lettre).

82.° Une personne du .comté d'Yorck, en Angleterre, devint aveugle par suite d'une cataracte, ce qui l'obligea

d'entrer à l'hôpital de Leeds, où elle resta deux ans, pendant lesquels elle fut opérée sept fois d'un œil et huit fois de l'autre , sans aucun succès. Les Révérends MM. Taylor de Bradford, et Rigby de Black-Ley près Halifax, comté d'Yorck , chargés par l'auteur d'administrer au malade ses tnédicamens, le virent, à la longue, recouvrer assez biea la vue pour suivre ses affaires.

83.° Le fils de M. Jyler, demeurant Castle-Strect, n.° 5o, Leicester Squarre, triondres, recouvra, au bout de six mois , un œil pour lequel il avait été soigné par un autre oculiste pendant six ans, sans pouvoir guérir.

84. ° Un des gens clu comte de Buckingham, place Hamilton , n.° 5, à. Londres, recouvra parfaitement la vue contre l'opinion du pharmacien de sa seigneurie , qui avait

{>rononcé que les deux yeux étaient perdus , et malgré es avis et les seins d'un autre oculiste.

80. ° A Youghall, en Irlande, plusieurs personnes, dont une était restée privée d'un œil pendant. soixante ans, recouvrèrent la vue par l'usage des médicamens de l'Auteur, confiés à l'épouse et à la fille de M. W. Paterson.

86.* A Dublin, trois dames résidant a Upper-Stafford, n.° 25, ont fait nombre de cures par l'application des revmèdes de l'Auteur. Un de ceux qu'elles guérirent était resté deux ans a l'hospice des Incurables.

87. ° A Dundee, en Ecosse, le révérend M^ Campbell a soulagé plus de cent personnes , dont une n'avait pas vu la lumière du soleil depuis cinquante-trois ans.

oo.° A Newton-Upon-Ayr, en Ecosse, plus de quatrevingts personnes, dont une , depuis cinquante-sept ans, était privée de l'usage d'un œil, furent soulagées par le révérend M. Maclean , auquel l'Auteur avait confié se* remèdes.

8".Q A Liverpool, cinquante-trois personnes ont r©-»

couvre la vue, parmi lesquelles une était priyée d'un œil depuis cinquante-six ans; une autre depuis quarante ; une troisième depuis vingt-cinq; d'autres entièrement aveugles depuis trois, sept, dix, quatorze et dix- sept ans. Une d'entre elles était née aveugle. Ces cécités étaient venues à la suite de convulsions, fièvres, inflammations, rougeoles, petites véroles, et une variété d'autres causes : informé de ces cures, le révérend Banester lui en fit des remercîmens publics dans l'église de la paroisse de tous les Saints.

90.° A North-Meols près Ormskirk , dans le comté de Lancastre, un homme qui !avait perdu la vue d'un œil depuis quarante ans, voit des deux; et un jeune homme qui était né ayant les yeux très-malades, fut guéri par les niédîcamens de l'auteur, confiés au révérend M. Greatbathc, de cette ville.

91." John Jaylor Esquier, à Masborô près Botherham, comté d'Yorck, à qui l'Auteur avait confié ses médicamens, guérit quantité de borgnes et d'aveugles, après avoir luimême recouvré la vue, dont la rougeole l'avait privé pendant vingt-cinq ans.

92.° Madame Jatlock, demeurant à Croydon, Sierry, sœur de M. l'Alderman Combe , membre du parlement de Londres , recouvra l'usage d'un œil, dont elle avait été privée pendant trente ans.

93. ° Un jeune homme , nommé Heskett, de la ville de Winchester, était affligé, depuis sa naissance, d'une fistule lacrymale qui le gênait beaucoup. Il fut amené à Londres par l'honorable Miss Slater, demeurant à la Tonr*, du côté de la terrasse. Après avoir subi inutilement plusieurs opérations chirurgicales à l'hôpital de Winchester, il fut parfaitement guéri par l'usage des médicamens de l'auteur.

9&.° Le révérend M. Pingilly de Newcastle, dans le comté de Norlhumberland , auquel l'Auteur avait confié ses remèdes, ne soulagea pas moins de plusieurs centaines de personnes dans cette grande ville, dont cinq d'entre «lies étaient aées aveugles,

95.° A Chester, le révérend M. Wall , grâce aux médK càtnens de l'auteur, soulagea eutre autres deux personnes •qui étaient née* aveugles.

96.° Même exemple à Manchester, parles soins du révérend M. Marsh, qui a rendu service également à plusieurs centaines de personnes, par l'usage de ses différent remèdes.

97.° À Woodbury près Exeter, le Major-Général Péché fit recouvrer la vue à un vieillard de quatre-vingts ans. Sa confiance dans les remèdes de l'Auteur, l'engagea à en faire usage lui-même, pendant plusieurs mois, et à l'âge de soixante ans, il put lire sans lunettes, de très-petits caractères , chose que la vue ne lui permettait plus, depuis plusieurs années. Ce fut dans cette ville qu'un Prus-« sien qu'on avait jugé incurable dans les hôpitaux d Malthe, Portsmouth, Grenewich et Ghelsea .recou . la vue.

98.* M. R. Ellis, Officier des Douane! , demeurai! Londres, Pleasant Row Stepney Green , Mile End, avait perdu l'usage d'un œil par l'effet d'un éclair, sur la côte de Guinée, en 1811 , les remèdes de l'auteur lui rendirent l'usige de cet œil, et améiiorèreut sensiblement l'autre.

99.° Pour prouver toule l'utilité de ses remèdes dans les cas d'opthalmie , l'auteur citera deux familles de Londres, dans l'une desquelles dix personnes étaienlà-peuprès aveugles; sept personnes de la seconde se trouvaient dans le même état. Par suite d'un traitement méthodique et l'usage de ses remèdes, tous se trouv rent guéris au bout de quelques mois, à l'exception d'un seul enfant. La première famille , nommée Furze , demeure Edward Street, by "Wardour Street ; l'autre , nommée Phillips , réside Glocester Street, ».« 12, commercial road à Londres.

100.° Rose Desforge9, âgée de cinquante ans, avait totalement perdu la vue à l'âge de six ans, et depuis cette époque, elle avait toujours été considérée comme incurable. Elle fut en 1^29, conduite chez l'auteur, qui

habitait alors Rouen ; il lui recouvra sa Ttte , au point de marcher seule, et de distinguer tous les pbjets. Celte personne se trouve au nombre des deux cent quatre-vingts qui ont plus ou moins recouvré la vue pendant le séjour de l'auteur dans cette ville, et pour lesquelles les administrateurs des hospices lui ont adressé la lettre de remercîuiens suivante.

La Membres composant la commission administrative des

hospices de la ville de Rouen, à M. WILLIAMS , ancien

oculiste du feu roi Louid xvm.

Monsieur,

Témoins des soins que vous avez donné gratuitement pendant deux mois et demi environ, dans l'hospice général, aux indigens des deux sexes et de tout âge, et dont un grand nombre ne nous ont pas laissé ignorer le soulagement sensible qu'ils ont éprouvé; nous vous prions de recevoir nos remercîmens pour votre zèle et votre désintéressement. Nous avons l'honneur d'être, avec une parfaite considération, Monsieur, vos très-humbles et très-obéissans serviteurs.

Les membres composant la commission administrative des Hospices ,

Signé Delanays, Chapuis, L. Duvebgier, Ca^mout, aîné.

Rouen , le aô Mai i8agi.

Dans l'invasion des maladies légères de l'œil , des paupières et des oreilles, l'usage des remèdes de l'auteur, pendant deux ou trois jours seulement, a souvent suffi pour guérir et détruire le mal dans son principe. Il n'est donc pas une famille qui ne doive en être pourvue, afin qu'on puisse arrêter de suite les.progrès du mal qui, poui" être négligé dans le principe, produit souvent les résultats les plus funestes.

Encouragé par les plus grands succès obtenus Sans opérations chirurgicales , sur des aveugles de naissances , et autres qui avaient perdu la vue par suite de convulsions , fièvres célébrale » scarlatine , rougeole * petite vérole, ophtalmies , etc. , de tout âge. Les journaux de la capitale ont rendu compte dans le temps de ces nombreuses cures , à la demande des personnes guéries» L'Auteur exerça sa profession pendant longues années dans sou domicile -, place du Lion rouge , n.° 3 , ainsi qu'au Dispensaire royal et général à Londres, rue Hagh- Holborn » n.° 98 , maison , dont-il fut le fondateur , et qu'il a tenu à ses propres frais > pour donner ses soins spécialement aux pauvres , sous la protection de la famille royale d'Angleterre. Il leur continua ses bienfaits jusqu'en 18 18 , époque à laquelle H fatigué de ses grandes occupations * il vendit ses deux établissemens, et se retira à la campagne, dans le Comté deWestmorland , après avoir cessé toute pratique comme oculiste , dans l'intention de ne jamais la reprendre. Cependant , en 1820 et 1828 , il ht de nouveau deux voyages d'agrément en France avec sa famille , et fut sollicite par les Autorités de donner ses soins aux malheureux , dans les hôpitaux de Dunkerque , Calais , Boulogne - sur - Mer , S*. -Orner , etc. II croyait ne résider que quqjques mois sur le continent, mais voyant ses efforts couronnés d'heureux résultats , et ayant été demandé cette dernière fois par les Autorités de plusieurs autres villes de province , dont il rend compte dans les pages précçi dentés et suivantes de cet ouvrage^

Après avoir satisfait à leurs désirs , il se rendit a Paris pour le même objet; il professe son état actuellement en son Hôtel , place de l'ancien Opéra , n* 4 > & se propose à continuer d'y traiter les malades pendant son séjour dans ce charmant pays. L'Auteur se borne à citer quelques témoins honorables seulement , parmi un nombre infini de maladies d'yeux qu'il a guéries en Angleterre -, afin de laisser plus d'espace pour insérer une partie des lettres authentiques publiées par ses malades > comme preuve de leur reconnaissance , et qu'il a extraites des journaux français.

Lettre d'un desylus célèbres médecins de Londres et é« Paris.

Paris, le îï janvier 181 5.

« Monsieur, je tous remercie de m 'avoir envoyé voirie Traité des Maladies des yeuxet des oreilles; je l'ai lu avec d'autant plus de plaisir et d'intérêt que j'ai été moi-même, tant à Paris qu'à Londres, le témoin des succès qui ont fondé la juste réputation dont vous jouissez, et que vous avez obteenu dans nombre de cas où les efforts d'autres oculistes n'avaient produit aucun bien. Agréez mes vœux sincères pour leur continuation : l'humanité réclame vos talens et vos secours; je ne doute pas que vous ne lui consacriez les uns et les autres. Si dans le nombre de mes malades il s'en trouve qui soient dans la nécessité de recourir à un oculiste, je vous les recommanderai, Monsieur, dans la persuasion où je suis qu'ils me sauront gré du service éminent que je leur aurai rendu.

» Je suis, Monsieur, avec considération très-distinguée, votie très-obéissant serviteur,

J. Marsh au , D. M., rue Pigale.»

A M. "Williams , oculiste.

( Extrait d'une lettre de son Excellence l'Ambassadeur d' An* gleterre près la cour de France, après avoir été guérie d Paris , en date du 9 Août 18 14. J- (1).

Monsieur,

Pendant la violente attaque d'ophtalmie dont j'ai souffert peu après votre arrivée à Paris, j'ai*" éprouvé tant de bien de l'usage de- vos remèdes, que j'adhère volontiers ù votre prière , en vous donnant ce témoignage authentique, de ma confiance dans l'efficacité de vos médicamens. Sincèrement votre , etc.

A M. John "Williams, oculiste de Londres.

(Extrait d'une Uttrt d'un Gentilhomme y fils de son Exeet~ lence l' Ambassadeur de Suède près la Cour de France, au sujet du 7-e fus que l'Auteur avait fait d'une somme d'argent offerte pour te prix de sa. guérisen,.^

J'ai été aussi affligé que surpris de ce que vous ayej refusé l'argent que je vous envoyai hier de si bon cœur. 'Vos engagemens se trouvent remplis, du moment qaer mon œil se trouve aussi bien qu'il peut l'être : je vousprie donc d'accepter cette somme (que je vous renvoie par un de mes. gens ), sinon comme salaire, au moins comme un tribut de gratitude offert à vos talens.

Mon départ étant très-prochain , me privera du plaisir d"e vous ïaire ma- visite ; j'espère que vous regardera» comme votre ami,

Votre très-humble , etei

A M. "Williams , oculiste de Londres.

Paris , t3.A»iïr 1814.

(Extrait du Courrier de Londres , 9 Juin 1814/.

Parmi la quaatité de persoanes aobles et recommandables qui ont recouvré lu vue , ou ont été guéries desmaux d'yeux par les soins et les remède9 de M. "Williams,, oculiste, un& dame dont le imd a résisté a toate- espèce- de traitement, et que plusieurs oculistes et médecins avaient

(1). L'Auteur ne publie jamais tes noms d'aucun de ses malades, qui payent des honoraires r tans, autorisation*

rem

abandonnée. Mais les lettres suivantes du très- honorable Pôle Carew, Conseiller privé M. P. de sa Majesté Britannique New-Canvendish-Street , n.° y, Portland-Place, fourniront une preuve irrécusable de la supérioriié des remèdes et de la méthode du traitement employé par lui.

(Note de l'Editeur).

Après l'expérience que j'ai acquise de l'efficacité de vos . mèdes dans ma famille, je vous dois la justice de dire , qu'ils ont produit des effets admirables dans un cas où les plus célèbres oculistes avaient échoué. Je dois même ajouter que je n'en eusse pas fait l'épreuve par moi-même, gi , à l'appui des témoignages favorables qui m'en avaient été rendus, je n'en avais entendu dire tout le bien possible par deux médecins célèbres qui avaient lait leurs priucipales études dans l'art de guérir les maladies d'yeux. Suivant eux, l'applicirtion de vos remèdes ne peut être contraire dans aucun cas, mais bien salutaire dans mille circonstances, ce dont je suis pleinement convaincu dans, celle-ci.

Votre très-humble et très-obéissant serviteur, ' K. Pôle Carew,

( 2.* lettre du même )y

Monsieur ,

La. personne dont vous vous informez n'est pas en ville dans ce moment ; mais j'ai appris, il y a environ quinze jours, que depuis plusieurs mois elle n'avait eu nullement occasion de faire usage de vos remèdes, ce qui est . la, meilleure preuve des effets salutaires qu'ils ont produit. Je suis. Monsieur,

Votre, etc. R. Pôle Carew.

A M. Williams, oculiste, rue du Lion Rouge, nS 5, . à Londres,

(Extrait du Journal des Débats du q Juillet 18 14 }*

« On verra, par la lettre ci-après, qui a été adressée à » M- Williams, peu de jours avant son départ pour Paris, » par «a gentilhomme français, résidant à Londres ^ à

* l'effet d'être publiée en France , combien est déjà

* ancienne la réputation méritée dont jouit cet oculiste. »

Londres, ^e 18 Mai 1814. 1

Monsieur,

« C'est avec infiniment de reconnaissance que je vous prie derecevoirmesremercîmenssur l'efficacité de remèdes si précieux pour l'humanité, dont l'emploi fait autant d'honneur à votre cœur, qu'ils sont essentiellement utiles. Ma vue est infiniment plus claire , et je ne doute pas qu'en en continuant un peu plus l'emploi, je ne recouvre l'usaga de l'œil gauche, qui, depuisquaranteans, était presqu'éteint p;H' la malignité de la petite vérole. Je désire que la réputation que vous vous êtes si justement acquise en Angleterre, s'établisse en France , où je vous engage à porter des secrets si précieux. Puissent mes compatriotes être les interprètes des senlimens reconnaissans et très-distinguésavec lesquels je suis, Monsieur, votre très-humble, etc.. » Le vicomte de Villeneuve.*

Le révérend M. Perrotin, d Monseigneur le révérend docteur Donglas, évéffue de Londret , en date du 7 janvier 1812.

M0NSEIGN£Ufl,

J'ai l'honneur de vous recommander la personne qui vous remettra cette lettre, M. 'Williams, oculiste, place du Lyon rouge, n." 3,' et j'ai le plaisir d'informer votre seigneurie qu'ila à vousfaire une proposition qui lui vaudra les bénédictions de tous les pauvres frères catholiques de cette métropole, dont les yeux étaient affectés et guéris daus l'espace de trois jours, au point de pouvoir lire dans les plus petits caractères. J'ai été témoin oculaire des sei-» vices qu'il a rendus à un grand nombre d'infortunés, dont un entr'autres était aveugie de naissance. La demande dit, généraux M. "Williams est en substance ce qui suit :

Il se propose de traiter gratis r au dispensaire royal et général Hagh-llolborn , u.° 98, tous les pauvres catholiques. de quelque nation qu'ils soient, dès qu'il en aura la pej'~ «ûissian % et que Le couteau de cette lettre sera public eu^

( i8a ) anglais et eft français dans les congrégations de Londres et de son voisinage.

J'ai l'honneur d'être, Monseigneur l'évêque, de votre seigneurie ,

Le dévoué*obéissant et humble serviteur,

Michel PERROTIN, Prêtre catholique romain.

L'Auteur, par humanité, a tris-sou vent donné se-s soins à des personnes dont l'ouïe ainsi que la vue étaient affecîées. Une dame nommée Hewit, qui avait été guérie des maux d'yeux ( après lui avoir permis de faire usage de son nom ) , lui représenta que sa mère, âgée de plus de soixar te ans, avait entièrement perdu l'usage d'une oreille. Au mois d'Août dernier, elle fut mise sous ses soins; il lui envoya des remèdes avec les instructions. Le résultat est annoncé dans la lettre suivante, datée du i4 Novembre i8i5, portant que ses deux oreilles sont parfaitement rétablies. (Note de l'Editeur).

Monsieur,

Permettez-moi de vous faire mes sincères remercîmens pour le bien que m'a fait l'usage de vos remèdes contre la surdité, qui a surpassé mes plus grandes espérances. L'aise que j'éprouve actuellement , me fait un devoir de rendre cette cure publique , afin que les personnes qui se trouvent dans le même cas, sachent où s'adresser pour être guéries. J'avais entièrement ' perdu l'usage d'une oreille pendant un temps considérable, et j'éprouvais aussi une sensation très-désagréable dans la tête, qui me rendait stupéfaite, (l'est avec un vrai plaisir que je déclare que, ( quoique j'ai plus de soixante ans ) j'ai l'ouïe très-fine : ce qui ne serait pas, j'en suis persuadée, si je n'avais eu recours à vos excellentes compositions. Le désir d'être utile aux affligés, m'oblige à dire que je serai toujours charmée de répondre aux questions qui me seront faites à ce sujet, sôit personnellement ou par lettres (port franc). Je suis, etc. C. Waxker.

Lowill , L' verpool , le i£ Novembre iS i3. J M, "Williams '•„ Oculiste d Londres* ■

(Témoignage en faveur des remèdes de l'Auteur contre ta surdité).

Monsieur,

La reconnaissance m'impose les devoirs de vous faire part, ainsi qu'au public, de la guérison que nia fille a reçu de vos remèdes contre la surdité. Elle était sourde dès l'enfance. Il y a environ dix ans, j'allai avec elle chez feu M. Maule, célèbre chirurgien de Palb-Mall, qui, après l'avoir examinée, déclara qu'il ne pouvait lui procurer aucune assistance, qu'il fallait attendre un changement de circonstances, et l'effet du temps : ce que nous fîmes, mais sans succès. Lorsqu'elle eût atteint l'âge de seize à dix-sept ans, apprenant que vous aviez des remèdes pour guérir la surdité , je m'adressai à vous, et j'ai le plaisir de dire qu'elle a recouvré la jouissance de celte précieuse faculté.

Je suis, etc. C. Burford.

Bureau d'Assurance du Comté.

Hackney , le i3 février i8i4»

A M. "Williams , oculiste, place du Lion rouge, «.• 3, à Londres.

Copie d'une lettre adressée à M. Williams , oculiste , par U révérend R. Hill , oncle du général Lord 11 M.

Monsieur,

Un de mes enfans ayant été affligé très-long-temps d'une grande ophtalmie chronique, on me conseilla dem'adresser à vous, et de faire usage de vos incomparables remèdes. Je suis heureux de vous annoncer qu'ils ont tout-à-fait surpassé mon attente, en ce qu'ils ont fait disparaître entièrement la maladie. Je vous permets de publier cette lettre de la manière que vous jugerez convenable, ayant l'honneur d'être avec reconnaissance , Monsieur, Votre obligé serviteur, Rj Hili»

Naolwicb, 3 Septembre 1812.

ri84>

En Juillet i8i5, l'Auteur se décida de faire le tour de l'Irlande; pour avoir l'occasion de traiter gratuitement les pauvres. Après avoir commencé sa tournée par la cité de Dublin, où il donna ses soins à plus de mille malades, il se rendit à Carlow, et visita ensuite Kilkenny, Clonmel, Youghel, Corck , Riilerney , Limerick , Londonderry, Colerin, Drogheeda, etc. Dans chacune deces villes, ses effort s furent couronnés des plus grands succès. De retour à Dublin en Décembre, avec une pleine satisfaction, il s'embarqua pour l'Angleterre, alîn d'aller commencer la nouvelle année à Londres.

( Extrait du Journal de Colraine (Irlande), le 4 Décembre 181 5.)

C'est avec plaisir que nous copions, pour l'encouragement des personnes affligées de la vue, la lettre du docteur Boyd de notre ville, en reconnaissance d'un grand jiombie de personnes qui ont été guéries par M. Williams, durant le court séjour qu'il fit parmi nous.

(Note de l'Editeur).

MONSIETJB,

Ce matin, une honnête femme s'est rendue chez moi toute seule, pour me prier de vous remercier pour elle ; c'est avec plaisir que je vous déclare l'avoir connue aveugle depuis plus de quatorze ans , et qu'actuellement elle a entièrement recouvré sa vue. Je dois vous informer en même temps que l'enfant de M. D. , de cette ville, était presque aveugle et qu'il peut en ce moment marcher sans guides.

J'ai l'honneur d'être, etcv John Boy».

A M. "Williams, oculiste à Londres*

Extrait d'une seconde lettre du même Docteur., concernant la cure d'Adam H., ecuyer esqr., et Magistrat du Comté d'Jntrim, qui a fait usage des remèdes prescrits par itf. Williams.

BloffSIETJB. ,

Je suis charmé de vous apprendre que M. H. est bea-ttcoup mieux; il est en état de lire sans luuette&j malgré

son grand âge , ce qu'il n'avait pu faire depuis plusieurs années. Je vous souhaite toujours beaucoup de succès.

John Uoïd.

Vers insérés dans le Courrier de Liverpool , d l'insa de M.' Williams , le i5 Août i$i2,par un habitant de Chester.

Cessez, tristes accons de crainte et de douleurs , Plus de géinissemens auprès de l'espérance ; De ce vrai philantrope accueillez la présence , Il chasse devant lui la nuit et le malheur.

"Williams, je lis ton nom au temple de mémoire 3 Inscrit en lettres d'or, il régnera long-temps; La justice viendra te prêtttr ses accens, La vérité dira la science et ta gloire.

O vous qui souffriez tant , venez nous répéter, Des baumes précieux la vertu bienfaisante , Leur salutaire effet, et leur force innocente ! Que toute crainte cesse, elle doit s'écarter.

Regarde cette mère et son heureuse ivresse, Pour la première fois elle voit son enfant, Leurs cœurs sont attendris et leur sein palpitant; La gratitude y règne ainsi que la tendresse (1).

Ce valeureux Breton suivant ses ennemis, Dans les sables brùlans de l'Egypte guerrière, Frappé par l'ophtalmie a perdu la lumière ; Mais bientôt plus heureux reverra son pays (2),

Vers le trône éternel s'élève la prière , D'une foule de voix eélébrant leur bonheur, Bénissant lesagens de ce Dieu protecteur ; L'homme éprouve ici-bas son pouvoir salutaire*

(i) Ceci a rapporta une cure parmi plus de deux cents, ainsi qu'il est raconté par le révérend M. Wall de Chester, d'une mère à laquelle la vue fut rendue de manière à distinguer pour la première fois son enfant âgé de deux ant.

(2) C'est une allusion aux milliers de soldats pensionnaires , qui ,ont reçu du soulagement dans le dispensaire royal et général de «Londres, ainsi que dans la campagne ; ils avaient perdu la vue au service de sa Majesté , et avaient reçu leur congé ; avec une pension à vie.

Aveugles malheureux vos cris sont entendus, Et votre bienfaiteur , par sa main secourable, Vient rendre à vos esprits un calme plus durable; La douleur et la nuit ne reparaîtront plus (1).

Après qu'on eut annoncé l'arrivée de l'auteur à Dublin,, dans le mois précodent, avec l'intention de faire le tour de l'Irlande , l'éditeur d'un journal de cette ville, reçut une lettre franc de port de l'Angleterre, contenant une excuse pour le9 vers suivans, mais les deux documens étaient sans signature ; ils ont été insérés le 22 septembre i8i5. La dame qui les a composés, s'est servie de cette Voie, afin de témoigner sa reconnaissance à M. "Williams ,, oculiste de Londres, pour lui avoir recouvré la vue au moyen de ses remèdes qu'il lui avait confiés deux ans auparavant

Ile heureuse d'Erin , célèbre la présence Pu grand restaurateur des yeux à la clarté ; Et que le tout-puissant propice à la science, Fasse briller le jour après l'obscurité.

On t*observa long-temps , enfant de l'Angleterre, Répandant tes bienfaits sur ton pays natal, Puisse ton nom fameux retentir sur la terre ! Que ton front soit orné du laurier triomphal.

Tant que l'on verra l'homme exercer sa mémoire * Les soupirs de la veuve et l'orphelin en pleurs, Williams régnera seul sans rivaux (2) dans sa gloire ,, Et des récits touehans soulageront leurs cœurs.

Cet o&il jadis éteint aperçoit la lumière ; Il oublie aussitôt ses chagrins, ses touruiens* Admire du soleil la clarté salutaire , La pâleur de la lune et les astres brillans.

(1). Probablement en a voulu annoncer le retour de M., William*.,, à Liverpool , dans le courant de l'anue'e demièie.

(2) L'Auteur suppose que la personne guérie a voulu démontrer, dans cette exception, qu'il est le seul quia recouvré là vue à desavejglesj sans opérations chirurgicales»

Saisis donc sans délai cet instant favorable, Car Albion s'agite et demande son fils ! Mille cœurs «'élevant vers un ciel secourable, Déplorent son absence affligés et surpris»

En 1814. et depuis cette époque, chaque fois que l'Auteur a pu s'absenter d'Angleterre, pour visiter II capitale de la France , il a eu le bonheur de recouvrer la vue à un grand nombre de personnes de tout âge, sans opérations chirurgicales. Ces cures ont été publiées dans le Moniteur, le Journal des Débals, la Gazette des Tribunaux, le Temps et autres journaux, à la sollicitation des personnes guéries, comme preuve de leur reconnaissance. Il crut aussi de sondevoirde visîterlescitéset villes de pro* vince ci -après, savoir; Lyon, Bordeaux, Bruxelles, Nantes, Rennes, Angers, Saumur , Le Mans, Tours, Rouen, Lille, Amiens, Caen , Rheims, le Havre, Dunkerque, Arras, Grenoble, Douai, Valenciennes, Abbeville, Boulogne-sur-mer, St. -Orner, St.-Quentin, Cambrai, Beauvais , Lizieux, Evreux, Honfleur, Calais, Soissons, Laon, Compiégne, Dou'.lens, Vcrvins, Cassel et Ardres. Son objet était de trouver l'occasion de traiter les indigens gratuitement, ce qu'il fit depuis le premier jour de son arrivée dan? chaque ville, jusqu'à son départ; et il peut dire sans flatterie, que des milliers qui étaient aveugles ou ayant les yeux malades, ont été guéris ou sensiblement soulagés par ses soins. A Rouen seulement, deux cent quatre-vingts pauvres ont é'é traités avec succès pendant son séjour; une d'entre (e1ix, Agée de cinquante ans, nommée Rose Desforges, recouvra sa vue après avoir été aveugle pendant quarante-quatre ans. (Voyez sa lettre dans les pages suivantes, ainsi que celle de 31 M. les Administrateurs des hospices, page 176). La principale raison qui l'engagea d'entreprendre ces diflerens voyages, fut pour n'avoir pu entretenir correspondance avec une classe aussi nombreuse, et afin de donner l'occasion aux malheureux affligés de se rendre en personne journellement chez lui, chose impossible pour ceux qui se trouvaient éloignés.

M. Luard, Docteur en Médecine , d M. Williams , ancien oculiste du feu Roi Louis XVII l.

« Monsieur, je me fais un devoir de rendre hommage aux excçlleua remèdes inventés par Iqs hommes qui se

( iS8 )

livrent à l'exercice d'une des branches de l'art de guérir» et je ne puis sous ce rapport, Monsieur, tous le refuser * ayant éprouvé un succès complet de vos topiques dans diverses maladies des yeux, et particulièrement chez une femme qui fut frappée devant moi de goutte sereine de l'œil droit, sans avoir éprouvé antérieurement à cet accident, aucune indisposition qui pût faire soupçonner cet affreut événement. Ayant examiné attentivement les deux yeux, la dilatation de Ja pupille de l'œil gauche et son peu de contractabilité, ilme fut aisé de prédire que , sous vingtquatre heures, peut-être elle serait privée de la lumière. En effet ma prédiction ne fut que trop vraie, et cette personne fut plongée dans l'obscurité la plus complète : on employa les vomitifs, les vésicatoires, séton , etc. sans aucuns surcès, et, après cinq à six semaines de cet état affreux, je conseillai l'usage de vos topiques , dont je m'étais déjà servi avec quelqu'avanlage dans des circonstances moins graves. Aussitôt arrivé, on s'empressa d'en faire usage, et, au bout d'un mois environ, la vue se rétablit peu à peu , et, dans la suite, elle devint aussi bonne qu'elle eûtjatnais été. Yoilà, Monsieur, l'exacte vérité que je me plais à vous transmettre par écrit. Je dois aussi vous féliciter pour les heureux résultats que vous avez obtenus sur plusieurs personnes d'Honfleur, qui sont allées vous voir au Havre, soit entièrement aveugles, 'soit privées d'un œil, et ont, par vos soins, recouvré la vue , et qui continuent d'être dans un état très-satisfaisant. J'ai également à vous remercier de votre traité r-ur les maladies des yeux et des oreilles, que vous avez eu l'obligeance de m'adresser, 'et si j'ai tant tardé à vous en exprimer ma reconnaissance^ c'est que j'espérais toujours pouvoir passer au Havre avec mon épouse, dont je me proposais de vous prier d'examiner les yeux qui souvent sont ïiffeetés de petits dépôts qui se forment dans le bord des paupières, ce qui les lui affaiblit au point qu'elle ne peut plus s'occuper avec son aiguille, travailquicharmait ses ennuis et faisaitle bonheur de sa vie. Mais le mauvais temps sera cause que nous serons privés de l'avantage de vous voir. Recevez, je vous prie, l'assurance delà considération distinguée avec laquelle j'ai l'honneur d'être /

LlURD, D. M.

iSHonfleuc, le 21 Septembre 1829*1

Extrait du Journal de Paris de i8i5.

Page 1