‹ Traités approfondis des maladies des yeux et des oreillesChapitre 34 sur 58 · INVITATION · texte numérisé non relu

INVITATION

Boulogne , le aS Septembre 1820.1 A Monsieur Williams, oculiste honoraire des Rois,

Monsieur, j'ai été tellement touché des supplications qui vous ont été adressées ce matin par les malheureux dont vous avez commencé la guérison , que je crois devoir y joindre mon instante prière , pour vous engager à rester encore quelques jours à Boulogne. Témoin des merveilleux progrès d'un grand nombre de cures avancées , je désirerais que vous voulussiez les conduire à fin. Les louables sentimens d'humanité et de désintéressement dont vous faites preuve dans notre pays, çne permettent, monsieur , d'espérer que vous voudrez déférer à ma prière.

J'ai l'honneur d'être, etc.

Le Sous-Préfet de Boulogne.

Boulogne, le 29 Septembre 1820.-

Le Sous-Préfet de l'arrondissement de Boulogne, qui a assisté au traitement fait par M. "Williams., à plus de cinquante individus de divers âges , dans une salle de l'hospice civil de Boulogne, a porté son attention particulière sur une femme âgée de 83 ans , qui , depuis l'âge de trois ans , était privée de la vue d'un oeil , et a déclaré l'avoir recouvrée ; plusieurs autres qui l'avaient perdue depuis nombre d'années , ont déclaré également l'avoir recouvrée à divers degrés depuis que M. le docteur "Williams a entrepris leur cure. Enfin, un jeune homme, pêcheur de profession, qui ne voyait plus, s'est trouvé en état d'aller à la pêche au bout de quelques jours de traitement.

Boulogne , le 4 décembre 1820,1 A Monsieur Williams , oculiste honoraire des Rois,

Monsieur, vous avez bien voulu déférer à ma prière et à celle de monsieur le maire, eu prolongeant votre

séjour dans notre ville, pour terminer les cures que vous aviez si avantageusement commencées. Je viens vous offrir mes sincères remercîmens pour cette déférence , et pour les soins désintéressés que vous prodiguez aux iudigens avec un zèle si bienveillant.

Je vous dois aussi, monsieur, des remercîmens particuliers pour les soins que vous donnez à ma fille. Les taches qui étaient dans ses yeux disparaissent sensiblement depuis que vous ra traitez, et ma reconnaissance est d'autant plus sentie que déjà des remèdes, dont on nié garantissait l'efficacité, avaient été vainement employés à cet effet.

Témoin des prodigieux effets de vos remèdes à nombre d'individus qui, depuis plusieurs années, étaient plus ou moins' gravement affligés , et à d'autres qui étaient même privés de la vue, je ne puis que faire des vœux pour que les bienfaits de vos soins se propagent. C'est pourquoi j'ai écrit à Arras et à Saint-Pol , afin de donner de la publicité aux grands succès que vous avez obtenus, et j'en ai informé M. le préfet.

Si vous jugiez à propos de faire connaître par la voie de l'impression, les résultats du traitement que vous avez administré aux individus de divers âges, dont j'ai entendu les déclarations à l'hospice , j'y ajouterai mon certificat.

J'ai l'honneur d'être , etc.

Le Sous-Préfet de Boulogne.

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