‹ Traités de législation civile et pénale;Chapitre 135 sur 299 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DV MABIAGE.

Inde casas posfquam, ac pelles ignenique paranoit. Et millier conjuncta viro concessit in unum, Castaque privatœ Veneris connubia lœta Cognita sunt, prolemque ex se videre creatam, Tum genus humanum primiim mollescere cœpit.

Luc. V.

Sous quelque point de vue que l'on considère l'institution du mariage, on est fi'appé de l'utilité de ce noble contrat, lien de la société, base fondamentale de la civilisation.

Le mariage, comme contrat, a tiré les femmes de la servitude la plus dure et la plus humiliante : il a distribué la masse de la communauté en familles distinctes ; il a créé ime magistrature domestique ; il a formé des citoyens ; il a étendu les vues des hommes sur l'avenir, par l'affection pour la génération naissante ; il a multiplié les sympathies sociales. Pour sentir tous ses bienfaits, il ne faut qu'imaginer un moment ce que seraient les hommes sans cette institution.

Les questions relatives à ce contrat peuvent se réduire à sept : 1" Entre quelles personnes sera-t-il permis ? 2° Quelle en sera la durée ? 3° A quelles conditions se fera-t-il ? 4° À quel âge ? 5° À qui le choix ? 6° Entre combien de personnes ? 7° Avec quelles formalités.

SECTION I

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