‹ Traitment moralChapitre 24 sur 97 · CAUSES AGGRAVANTES · texte numérisé non relu

CAUSES AGGRAVANTES

viens de placer les observateurs qui voudront bien me suivre ou me devancer .

Dans cet état de la question, si l’idiotie est aussi commune présentement que par le passé , cela tient à ce que les hommes qui devraient régler l’hygiène- publique et l’hygiène privée , diriger avant et au-dessus des ingénieurs les grands travaux industriels (qui deviendraient par le bénéfice de leur intervention des travaux hygiéniques) , présider aux circonstances capitales de la vie des individus, et régler, permettre, défendre (au nom de l’ordre public et de l’avenir de l’espèce) telles ou telles unions, décider plus souverainement de l’avenir des races que les chefs de famille qui ne visent guère de notre temps qu’à accoupler une ferme à une métairie, une banque à un comptoir ; c’est que les hommes qui devraient avoir leur siège au sommet des affaires générales comme au conseil du département, au collège entre le proviseur et l’aumônier, comme dans le foyer domestique entre le père et l’enfant, n’ont qu’un fauteuil accidentellement avancé près du lit d’un podagre ou d’un moribond; c’est que la médecine au lieu d’être puissance n’est qu’une profession, au lieu d’être une fonction est un gagne-pain : or, tant que la médecine sera répressive du mal au lieu d’être préventive, Molière et le Peuple auront raison.

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