III. — Des propriétés physiques de l’air
L’atmosphère pesant sur elle-même, ses couches inférieures sont d’autant plus pesantes qu’elles descendent dans des lieux plus bas ; les lieux bas sont en outre presque toujours humides, double raison pour en éloigner les idiots, et particulièrement ceux dont l’infirmité reconnaît pour origine le crétinisme ou la lymphatisation. C’est à l’air sec, vif et raréfié des montagnes, qu’ils se porteront le mieux et que leur constitution se fortifiera avec leur entendement.
§ IV. — De la lumière et de l’électricité.
Autant la lumière solaire est favorable au développement des idiots, autant l’électricité leur est funeste; sauf la tête qui a besoin d’être préservée des rayons directs du soleil, le corps doit en être baigné, inondé toutes les fois qu’on le pourra. Tandis qu'il faut, au contraire, isoler les idiots du fluide électrique répandu parfois abondamment dans l’atmosphère ; car presque tous ressentent à son contact des commotions, des défaillances, des tressaillements accompagnés de pleurs, de cris ou de rire nerveux qu’explique assez la nature même de leur infirmité. Du reste, il suffît pour les soustraire à l’action électrique, de les tenir dans un lieu frais, comme sous des arbres touffus, et, dans les temps d’orage où l’on peut craindre la foudre, dans un lieu sombre et voûté.
§ V. — Du chaud et du froid.
Sans avoir ici la prétention de formuler une idée nouvelle sur cette matière, je dirai pourtant que, si le calorique et la lumière n’étaient qu’un seul et même agent chimique, l’un ne développerait pas dans l’homme (et surtout dans la femme) le tissu adipeux et le système lymphatique, tandis que l’autre fait prédominer le tissu musculeux et le système vasculaire. Obligé de faire remarquer combien