‹ Traitment moralChapitre 50 sur 97 · DES BAINS · texte numérisé non relu

DES BAINS

nement. Pour les hommes du monde, et les femmes surtout, l’emploi de la flanelle vient suppléer une partie des causes naturelles d’excitabilité du système cutané, partie complètement annulée par la vie tout intellectuelle et sensitive que leur font les conventions sociales. Aussi, pour l’idiot qui est presque toujours dans un état d’inactivité, l’irritabilité déjà peau doit être provoquée par des agents extérieurs, parmi lesquels les vêtements de flanelle tiennent le premier rang. Ce sera pour lui l’irritant chronique, normal, l’agent le plus direct, le plus sûr, le plus constant de l’activité dès fonctions cutanées qui appellent à la surface les fluides et la chaleur, et régularisent la transpiration.

Il doit être bien entendu, après ce que j’ai déjà dit précédemment que l’irritation nécessaire à la peau ne doit pas être confondue avec les compressions exercées par des vêtements trop étroits, et gênants, surtout aux articulations ; caria compression habituelle empêche la nutrition partielle ou totale, et arrête le développement du sujet. Je renouvelle cette recommandation à propos des vêtements de flanelle, parce que cette étoffe, possédant au plus haut point la faculté de se rétracter, ne tarde pas à défier les mesures prises le plus largement, et se rétrécit à chaque blanchissage ; ce qui, joint à la croissance des enfants, en nécessite les renouvellements les plus rapprochés. Si cette réflexion est juste pour tous les enfants, elle l’est à plus forte raison pour le nouveau-né, que l’on doit se garder de comprimer dans ses langes.

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