DES BAINS
à la plus grande somme possible de sensibilité ; mais à côté de ces considérations, d’autres viennent contrebalancer les heureux effets que l'on est en droit d’attendre de cet agent hygiénique. Ainsi, chez les sujets prédisposées aux congestions, aux accès apoplectiformes, ou épileptiformes, chez ceux dont le cou est très étroit et les veines sous-cutanées imperceptibles, et chez ceux encore dont le cou est très court, le cervelet large etsaillant, le teintpâle, les paupièresplombées, et le ventre dur et proéminent, les étuves peuvent devenir la cause occasionnelle de crises formidables pour l’avenir, et même pour la vie de l’enfant.
O’est donc particulièrement dans les cas d’insensibilité générale ou locale, d’obtusité du tact, d’imperception par les extrémités nerveuses, comme les mains, les pieds, la face et la langue, qu’on aura recours à ce moyen. Quand les étuves peuvent être dangereuses, il s’ensuit également que les bains doivent être plutôt froids que chauds, ettoujours très courts, dût-on en augmenter le nombre. Quand le bain chaud est administré, il doit presque toujours être accompagné de lotions d’eau froide sur la tête, lotions que l’on aura soin de répétera des intervalles rapprochés, tant que durera le bain. Dans les cas de surexcitations nerveuses, de tics nerveux, de mouvements mécaniques et spasmodiques, les bains froids peuvent durer plusieurs heures, et s’il y a apparence de congestion, être accompagnés également, mais plus abondamment, de lotions d’eau froide sur la tête.
Enfin, si j’ose parler des douches et des immersions dans l’eau froide, c’est pour les proscrire absolumeut comme des moyens qui peuvent être bons pour mater des fous furieux; mais qui ne me sont pas utiles, Dieu merci, pour améliorer l’état des pauvres idiots.
DE L’IDIOTIE