‹ Traits généraux sur la géographie physique du Canada [microforme]Chapitre 3 sur 12 · RÉGION DE LA CORDILLÈRE · texte numérisé non relu

RÉGION DE LA CORDILLÈRE

La partie ouest du continent américain est plus où moins montagneuse, La chaîne des Andes, qui traverse l'Amérique du Sud dans toute sa longueur, s'élargit dans l'Amérique du Nord, et, au Canada, accuse une largeur moyenne de plus de 500 milles. Cette région est la plus élevée du ‘'anada, plusieurs des sommets atteignant une altitude de 10,000 pieds. avec queues pies qui dépassent 13,007 au-dessus de la mer, La digne montagneuse forsnant la Cordillère peut être largement divisée en trois troncons parallèles: une vieille série de plateaux et de montagnes formant le centre, et qu'on appelle la chaîne intérieure des plateaux et montagnes, une jeune série de crêtes parallèles, à l'est du plateau central, formée de troncs de failles et de plis connus sous le nom de montagnes Rocheuses, et une troisième division, entre la région des plateaux et le Pacifique.

appelée la chaîne côtière. Cette chaîne comprend deux divisions topographiques : une crête granitique ou chaîne de montagnes, qui forme l'alignement côtier, et une chaine brisée qui forme l'ile montagneuse de Vancouver, le groupe de la Reine-Charlotte et Les îles de l'archipel à l'angle nord de la Colombie-Britannique.

La chaine intérieure de plateaux et de montagnes à eu une très longue histoire de surrection et d'affaissement, entraînant des périodes alternantes de dénudation et de déposition. Le système des montagnes Rocheuses est plus moderne et ses crêtes montrent peu d'érosion, sauf l'enlèvement des débris causés par la fracture terrestre. Le système côtier est un peu plus vieux que les Rocheuses, ayant subi une érosion considérable avant leur soulèvement,

IiISTOIRE.

La partie centrale de la Cordillère a été longtemps l'un des traits topographiques du continent, avant une histoire qui remonte presqu'au plateau laurentien, Aueune aire terrienne de cette époque lointaine n'est conservée : mais des roches formées des débris de cette terre restent, et prouvent qu'elles ont été soumises à leur tour à une érosion intense qui les a presque complètement fait disparaitre, et qui a formé de leurs débris les dépôts dans lesquels on trouve les plus anciennes formes de vie. Ces dépôts ont été soulevés au-dessus de la mer au début du Paléozoïque et ont formé à leur tour une aire terrienne sur laquelle la mer a empiété pendant le Carboniférien. La fin du Paléozoïque à été marquée par un abaissement de la mer, qui a sépare cette crête du plateau laurentien à l'est, et par un soulèvement général du sol Ce soulèvement a été probablement plus prononcé dans toute la région actuellement occupée par lalignement côtier, car dans le Jurassique, les sédiments formant la croûte extérieure ont été soulevés par l'injection de granit en fusion en-dessous. Une activité voleanique à suivi ce grand mouvement, et des affleurements de cette période peuvent être reconnus de chaque côté de la chaîne de montagnes qui fut alors formée. Un affaissement des aires adjacentes est indiqué par les dépôts de l’ancien Crétacé: mais à L'intérieur, la dernière partie de la période est indiquée par la dénudation et le uivellement de la surface, et dans la chaine côtière par l'enlèvement de presque tous les dépôts stratifiés surjetant le batholithe granitique. La dernière invasion du continent par la mer s'est produite pendant cette période, alors que la partie ouest a été séparée de l'est par la mer crétacée,

La fin du Crétacé entraine une grande période de soulèvement, non pas de l'aire littorale, mais de la zone intérieure et de la partie maintenant occupée par les grandes plaines. Le continent à alors commencé à prendre le contour qu'il a aujourd'hui. La dénudation prolongée et la dissection de l'alignement côtier, le profond ereusement de la région des plateaux et le soulèvement des crêtes qui constituent les montagnes Rocheuses ont été les faits saïilints. La période qu'on fixe généralement pour l'établissement des montagnes Rocheuses est celle qui détermine la fin de l'Eocène, mais on l'a appelée la révolution laramide. Bien que des atffleurements volcaniques couvrissent de vastes bandes de l'intérieur dans cette période, la violence des efforts croûtiers ont surtout porté sur la formation des montagnes Rocheuses. Une variation des nombreuses périodes d'érosion et des changements de contonr s'est produite dans la période glaciaire, alors que par suite de changements elimaiériques, une grande masse glaciaire s'est répandue en courants épais dans les canaux usés par l'eau, et par-dessus les sommets rugueux moins élevés, adoucissant leurs aspérités et creusant et élargissant les vallées.

DOC. PARLEMENTAIRE No 25d LA CHAINE DES MONTAGNES ROCHEUSES,

Le régime des montagnes Rocheuses embrasse toutes les chaînes qui sont à l’est de la vallée remarquable appelée la tranchée des Rocheuses, qui s'étend de la frontière des Etats-Unis jusque dans l'Alaska. Tout le long de cette bande les montagnes conservent une uniformité remarquable de structure et sont d'un contour récent. La zone se rétrécit et est de beaucoup plus basse là où elle est coupée par les vallées des rivières La-Paix et Liard:; mais elle S'élargit vers le nord par l'addition d'autres chaînes, Le svstème comprend: les montagnes Rocheuses proprement dites, qui s'étendent de la frontière internationale à la rivière Liard, les monts Mackenzie, reposant entre la vallée du Mackenzie et le plateau du Yukon: les monts Franklin, érête étroite à l'est de la rivière Mackenzie, et les monts Richardson, près de la mer aretique.

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