‹ Transformations moléculaires dans les couches minces à la surface de l'eauChapitre 11 sur 18 · L 722 SOI FE · texte numérisé non relu

L 722 SOI FE

on trouve

La valeur obtenue à température supérieure à 32° s'accorde donc mieux avec la valeur calculée que celle obtenue à température ordinaire. La première de ces valeurs corres-

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pond à la valeur trouvée à la température ordinaire pour la trilaurine.

22 Mesures relatives. — Les résultats ci-dessous ont été calculés, à partir des longueurs / réellement mesurées sur la cuve, de façon à représenter conventionnellement par S — 10 la surface monomoléculaire formée à température supérieure à 32°; d’une manière générale, on adoptera arbitrairement la valeur 10 pour surface des couches minces des divers corps qui seront étudiés, cette surface correspondant à la température pour laquelle une même masse du corps étendu forme la

surface maxima.

ExPÉRIENCE I (toluène) EXPÉRIENCE II (toluène) (septembre 1913) (février 1914) rm NS es 1è S Æ S 16°7 6,2 12°5 6,3 T7 6,1 1607 6,2 17°/4 6,2 180 6,5 1904 6,3 1803 6,5 1909 6,5 100 6,5 2/40 8,2 2003 6,6 260 0,0 Dre. 6,9 340 10,0 2107 65 370 10,3 2209 Te 500 9,0 29S Ta 2306 DU 2504 0,3 2505 9,2 GE 10,2

La courbe (fig, 7) montre que la surface croît de 6,1 à 10 quand la température passe de 18° à 31°, le rapport des surfaces à chaud et à froid étant :

Indiquons, à titre d'exemple, les valeurs de p obtenues

pour des couches déposées à l’aide du toluène, dans six expériences différentes :

Les résultats paraissent analogues, lorsqu'on emploie d’autres solvants que le toluène : par exemple le pentane. La courbe de transformation moléculaire a la même allure, l'évolution s’effectuant sensiblement dans les mêmes intervalles de température. Le rapport p a été trouvé égal à 1,62.

Toutefois, dans le cas de l’éther ordinaire, le rapport p a été trouvé supérieur à 2, quoique l’éther employé fut très pur (2); ce résultat pourrait peut-être s'expliquer par une disparition trop rapide du solvant très volatil avant que la substance n'ait été intégralement étendue. On verra au chapitre II que la trimyristine, incomplètement étendue à température ordinaire, n’est pas douée d'extension spontanée et devrait couvrir, par conséquent, une surface trop petite. A la température où le corps s’étendraitspontanément, les résultats paraissent corrects, car nous avons trouvé, pour

QG) Les points relatifs à l’expérience I sont figurés par des croix, ceux relatifs à l'expérience IT par des ronds. La courbe a été tracée en s’aidant de toutes les déterminations effectuées sur la trimyristine (150 environ).

(2) Il avait été préparé par M. J. Carvallo, en vue de l'étude de la conductibilité électrique de l’éther pur,

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épaisseur de la couche monomoléculaire formée à partir d’une solution de trilaurine dans l’éther, une valeur convenable.

Quoi qu'il en soit, nous devons accueillir avec prudence les résultats fournis par les solutions et vérifier d'abord que les phénomènes restent les mêmes en l'absence de tout solvant.

Nous nous sommes donc adressé à la trimyristine fondue, dont une très faible trace a été déposée sur l’eau à une température voisine de 60°, de façon à réaliser une couche monomoléculaire occupant sensiblement toute la cuve. En laissant la température s’abaisser de 60° jusqu’à la température ordinaire, on n’observe aucun phénomène particulier à la température de 53° (température de fusion de la substance), tandis qu'à 28° on soupçonne déjà une surface légèrement plus petite; cette surface diminue progressivement et, à 17°, on trouve que le rapport des surfaces est devenu p — 1,34. Ce rapport est notablement plus petit que 1,6, mais, si l'on songe que l'expérience a duré plus d’une heure et demie, il est naturel de penser que cette valeur doit être trop faible, malgré les précautions prises pour éloigner les impuretés accidentelles.

Après avoir obtenu la diminution de la surface par refroidissement, on retrouve une surface plus grande par élévation de la température jusqu’à 30°; par refroidissement, la surface diminue à nouveau. Le rapport de la surface initiale (expérience à 6o°) à la dernière n’est plus alors que 1,22 à cause de l'apport continuel d’impuretés pendant la durée des expériences.

Rôle du support. — Nous avons montré la difficulté des mesures sur d’autres supports que l'eau (précédent chapitre, $ 9); néanmoins, nous avons pu opérer, à différentes tem pératures, sur un sirop sucré (300 gr. de sucre par litre). Les résultats suivants, qui concernent encore la trimyristine,

sont inscrits parallèlement à ceux qu'on obtient sur l’eau

pure c je S' S (eau distillée sucrée) (eau pure)

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