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(1) L'alcool cétylique, ainsi que plusieurs des substances étudiées dans ce travail, nous ont été obligeamment offertes par M. Arnault; elles ont été préparées où purifiées dans son laboratoire.
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La substance est légèrement volatile vers 500. La figure Yo représente la marche du phénomène.
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$ 4. Acides. — Les acides gras, tels que les acides myristique, palmitique, stéarique, donnent lieu à des phénomènes analogues à ceux décrits plus haut, pour les éthers et les alcools ; pour l'acide myristique, l'observation doit être faite à basse température (inférieure à 10°). Pour tous, elle doit être effectuée sur l’eau distillée et non sur l’eau de source, les sels
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dissous dans celle-ci donnant naissance à des actions chimiques avec les acides gras. D’une manière générale, on obtient avec les acides gras des valeurs très variables pour la surface monomoléculaire, à cause, probablement, de la formation de sels de ces acides. Il suffit, par exemple, de traces d’ammoniaque en suspension dans l'air pour faire tomber à moitié, souvent même au quart ou au dixième, la valeur de la surface réalisée sur l’eau distillée. Par exemple, la longueur d’une couche monomoléculaire tombe de 50 cm. à 22 cm., par le seul fait de déboucher pendant un instant un flacon d’'ammoniaque à quelque distance de la cuve. Si lon prolonge l'action de l'alcali en approchant de la surface un tampon de coton imbibé de solution ammoniacale, la couche superficielle disparaît à peu près entièrement, probablement à cause de la solubilité du sel formé.
Le choix de l’eau distillée paraît avoir aussi une grande importance : ç’est ainsi que lescouches minces des acides formées sur de l’eau, distillée dans un alambic en verre, sont notablement plus petites que sur l’eau distillée dans un alambic de cuivre. L’eau, conservée quelque temps dans les flacons de verre, agit de la même façon, pour donner lieu à une surface trop petite et il est possible que les cuves de porcelaine, surtout à chaud, aient une action également fâcheuse.
On comprendra, dès lors, qu'il soit-assez difficile de donner des valeurs un peu précises concernant la mesure de ces surfaces. Il ne semble cependant pas douteux que les acides ne subissent des transformations analogues à celles des corps déjà décrits; en particulier, la transformation de l'acide palmitique paraît devoir être représentée par une courbe voisine de celle de la trimyristine, en grandeur êt position.
Voici d’ailleurs les résultats obtenus sur de l’eau distillée dans un alambic en cuivre et légèrement acidulée par de l'acide sulfurique.