LA VIE DE L ATELIER
mine et de l'atolicr. N'est-c(i point là la voi(î du progrès? N'est-ce point là la lumière que nous cherchons?
Il faudra sans doute, de concert avec l'opinion publique et sans la perdre de vue un instant, en marchant avec elle pas à pas, renoncer chaque jour davantage aux traditions, aux formes, à l'esprit du gouvernement paternel ou absolu, du gouvernement antique, et le remplacer parle gouvernement parlementaire et constitutionnel de la mine, de l'atelier, de la fabrique.
M. Tolain, sénateur de la Seine, propose de faire nommer les directeurs des mines par l'Etat, et, sans doute, les ouvriers et les compagnies trouveraient dans ces directeurs des arbitres naturels.
Mais si les conditions matérielles et morales du travail n'étaient pas améliorées, si les griefs restaient les mêmes, nous pourrions craindre de les voir retomber directement et de tout leur poids sur l'Etat républicain.
Je voudrais chercher de plus en plus le progrès et la paix dans le gouvernement constitutionnel du travail, dans la création des conseils de fabriques, des prud'hommes mineurs, dans l'organisa-
tion de la conciliation et de l'arbitrage, dans l'association intime des travailleurs à la gestion et an contrôle des intérêts communs.
C'est ainsi que je développerais la responsabilité des ouvriers, que je les ferais eux-mêmes, de concert avec les patrons et avec les compagnies, juges et régulateurs de leur discipline intérieure.