‹ Transfusions Du Sang Chez Le Nouveau-Né Et Le NourrissonChapitre 10 sur 24 · ES PAIE · texte numérisé non relu

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rut au cours d’un syndrome cholériforme, nous n’avons pas trouvé de lésions de la paroi au niveau de la ponction mais une thrombose de tous les sinus de la voûte et de la base. Il est délicat d'interpréter exactement cette constatation, que certains on déjà faite chez des enfants atteints d’un sydrome cholériforme et non transfusés et sur laquelle a insisté M. Ribadeau- Duinas, mais il nous paraît difficile d'établir entre la transfusion et la thrombose une relation de cause à effet.

Enfin il nous faut signaler l’intérêt majeur de cette méthode : la possibilité de répéter la transfusion aussi souvent que l’état du malade le réclame. Nous avons pratiqué couramment chez le même nouveau-né ou le même nourrisson ; 5, 6, 8 transfusions. Nous donnons plus loin l'observation d’un enfant que nous avons transfusé 10 fois sans jamais constater d’incidents. Seul l’emploi de la voie sinusale permet une telle répétition, souvent indispensable, de cet acte thérapeutique. Il nous paraît difficile de transfuser plus d’une fois au même pli du coude, en appliquant la technique préconisée par Mie Dreyfus-Sée : inciser les téguments d’un pli du coude, rechercher, découvrir puis dénuder une veine (ou avoir parfois la pénible surprise de trouver un réseau plexiforme inutilisable), introduire une aiguille à bout olivaire, puis ligaturer,

ce sont là opérations difficiles d'autant plus que

l'enfant est plus jeune et plus petit, et mutilantes. Il faut rarement compter pouvoir utiliser la même veine une seconde fois, en amont ou en aval. Le plus souvent il faut inciser le pli du coude opposé, puis recourir à des veines superficielles, inconstantes, friables, peu visibles chez le nourrisson dont les tissus sont gras, fermes et tendus. Nous pensons donc qu’il est préférable de réserver cette méthode à l’enfant plus âgé dont la fontanelle est entièrement ossifiée et dont les veines superficielles sont alors plus accessibles et à l'enfant jeune, lorsqu'il est nécessaire de pratiquer une instillation veineuse continue (méthode de Schick et Karelitz). Mais chez le nouveau-né et chez le nourrisson l'emploi de la voie sinusale nous paraît de bien loin la meilleure : grâce à elle la transfusion est toujours réalisable, rapide, non mutilante, ne réclame aucune instrumentation particulière et reste sans danger entre

les mains d’un opérateur quelque peu exercé.

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