‹ Transfusions Du Sang Chez Le Nouveau-Né Et Le NourrissonChapitre 14 sur 24 · AS · texte numérisé non relu

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MM. Valledor et Garcia Mendoza ont vu des enfants présentant déjà une dyspnée toxique revenir à la vie après le traitement.

Mie Abricossoff qui a transfusé personnellement un grand nombre d’enfants atteints d’un syndrome cholériforme a obtenu des résultats excellents. Elle insiste sur la rapidité d’action extraordinaire de la transfusion : recoloration des téguments, arrêt des vomissements et de la diarrhée, reprise du poids, chute thermique, tout se passe 24 à 48 heures après l’injection veineuse, et admet son inefficacité lorsqu'elle est faite trop tardivement alors que sont apparus les signes nerveux d'intoxication bulbaire.

M. Lesné et Mie Dreyfus-Sée, ont pu voir une amélioration importante et très rapide suivre la transfusion faite à des nourissons atteints d’un syndrome aigu, avec déshydratation, vomissements et diarrhée, amélioration tellement constante, qu’ils l’ont observée à une période presque terminale de la maladie, alors que l’apparition d’une complication viscérale pulmonaire habituellement enlevait tout espoir de guérison. [ls reconnaissent que la transfusion faite précocément peut provoquer très rapidement la cessation du collapsus cardio-vasculaire, la réhydratation, une régression accélérée de l’anémie intense qui prolonge la convalescence de ces petits malades. Son applica-

tion, au début des gastro-entérites sérieuses leur

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paraît justifiée par l’impossibilité d'établir leur pronostic exact, et de prévoir, pour certaines d’entre elles, la rapide aggravation irrémédiable.

MM. B. Tassowatz et E. Schneegans, publient en 1934, 5 cas de choléras infantiles transfusés, dont 2 .guérisons remarquables. De 6 à 12 heures après l’injection de sang, ils observent la cessation du collapsus et de l’algidité, la coloration du visage, le retour de la diurèse, la régression d’une cylindrurie, la réhydratation des tissus.

MM. Schick et $. Karelitz, appliquant et modifiant des méthodes déjà préconisées par Cox, Finkelstein, Marfan, Monrad, Schloss, Park et Powers, associent la transfusion à une installation intra-veineuse continue, d’une solution de Ringer, additionnée de 5 % de glucose. Ces auteurs se basent sur le taux de l’hémoglobine du sang, pour décider le moment de ja transfusion : ils injectent habituellement 20 à 35 gr. de sang citraté par kgr. de poids, les heures qui suivent le début de la perfusion, alors que l’hémoglobine présente une diminution notable vis-à-vis de ce qu’elle était avant le début de ce traitement. Lorsque le taux dépasse 85 %, indiquant une concentration sanguine grave, ils attendent plusieurs heures, jusqu’à ce que une dilution du sang s’établisse et administrent alors des quantités plus faibles que d'habitude, 20 à 25 gr. par kgr. de poids, ou bien la quantité habituelle par

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