LA MÉTHODE PROPOSÉE
Donc, à la fin de l’été 1947, nous étions arrivé à la certitude que, chez un grand nombre d’enfants atteints de toxicoses graves et morts pendant les derniers mois, les traitements classiques s'étaient montrés insuffisants. En particulier les vomissements noirs étaient devenus pour nous un signe de mort certaine, comme si, à ce stade, l’intoxication était telle que les lésions fussent irréversibles.
Malgré la facilité des perfusions tibiales, malgré la qualité et la quantité des liquides perfusés, on avait l'impression qu’il fallait agir autrement pour sauver ces cas extrêmes. C’est chez de tels enfants que nous avons fait nos premières tentatives.
Sa genèse
En septembre 1947, appelé encore une fois auprès d’un enfant gravement intoxiqué, comateux, sans pouls, les yeux vitreux, le teint gris, vomissant depuis la veille un liquide noir, nous nous sommes hasardé à faire un autre traitement.
Nous nous sommes rappelé que le Subtosan faisait merveille dans certains shocks postopératoires ou traumatiques de ladulte, tout à fait semblables à ce syndrome neuro-toxique. Dans le shock, en effet, on considère aujourd'hui que la physio-pathologie se ramène à l’action de quatres facteurs :