CARDINAL DE LORRAINE
Pour tesmoigner de quelle volonté
Je servirois ce grand Prince, mon maistre, Si le destin, qui si bas m'a fait naistre, Par sa faveur pouvoit estre donté,
Après avoir humblement protesté
De ce vouloir, j'offre de la main dextre
Mon cœur, mes vers j'appends de la senestre
Aux pieds sacrés de sa grand' Majesté.
C'est Monseigneur, une humble remonstrance Que fait au Roy sa très loyale France, Qui loue Dieu d'un Prince tant humain,
Et qui se plaint comme fille à son père
De tant de maux dont la pauvreté espère Le seul secours de votre heureuse main.