TARIF OÉNÉRAL TARIFS SPÉCIAUX
Détail A* B Détail A^ I II m
Le tarif III et une partie des tarifs exceptionnels sont seuls à base décroissante. Les prix du tarif III descendent à 2'',75, par kilomètre en sus de 100. Ceux des tarifs exceptionnels descendent jusqu'à r,75 par kilomètre supplémentaire aux grandes distances ; ils comportent souvent des prix fermes.
Les bases, n'étant pas décroissantes, sont généralement plus basses qu'en France au début, et plus élevées à la fm pour les les longs parcours. Le peu d'élévation de la base initiale est compensé par Télévation des frais accessoires. Les frais de gare sont de 2 fr. 50 par tonne pour les expéditions de détail et pour le tarif A*, et de 1 fr. 50 pour tous les autres tarifs ; ils sont cependant réduits pour les parcours inférieurs à 100 kilomètres, et descendent à 1 fr. 25 ou I franc, selon les tarifs. Ils ne comprennent le chargement et le déchargement que pour les expéditions de détail ; tous les wagons complets doivent
être chargés OU déchargés par les expéditeurs; silecheiniD de fer s'en charge, il prend en général 0 fr. 50, et parfois 0 fr. 75 par tonne et par opération.
Les transports taxés d'après les tarifs A^ I, II, III, oule< tarifs exceptionnels, sont faits en wagon découvert, sauf pour les marchandises dénommées comme craignant la mouille; la fourniture de bâches donne lieu à la perception d'une surtaî»* de û fr. 50 ou 5 fr. par wagon et par 200 kilomètres parcourus.
Ce qui caractérise ce système, c'est que Ton peut composer le chargement d'un wagon avec des marchandises quelconques ; seulement, on paye pour le tout comme pour celle de ces marchandises qui comporte le tarif le plus élevé. Dans ces conditions, Técart de plus d'un tiers entre le prix des expéditions de détail de la plupart des marchandises et celui des wagons complets, est largement suffisant pour permettre au\ groupeurs d'offrir au public, pour les. colis isolés, des prix bien plus avantageux que ceux du tarif des chemins de fer. tout en se réservant un bénéfice notable. Le groupage a don»' pris un développement considérable, qui a amené une grande diminution des expéditions de détail. Tandis qu'avant 1876. ces expéditions représentaient 10 p. 100 du trafic, et les chargements de 5 tonnes 30 p. 100, aujourd'hui chacun de ces modes d'expédition ne s'applique plus qu'à 5 p. 100 du tonnage transporté, et les expéditions de 10 tonnes atteignent 90 p. 10*'-
Le groupage ne fonctionne pas entre les stations qui n'ont que des relations peu actives ; il ne joue guère non plus poui' les parcours inférieurs ^:200 kilomètres, parce que lehénèbce à réaliser ne couvrirait pas les fraisde l'opération, qui sont àp^u près indépendants de la distance. Mais, pour les longs trajcis entre des localités échangeant un trafic considérable, tous les transports de détail passent par les groupeurs. Ceux de Berlin se sont organisés en syndicat ; les chiffres suivants permettent de rapprocher, pour deux directions importantes, les tarifs