‹ Transports & tarifs (volume 2)Chapitre 146 sur 204 · A. — CONCLRRENCE ENTRE LE CHEMIN DE FER ET LE CABOTAGE · texte numérisé non relu

A. — CONCLRRENCE ENTRE LE CHEMIN DE FER ET LE CABOTAGE

Vis-à-vis du cai)ola^e de port français à port français, le chemin de fer se trouve dans la même situation légale que vis-«ivis do la navigation fluviale. Nous avons vu, en effet, que, dans nos ports, le cahotage est presque exempté de tout péage, droit de quai ou droit de tonnage local. En outre, comme la navigation, il traite de gré à gré avec ses clients, et fait varier librement ses prix suivant la situation commerciale.

Au pointde vue des prix de revient, la situation respective du chemindeferetdelanavigationmaritimevarieavecladistance, mais dans un sens exactement inverse à celui que nous avons constaté pour la batellerie. Nous avons dit, en effet, que les prix de transport par mer sont très loin de croître en proportion de la longueur des trajets. Pour les parcours très petits, le cabotage est beaucoup plus cher que le chemin de fer. Il ne peut donc entrer en lutte que s'il a iavantage de la distance, comme cela arrive aux environs des estuaires, où le chemin de fer fait des détours considérables. Ainsi, entre Caeu et le Havre, tandis qu'il n'y a pas par mer 50 kilomètres, le trajet par la voie ferrée, qui va passer la Seine à Rouen, a une longueur de ^40 kilomètres. Les cas exceptionnels de ce g<Mire sont les seuls où il puisse y avoir lutte, pour les petits parcours, quand ils ne peuvent être effectués que par des bateaux capai)l(^s de tenir la mer.

Mais, (lès qu'il s'agit de transports un peu longs, les prix par

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