CHAPITRE III
ROUTES, ClIEMIXS ET RUES
I. — Traction et vitesse. — Dans les pays primitifs, dépourvus de voies de commuDîcation, c'est à dos d'homme ou à dos de bête que s'eflfectuent les transports. Mais, dès que le développement de la civilisation a permis d'exécuter quelques travaux, le roulage se substitue au portage ; il joue seul un rôle important dans le trafic contemporain, en dehors des pays encore à Tétat sauvage. Avec ce système, le principal élément technique qui influe sur le coût d'un transport est l'effort de traction qu'il nécessite, et cet effort dépend essentiellement de l'état de la chaussée et du profil de la voie.
En terrain horizontal, d'après les indications données dans le cours de routes professé à TÉcole des Ponts et Chaussées, l'effort à exercer, par tonne traînée, pour faire rouler un camion sur les chaussées ordinaires, serait compris entre les limites ci-dessous :
Pavage ou empierrement sec 15 à 25 kilogr.
Empierrement mouillé 25 à 50 — •
Accotement mouillé ou chaussée récemment rechargée 50 à iOO —
Le rapport r entre l'effort F à faire pour vaincre la résistance à la traction et le poids traîné P, est habituellement compris entre les limites de 0,015 et 0,05.
TRACTCON ET VITESSE 85
Les rampes augmentent considérablement cet effort. Sur une rampe, la force verticale de la pesanteur se décompose en deux, Tune normale à la chaussée, Vautre parallèle, et celte dernière constitue une résistance, qui s'ajoute au frottement de roulement. Soit OP le poids d'un véhicule se déplaçant sur une rampe AB, et ON et OH les deux composantes de la pesanteur.