RÉGIME ADMINISTRATIF
catégorie de voies, les chemins ruraux, qui commence à prendre quelque importance dans les régions où le réseau i^icinai est suffisamment avancé. Mais il n'existe aucune statistique à leur sujet.
Il n'en existe pas davantage au sujet des rues et places des villes: Cependant, eu ce qui concerne spécialement Paris, on a relevé la longueur des voies publiques qui est de 968 kilomètres, et la surface des chaussées, qui est de 889 hectares, non compris les trottoirs, promenades, etc. Au moment de lannexion des faubourgs, en 1860, la longueur n'était que do 685 kilomètres, et la surface de 569 hectares.
Nous avons déjà dit que les routes, chemins et rues sont gérés directement par les représentants de l'administration ; . le régime de la concession n'est appliqué que très exceptionnellement, pour les ponts à péages, sur lesquels nous reviendrons ci-après (p. 93).
La conservation et la police des routes nationales sont confiées aux ingénieurs et conducteurs des ponts et chaussées, sons les ordres du Ministre des travaux publics.
La grande vicînalité est administrée par les préfets, sous Tautorité du Ministre deTintérieur. Dans 53 départements, le personnel qui y est employé est un personnel spécial d'agents voyers. Daus les 34 autres, le service vicinal a été fusionné avec le service ordinaire des ponts et chaussées, et il en résulte une économie notable de frais généraux. Aussi, les Chambres ont-elle cherché, à diverses reprises, à généraliser ce régime, qui ne peut jusqu'ici être adopté qu'en vertu d'un vote du Conseil général.
Les chemins vicinaux ordinaires sont administrés par les maires, avec le concours des agents voyers. Le service des chemins ruraux et des rues des villes et bourgs est purement municipal.
Il importe d'ailleurs de rappeler que dans la plupart des
agglomérations, les artères principales sont constituées par les traverses des routes et quelquefois des chemins de grande communication. Bien que ne différantpas des autres rues, par leur aspect, ces traverses continuent à être rattachées, administrativement et financièrement, à la voie dont elles font partie.
A. Paris, par une disposition toute spéciale, les prolongements des routes nationales dans l'intérieur de Tenceinte sont remis au service municipal. Us sont administrés, sous llaulorité du préfet, par les ingénieurs des ponts et chaussées détachés au service de la ville, dans les mômes conditions que les autres rues. Celles-ci font, d ailleurs, partie de la grande voirie, comme les routes nationales.
Parmi les mesures concernant la circulation sur les routes et chemins, nous n'avons i\ signaler particulièrement que les règles relatives à la police du roulage. Une loi spéciale du 30 mai 1851, dont les dispositions sont applicables à la circulation sur les routes et sur les chemins vicinaux de grande communication, a puni de pénalités allant jusqu'à Temprisonnement, les infractions aux règlements d'administration publique édictés sur cette matière. Des décrets rendus en exécution de cette loi, en 1852, 1858, 1863, ont limité la largeur des voitures, fixé le nombre des chevaux qui peuvent y être attelés, la longueur des convois, le mode d'éclairage; ils ont réglementé le croisement des voitures, prévu les interruptions de la circulation en cas de dégel ; enfin ils imposent aux entrepreneurs de roulage la tenue de certains registres, l'apposition de plaques sur les voitures, etc.
Un arrêté ministériel du 20 avril 1866 avait réglementé la circulation des locomotives routières. En raison du développement que prend. la circulation des voitures automobiles, un règlement plus complet est en préparation sur la matière; il fixera le maximum de vitesse autorisé en rase campagne