INTRODUCTION
et recettes qui en sont la compensation. J'ajoute, pour le roulage et la navigation, des indications générales sur Vorganisation commerciale des transports et sur les prix perçus; ces renseignements, appuyés de quelques exemples particuliers, constituent, en effet, les seules notions générales qu'il soit possible de donner sur le prix des transports par terre et par eau, soumis au régime de la concurrence et de la liberté des transactions. Au contraire, pour les Chemins de fer, où le contrat de transport n'est pas libre, je donne des Indications assez étendues sur le prix et les conditions des tarifs en vigueur, ou tout au moins sur les règles générales qui ont inspiré la rédaction de ces tarifs, et sur l'usage des recueils qui les contiennent.
Je présente, également, un résumé du régime et de la situation du service des Postes et Télégraphes.
Enfin, je termine en exposant sommairement les conséquences auxquelles conduit la concurrence entre les voies de communication, puis les conclusions générales qui se dégagent de l'ensemble des éludes présentées dans le volume.
Je n'ai pas voulu entrer dans l'étude détaillée du contrat de transport, qui se rattache plutôt au droit commercial, et qui a fait l'objet de nombreux traités. Je me suis borné à rappeler, à l'occasion, les principes généraux y relatifs et les particularités qui dérivent, pour ce contrat, du régime spécial auquel sont soumis les Chemins de fer.
J'ai cru devoir reproduire un assez grand nombre de chiffres statistiques, malgré l'aridité de ces chiffres et leur caractère souvent illusoire. Il m'a paru que la manière la plus rapide de donner des notions un peu précises sur l'importance que présente, pour l'Etat et les contribuables d'une part, pour Ui
public et le commerce d'autre part, tel ou tel élément du régime des transports, était de faire connaître les résultats des relevés statistiques qui s'y rapportent.
Sans entrer dans une étude complète du régime des transports chez les divers peuples étrangers, j'ai signalé, àToccasion de chaque question, les divergences importantes qui peuvent exister, à ce point de vue, entre la situation de la France et celle des pays^ui font à son agriculture, à son commerce et à "son industrie la concurrence la plus redoutable, Angleterre, Ktats-Unis, Belgique, Allemagne. J'ai cherché- surtout, par ces comparaisons, à mettre en relief les caractères propres de notre régime, et à faire ressortir soit les progrès que nous avons réalisés, soit les améliorations que nous pourrions apporter à notre situation actuelle.
Je crois avoir ainsi réuni un ensemble de renseignements qui n'avaient pas été groupés auparavant. J*espère que non seulement les négociants, mais aussi les financiers et les économistes, dans les travaux desquels les questions de transport jouent un si grand rôle, pourront attacher quelque intérêt à trouver ces indications rassemblées, au lieu d'être obligés de les chercher dans de nombreux ouvrages spéciaux, ayant souvent un caractère technique. Je serais heureux si leur vulgarisation pouvait contribuer à dissiper quelques-uns des préjugés que le défaut de connaissance des faits a répandu sur ces matières.
G. GOLSON.
1" Mars 1898.
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