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PILOTAGE

n'offrent pas à la navigation maritime les conditions de liberté et de facilité qui lui sont indispensables, et dont une abréviation énorme de parcours peut seule compenser Tabsence.

VIII. — Charges terminales : pilotage, remorquage, courtage, mamitention, staries, etc. — L'un des éléments essentiels du prix de ïevienl des transports par mer est constitué par les frais considérables qui grèvent ces transport dans les ports de départ et d'arrivée. Il est donc nécessaire de donner quelques indications sur ces frais, d'ailleurs très variables, d'un port à Tautre.

En passant en revue les charges terminales, il importe de distinguer celles qui incombent au navire, c'est-à-dire qui forment un élément de l'ensemble des dépenses k rémunérer au moyen du fret, et celles qui incombent à la marchandise, et qui, par suite, s'ajoutent au fret, pour constituer le coût total du transport. Nous ferons connaître également quelles senties charges obligatoires, et celles qui rémunèrent des services auxquels on ne recourt que facultativement.

Parmi les frais obligatoires figurent, en première ligne, les impôts et taxes diverses qui frappent, soit les navires, soit les marchandises, à rentrée ou à la sortie des ports. Nous avons vu que leur montant représente, par tonneau de jauge, des chiffres souvent assez élevés. Les droits établis surles navires sont à la charge de l'armement ; les droits sur les voyageurs et les marchandises restent, au contraire, habituellement à la charge, les premiers des voyageurs, les seconds des expéditeurs ou des destinataires.

Le pilotage constitue également une charge obligatoire. L'échouement d'un navire dans le chenal d'accès d'un port pourrait compromettre très gravement les intérêts de ce port, en entmvant la circulation ; pour parer à ce danger, on oblige

les navires qui veulent y pénétrer ou en sortir, à prendre à bord un pilote breveté à raison de sa connaissance spéciale des lieux, et dont les services se paient d'après un tarif établi par le gouvernement. Généralement, les navires à vapeur paient moins que les voiliers, et les navires sur lest moins que les navires chargés.

Au Havre et à Dunkerque, la taxe de pilotage varie, pour rentrée et la sortie réunies, entre 0 fr. 20 et 0 fr. 40 par tonneau de jauge, suivant qu'il s'agit d'un navire à voile ou à vapeur, cliargé ou sur lest. A Bordeaux, les tarifs sont établis d'après le tirant d'eau du navire, et varient un peu avec la saison; entrée et sortie réunies, un navire calant moins de 3",20 paie de 150 à 320 francs, et un navire de 6 mètres paie de 350 ^ 730 francs. A Marseille, les prix, entrée et sortie réunies, sont de 0 fr. 37 par tonneau de jauge pour les voiliers, et de 0 fr. 185 pour les navires à vapeur.

L'ensemble des droits payés aux pilotes, dans nos ports, est de près de 5 millions par an. On voit que le pilotage n'est point une charge négligeable. Celte charge incombe toujours au navire.

Le remorquage^ à l'inverse du pilotage, est une industrie libre. Les navires à voile, pour naviguer dans un chenal étroit, où il ne leur est pas possible de régler leurs mouvements sur la direction du vent, doivent se faire traîner par un remorqueur à vapeur. Les navires à vapeur, eux-mêmes, font parfois appela l'aide d'un remorqueur, pour les manœuvres difficiles à l'entrée des bassins. Les prix, librement débattus, varient avec le temps et avec l'affluence dès navires. Par exception, dans quelques ports, à Dunkerque par exemple, le remorquage fait l'objet d'un service public, organisé par la Chambre de commerce, et ayant des tarifs fixes.

Le remorquage ne représente, pour les grands navires, que quelques centimes par tonneau à l'entrée des ports situés sur

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