TRANSBORDEMENT
font généralement usage du tarif spécial n* 4, qui fixe, pour rembarquement ou le débarquement accéléré et la reconnaissance avec 3 jours de séjour sous hangar, des prix variant de 2 fr. à ')fr. 50 par tonne, suivant la nature des marchandises. Tious ces prix, établis en vue du cas où la compagnie des Docks prend ou dépose les marchandises sur le pont du navire, sont majorés de 0 fr. 50 si Tarriniage ou le désarrimage dans la cale sont faits par ses soins. Pour les céréales en vracja prise sur le pont du navire et la livraison immédiate, avec pesage et mise en sac, se paient l fr.50 àllr.Go ; pour les graines oléagineuses, les prix sont de 3 fr. 15 ou 3 fr. 25. Les houilles françaises prises en wagon à La Joliette, pour être embarquées sur le pont du navire, paient 1 franc par tonne, transport sur les voies ferrées des quais compris.
La plupart des marchandises sont aujourd'hui amenées sur le quai au droit du navire, ou enlevées des quais après la reconnaissance, au moyen de wagons circulant sur des voies ferrées établies surtout le pourtour des bassins ; souvent même, le transbordement se fait directement, du navire en wagon ou inversement. On attache une grande importance à faciliter ces opérations, et à faire ainsi, des quais, de véritables gares de chemins de fer.
Le transport sur les voies des quais, établies en général par lescompagnies de chemins de fer, donne lieu à la perception de taxes qui dépassent rarement 1 franc par tonne, et qui descendent souvent à 0 fr. 25 ou 0 fr. 30. La compagnie du Nord fait même gratuitement ce transport, dans les ports qu'elle dessert, pour les marchandises qui effectuent un certain parcours sur son résean.
Dans quelques'ports, par exception, la majorité des transports continuée se faire parle camionnaye. A Liverpool, par exemple, il n'existe pour ainsi dire pas de voies ferrées desservant les quais.
Dans les ports en rivière, la batellerie joue un grand rôle, grâce à la facilité qu'offre le transbordement direct des marchandises, du narire dans les bateaux qui les transportent soit jusqu'aux magasins situés sur la rivière, soit au loin, sur le réseau des voies de navigation intérieure .
IX. — Assurances. — L'assurance contre les risques de mer constitue un des éléments importants du coût des transports. L'assurance des navires est une des charges de rarmement. L'assurance des marchandises, au contraire, n'est pas comprise dans le prix du fret ; elle incombe à ceux à qui ces marchandises appartiennent, et elle est généralement faite par l'expéditeur.
Les dispositions du code, en matière de responsabilité, sont en effet tout autres, pour les transports maritimes, que pour les transports par terre. Pour ces derniers, le transporteur est responsable de la marchandise, à moins qu'il ne prouve que la perte ou les avaries survenues pendant qu'elle lui était confiée résultent de cas de force majeure. Le môme principe s'applique bien aux transports maritimes, pour les accidents ordinaires. Mais, pour tous les accidents de mer, la règle est que la perte ou les avaries, qu'elles atteignent les marchandises ou le navire, restent à la charge de celui à qui appartient l'objet perdu ou avarié. Les propriétaires du chargement ont, il est vrai, un recours contre le capitaine et les armateurs, si la perte résulte d'une faute lourde, d'une baraterie de patron suivant la locution usitée. Mais c'est à eux à prouver l'existence de cette faute, et il faut qu'elle ne rentre pas dans les erreurs ou fausses manœuvres excusables.
Le code do commerce prescrit même la répartition, entre tous les intéiessés, des avaries communes; on appelle ainsi les sacrifices faits volontairement pour le salut commun, abandon d'ancres, d'agrès ou de marchandises, frais d'allégement ou do remorquage d'un navire en perdition, etc. La