‹ Transports & tarifs (volume 2)Chapitre 81 sur 204 · PRODUIT · texte numérisé non relu

PRODUIT

total

millions de tonnes ou de Toyafçears

Itiiom.

millions i» tonnes ou de voyageurs Kilométriques

centinies

millions de francs

Voyageurs

Marchandises GV.

Marchandises PV.

Voitures et bétail.

Recettes diferses

et annexes

Recette total

Dépenses d*c

nDloilation

Produit net.

Nous ferons remarquer que le parcours kilométrique et les chilTres de recettes sont seuls exacts; les statistiques étant tenues par compagnie, tout transport qui emprunte plusieurs réseaux est compté comme constituant autant de transports distincts, en sorte qu*au total, on a un ctiifFre trop élevé comme quantités transportées, et trop faible comme parcours moyen.

Le trafic total se décompose ainsi qu'il suit : tonnes.

Céréales et farines . 7.878.000

Vins et boissons 6.144.000

Autres denrées alimentaires 5.491.000

Fers et métaux 7.38:2.000

Matières premières et objets manufacturés. . 10.84o.OOO

Matériaux de construction 13.209.000

Engrais et amendements 3.106.000

(lombustibles minéraux 31.938.000

Marchandises diverses i6.0o3.000

(1) Impôt non compris; avec limpôt de 12 pour 100, le prix moyen, par kilomètre, sélève à 4'',28 et le produit total atteint 4jG millions pour les vojaireurs et 127 millions pour les baîj'aires et marrhandises en grande vitesse.

Le parcours total n'est donné que pour la houille ; il atteint 3.203 millions de tonnes kilométriques, soit 24 pour 100 du parcours kilométrique de Tensemble des marchandises en petite vitesse.

Dans l'ensemble du réseau, la plus grosse part des recettes est fournie par un petit nombre de grandes artères, qui sont, en général, les premières lignes construites en vertu de la loi de 1842 ; la carte ci-contre rend ce fait sensible, en montrant l'importance relative du trafic kilométrique des diverses parties du réseau. Plus de la moitié de la recette totale, en 1896, a été réalisé sur 6.000 kilomètres environ. Ces lignes exceptionnellement productives ont entraîné une dépense très considérable de capitaux, en raison des excellentes conditions techniques dans lesquelles elles ont été établies, de retendue des gares nécessaires dans les grandes villes, et de Timportance de leur matériel ; malgré cela, ce sont elles qui fournissent les excédents de recettes qui comblent, en majeure partie, les déficits des lignes secondaires.

La ligne de Paris à Marseille, par exemple, longue de 874 kilomètres, a coûté 836 millions, dont 150 ont été fournis par l'Etat ; le capital représente donc 960.000 francs par kilomètre. L'exploitation a donné, en 1896, une recette brute de 158 millions, soit 181.000 francs par kilomètre. Les dépenses n'ont été que de 54 millions, soit 34 pour 100 de la recette, et ont laissé un produit net de 104 millions, dépassant de 60 millions au moins Tinlérét du capital d'établissement. C'est grâce à cet énorme excédent de recettes que le réseau de la compagnie P.-L.-M., malgré l'élévation du dividende réservée à ses ac* tionnaires, malgré le grand nombre de lignes très onéreuses qu'il comporte, arrive, dans l'ensemble , à couvrir ses charges.

On voit par là combien les régions desservies par les lignes secondaires sont peu fondées à se plaindre d'un traitement injuste, lorsque l'on établit, sur les grandes lignes, des abaisse-

RÉSULTATS DE l'eXPLOITATION

ments de tarifs dont elles ne profitent pas; car, bien loin d'être dégrevés à leur détriment, les transports sur les grandes lignes, même avec des tarifs plus réduits, sont encore grevés de taxes bien supérieures à leur prix de revient, maintenues dans le but de combler les déficits des lignes secondaires.

Le tableau suivant donne, pour chacun des grands réseaux, les principaux éléments statistiques relatifs à Tannée 1896. Les chiffres qui y sont inscrits ne comprennent pas les recettes et dépenses annexes, qui ne se rattachent pas directement à l'exploitation.

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