‹ Transports & tarifs (volume 2)Chapitre 83 sur 204 · TARIF MOYEN · texte numérisé non relu

TARIF MOYEN

Yoyai^tturs

centimes 3,50 4,29 3,59 3,83 3,78 3,61 3,22

Itrcii.

centimes 4,44 4,93 4,97 5,91 5,55 5,72 5,54

RECETTE kilométrique

francs 55.700 44.500 34.300 30.800 28.600 31.000 15.800

Pour les chemins de fer d'intérêt local, en 1896, les recettes se sont élevées à 20 millions et les dépenses à lo.oOO.OOO francs, ne laissant qu'un bénéfice de 4.300.000 francs pour couvrir les charges d'un capital de 386 millions. L'insuffisance du produit net est en partie comblée par les subventions ou les garanties d'intérêt de TEtat et des départements ; mais mal-

gré cela, une partie notable du capital engagé, pour les lignes construites ayant la loi du 11 juin 1880, ne reçoit qu'une rémunération nulle ou insuffisante.

Le trafic des voyageurs figure pour plus de moitié dans les recettes des lignes d'intérêt local; le prix moyen payé par kilomètre est sensiblement plus élevé que sur les lignes d'intérêt général : 4' ,66, impôt non compris pour les voyageurs, et 8*^,24 pour les marchandises.

Il faut joindre aux chemins de fer d'intérêt local les tramways transportant des voyageurs ou des marchandises, qui desservent un trafic de même nature dans des conditions analogues, et dont la plupart sont également subventionnés ou garantis. Us ont donné, en 1896, 5.500.000 francs de recettes, pour 4.500.000 francs de dépenses, soit un revenu net de 1 million, également très insuffisant pour un capital de 84 millions.

Les réseaux établis, sans subvention ni garantie dMntérêts, pour le transport des voyageurs seuls ou des voyageurs et des messageries, donnent de bien meilleurs résultats; leurs recettes ont dépassé 54 millions, pour une dépense de 4i millions, laissant un produit net de 11 millions, en regard d'un capital dépensé de 210 millions.

En rapprochant la recelte totale de la longueur moyenne exploitée, on voit que la recette kilométrique moyenne est voisine de 5.000 francs pour les chemins de fer et de 4.000 francs pour les tramways transportant des voyageurs et des marchandises, tandis qu'elle dépasse 57.000 francs pour les lignes urbaines et suburbaines qui font le service des voyageurs seulement. Au point de vue financier comme au point de vue économique, ces deux catégories de lignes présentent des caractères absolument différents.

Les chemins de fer algériens et tunisiens donnent 26 millions de recettes pour 22 millions de dépenses d'exploitation, en regard d'un capital d'établissement de 650 millions.

VARIATIONS DU TKAFIC

C. — Variations du trafic, des recettes et des dépenses. — Les chiffres cî-dessous peuvent donner une idée des progrès réalisés sur notre réseau d'intérêt général depuis 50 ans :

année

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