‹ Transports & tarifs (volume 2)Chapitre 86 sur 204 · DES VOYAGE L^US · texte numérisé non relu

DES VOYAGE L^US

seulement

Longueur

moyenne

explmlèe(*)

kilomètres

Recettes brutes

millions

(1) Les chiffres antérieurs à 1896 ne sont qu'approximatifs, les statistiques ue permettant pas de faire avec exactitiide la déduction des doubles emplois pour emprunts des voies d'une ligue par une autre ligne.

Les chemins de fer d'intérêt local avaient pris un essor assez rapide après la loi de 1865 ; de 1878 à 1888, leur étendue avait diminué par Tincorporation de nombreuses lignes dans le réseau d'intérêt général ; la progression a repris dans ces dernières années. Les tramways transportant des voyageurs et des marchandises, sont venus s'y ajouter, et Timportance de ces lignes secondaires augmente rapidement.

V. — Dépenses et bénéfices budgétaires dus aux Chemins de fer et Tramways. — Nous avons vu que, sur les chemins de fer, à Tinverse de ce qui se passe sur les autres voies de communication, les usagers paient des taxes qui, en principe, doivent couvrir, non seulement les frais d'exploitation, mais aussi l'intérêt et l'amortissement du capital d'établissement. La majeure partie des recettes comme des dépenses figure dans les comptes des administrations exploitantes. Le budget de l'État ou des déparlements n'en supporte pas moins des dépenses notables, pour le service des chemins de fer, en raison des dépensesd'établissement assumées par eux, et du jeu des garanties d'intérêts. D'autre part, ce service procure au Trésor des recettes et des économies importantes. Il est intéressant d'apprécier dans quelle mesure, en fin de compte, les contribuables voient leurs charges alourdies ou allégées par l'effet du régime appliqué aux chemins de fer.

Nous allons essayer d'établir cette comparaison, en ce qui concerne les résultats afférents à l'année d'exploitation 1896.

A. — CUARGES IMPOSÉES A L'ÉtAT ET AUX DÉPARTEMENTS. — NoUS

avons vu que l'État avait contribué pour une part importante aux dépenses d'établissement de beaucoup de lignes. L'intérêt et l'amortissement partiel des capitaux qu'il a fournis directement, pour le réseau métropolitain, grèvent le budget de 129 millions. Les annuités payées aux Compagnies, pour les avances faites par elles à l'État, y ajoutent 76 millions, et la soulte d'échange payée à la Compagnie d'Orléans 2 millions.

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