BALANCE DES RECETTES ET DES DÉPENSES
d'évalualions maniiesteineut exagérées. Les bases de ces évaluations viennent d'être revisées, et Ton peut considérer comme exacts les chiffres donnés aujourd'hui par les statistiques relatives aux chemins de fer d'intérêt général. Pour Tannée 1896, ce sont les suivants :
Militaires et marins . 32 millions.
Postes 39 —
Télégraphes 4
Contributions indirectes et douanes. ... 2 —
Total 77 millions.
Ces chiffres tendent à grossir peu à peu, par suite notamment de Taccroissement du mouvement postal.
Les chemins de fer d'intérêt local ne sont soumis à des ' obligations spéciales, dans l'intérêt des services publics, que quand ils sont subventionnés par TEtat. Même dans ce cas, ces obligations sont, pour eux, très restreintes; en particulier, ils ne doivent gratuitement à la poste qu'un compartiment par train ordinaire, et aux militaires qu'une réduction de moitié. L'administration des postes profite souvent de son droit de contrôle sur les lignes télégraphiques pour augmenter un peu l'étendue de ses privilèges. Les statistiques n'évaluent par l'importance des économies qui résultent, pour TEtat, de ces diverses réductions; elles sont peu importantes.
Les chemins de fer algériens ne sont assujettis qu'à des obligations moindres que celles des Compagnies d'intérêt général métropolitaines, et les économies qui en résultent, pour l'Etat, n'atteignent certainement pas deux millions.