‹ Transports & tarifsChapitre 123 sur 174 · SPÉCIFICATION DES MARCHANDISES · texte numérisé non relu

SPÉCIFICATION DES MARCHANDISES

spécilicalions auxquelles les administrations des sept grands réseaux sont d'accord pour attacher l'abaissement de prix résultant d'un déclassement; prennent place dans les tarifs spéciaux celles pour lesquelles cet accord n'existe pas.

Les différences de prix que les tarifs font dépendre de ces spécifications s'expliquent généralement par deux sortes de considérations, qui interviennent à la fois ou séparément, savoir : la diminution de charges qui résulte pour les compagnies de conditions propres à réduire le prix de revient du transport (laines en balles pressées); la différence probable dans la valeur du produit transporté, et par suite dans les taxes qu'il peut supporter, révélée par certains signes extérieurs (vins en fûts ou en bouteilles). La nature même de ces considérations permet de comprendre que les différences que l'on peut établir entre les prix appliqués à une même marchandise, selon que telle ou telle condition est ou n'est pas remplie, sont limitées. D'un côté, quand l'objectif de la compagnie est d'amener ses clients à adopter un mode d'expédition rendant son service plus facile, elle n'a aucun intérêt à consentir sur la recette un sacrifice supérieur à l'économie qui résultera pour elle de la condition imposée; de l'autre, quand l'administration d'un chemin de fer cherche à distinguer, parmi certains produits, ceux qui peuvent supporter des prix différents, elle ne doit pas établir un écart tel que les négo ciants dont les expéditions devraient subir les taxes les plus élevées trouvent bénéfice à s'imposer les sujétions nécessaires pour leur faire remplir les conditions auxquelles est subordonnée la jouissance des prix réduits.

Nous ne nous arrêterons particulièrement que sur deux espèces de conditions, celles qui concernent d'une part le conditionnement, d'autre part Y emploi des marchandises.

D'après les conditions d'application du tarif général, les compagnies ne sont pas tenues d'accepter non emballées les mar-

chaiidises que le commerce est dans l'usage d'emballer. Pour celles qui peuvent être transportées en vrac, ce mode de transport donne souvent lieu à une réduction de prix, parce que ce sont seulement les qualités inférieures que l'on expose aux risques qui en résultent. Le transport en wagon découvert est aussi parfois indiqué comme condition d'un abaissement, parce que d'un côté il implique moins de frais et facilite les manutentions, de l'autre on sait qu'il ne sera pas réclamé pour les produits que les expéditeurs tiennent à ne pas laisser détériorer par la mouille. En général, dans ce cas, les expéditeurs restent libres de bâcher les wagons à leurs frais. Cependant certains tarifs interdisent le bâchage, par exemple pour les chaux destinées à l'agriculture ; il y a là, en effet, un moyen certain d'éviter que le bénéfice des réductions accordées à ces chaux de qualité très inférieure soit réclamé pour les chaux à bâtir, qu'on ne pourrait expédier non bâchées sans s'exposer à subir, par l'effet de la moindre pluie, des pertes bien supérieures à l'économie réalisée sur le transport.

Quand une réduction est consentie en raison de l'affectation des produits à un emploi pour lequel le trafic ne peut se développer qu'avec des prix exceptionnellement bas, on peut parfois trouver un critérium, pour distinguer lesenvois qui y ontdroit, dans l'aspect des marchandises ou dans leur conditionnement, comme le montre l'exemple précédent. Ce cas est assez fréquent pour les marchandises qui, d'après le tarif spécial?. V. 22, jouissent, quand elles doivent être employées comme engrais ou amendements, de prix très inférieurs à ceux que les autres tarifs accordent aux produits similaires expédiés sans affectation spéciale. Mais souvent, la profession du destinataire est la seule manière de distinguer : par exemple, quand les bois destinés à la trituration, les charbons destinés à la métallurgie jouissent de réductions, les expéditions adressées aux usines qui emploient ces produits aux usages indiqués en profitent seules. Mais il est évident que, si l'écart de prix était très nota-

BAREMES DU MIDI

(Frais accessoires compris.)

J'arif c/énèraî.

TARIFS DELA LIGNE DE BORDEAUX À CETTE : Stins condition de toiuuu/t'.

i'ii/- nmijii/i riiiii/ilvi il,- .-.iMij Ai/i/,/iuij/iiiu:i- C^ins.biés bois .chaux, etc ).

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