TONNAGE
de jau-e
POlliS
des
laarctiandises
1° Xrii'iri's c/iarr/rs :
Petit » Océan
tonneaux
tonnes 2.186.000 093.000 274.000
catiotaire ' Méditerranée
Grand cabotage
2» SnL'ires sur h-sl
Totaux
Vnrt (le la norir/n/inn à vapeur
Nature dos marchandises.
Matériaux de construction 509.000 tonnes
Houille et coke 332.000 —
Grains et farines 313.000 —
Vins, cidres, eaux-de-vie, futailles 307.000 —
Métaux et ouvrages en métaux 237.000 —
Bois communs et exotiques 172.000 —
Sel marin 129.000 —
Sucre brut ou raffiné 1 14.000 —
Divers 982.000 —
Total 3. lo'j. 000 tonnes
Mutations d'oitfcpùt par mer. 226.000 —
Total gé.nékal 3.381.000 tonnes
Les statistiques ne donnent pas le nombre des voyageurs. Il n'existe pas, pour eux, de services de cabotage à longue distance, en raison de la lenteur des trajets. Mais il y a, sur quelques points de nos côtes, un mouvement considérable de petits voyages, entre le continent et les îles, à la traversée des estuaires, ou le long de ces estuaires aux abords des ports fluviaux; ce mouvement s'est élevé, par exemple, à 420.000 voyageurs en 1906 entre le Havre et Ilonlleur, Trouville ou Caen.
Le tonnage des marchandises transportées par le cabotage ne dépasse guère le dixième de celui que transporte la navigation intérieure. Le parcours moyen n'est pas donné par les statistiques. On est disposé, à priori, à le croire très supérieur à celui de la batellerie. Cependant, le petit cabotage comprend, pour plus d'un tiers, des transports à très courte distance, par exemple entre le Havre et Rouen, Hontleur, Trouville et Caen, entre Bordeaux et Libourne, entre Marseille et Sai'nt-Louis-du- Uhône ou Port-de-Bouc, qui abaissent énormément la distance moyenne parcourue. Pour le grand cabotage, d'autre part, il serait inexact de mesurer le service rendu par la longueur du parcours de 3.000 à 4.000 kilomètres effectué en passant parGibraltar : lanavigation maritime peut retenir unepartie du trafic,
25i NAVIGATION MARITIME
malgré rénorraité de ce détour, parce que, comme nous le verrons, un grand allongement de parcours n'accroît le prix du fret que dans une mesure relativement minime ; mais, pour comparer le travail utile du cabotage à celui des modes de transport intérieurs, il faut prendre la distance à vol d'oiseau entre le point de départ et le point d'arrivée, légèrement majorée seulement. En appliquant cette règle au tonnage des principaux courants de trafic du cabotage, on évaluerait le parcours moyen utile à moins de 200 kilomètres pour le petit cabotage de la Méditerranée, à 300 kilomètres environ pour le petit cabotage de l'Océan et de la Manche, à 1.000 kilomètres tout au plus pour 1(3 grand cabotage. On arriverait, avec ces coefficients, à considérer le mouvement du cabotage en 1906 comme é.quivalent au transport, par les voies intérieures, d'un milliard de tonnes kilométriques. Rapproché du mouvement de la navigation intérieure, ce chilTre en représente le cinquième.
Les navires à vapeur, qui forment près des deux tiers du tonnage de jauge, ne transportent pas la moitié des marchandises. Ces navires, représentant un capital qu'il importe de ne pas immobiliser, multiplient bien plus leurs voyages : tandis que les navires à voiles séjournent dans unport, pour attendre un chargement complet, ou vont sur lest le chercher ailleurs, beaucoup de steafïiers assurent des services réguliers, qui partent à heure fixe avec un chargement quelconque. La proportion du tonnage des navires sur lest, qui est de 31 pour 100 pour la voile, n'est que de 11 pour 100 pour la vapeur, tandis que le chargement moyen des navires chargés, par tonneau de jauge, qui est de 833 kilogrammes pour la voile, descend à 322 kilogr. pour les steamers, donnant une moyenne générale de 507 kilogr, , non compris les mutations d'entrepôt.
Le mouvement dé la navigation entre la France et l'étranger ou les colonies est résumé dans le tableau suivant.
es
PS Cm
CO
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PQ