‹ Trate de la taille des arbres fruitiersChapitre 44 sur 105 · DES PÂLMETTES DE PÉCHER À BRANCHES VERTICALES · texte numérisé non relu

DES PÂLMETTES DE PÉCHER À BRANCHES VERTICALES

130. Nous allons terminer ce qui est relatif au pêcher en palmette en disant quelques mots des palmettes à branches verticales. La figure 86 représente la palmette à cinq branches. On voit tout de suite qu'elle a la plus grande analogie avec la même forme donnée au poirier; ce que nous avons dit en parlant de cette essence se rapporte également au pêcher, ce sont les mêmes règles de conduite. Ici toutefois il est indispensable de distancer dav£intage les branches de charpente entre elles et de les tailler plus long. Pour faciliter le palissage, on leur réserve donc un intervalle de O^'jSO, ce qui met les arbres à 2°", 50 les uns des autres. Comme tous les principes à suivre sont ceux que nous avons énoncés sur la direction

à imprimer aux branches charpentières et aux branches

Fig. 86.

à fruits du pêcher, selon les conditions dans lesquelles

/ elles se trouvent, il sera aisé de dresser un arbre suivant / cette forme; aussi nous ne nous y arrêterons pas plus longtemps. Cependant nous remarquerons ses avantages. Les murs, par suite du rapprochement des arbres sont promptement garnis; quatre années suffisent. On a peu ou, pour ainsi dire, pas de coursonnes inférieures. Elles sont latéralement placées sur les branches charpentières ; on les traite presque toutes de même, et elles sont ainsi plus facilement entretenues dans de bonnes conditions. C'est une des meilleures formes moyennes à appliquer au pêcher lorsqu'on tient à aller vite ou qu'on a à garnir des murs élevés. Enfin, dans le cas où Ton voudrait appliquer à la branche à fruits le pincement répété, c'est une bonne forme à adopter. On évite avec elle une partie des inconvénients que nous avons mentionnés, surtout celui relatif aux coursonnes inférieures. Seulement il conviendra de rapprocher les branches charpentières entre elles en ne leur donnant plus qu'un écartement de 0"»,25 à 0^,30, Quant au défaut de la verticalité de ces mêmes branches > on y remédiera au besoin par des tailles en vert faites à propos sur le bourgeon de prolongement, par le maintien ou la pose d'auvents au haut du mur; par la greffe en approche les unes sur les autres des extrémités des bourgeons de prolongement, lorsqu'ils ont atteint leur limite extrême. Et pour utiliser le mur, on ne plantera plus les arbres qu'à 1"*,25 à l'^jSO les uns des autres. Si l'on craignait une trop forte végétation , on pourrait les éloigner et leur faire parcourir plus d'espace en établissant trois

branches au lieu de deux, de chaque côté de la tige principale. La forme en U à branches verticales, en exigeant plus de distance , serait alors très avantageusement appliquée.

On peut varier les formes de palmettes à branches verticales dans le pêcher comme dans le poirier. Veuton rapprocher davantage les arbres, on n'établit que quatre branches (fig. 87 J. Alors c'est une forme en U que Ton adopte. On taille le jeune pêcher en 1®' T, afin d'avoir deux branches, une de chaque côté ; on leur fait décrire une courbe en quart de cercle allongé, on les laisse pousser en les maintenant réciproquement équilibrées. Quand le bourgeon est assez long, il est palissé au-dessous du point B, et incliné à son extrémité. On redresse celle-ci ensuite , de manière à former un coude à cet endroit. Sur ce coude on favorise l'émission d'un bourgeon anticipé qui sera destiné à donner la branche intérieure. Si ce résultat ne se produisait pas et que Tœil restât inactif, il faudrait de toute nécessité établir cette bifurcation B par une taille en sec Tannée suivante, ce qui retarde la formation de l'arbre. Mais si tout va bien, on taille les branches de charpente aux endroits indiqués. L'arbre est complet en cinq ans. Toutefois il y a ici un danger : les branches intérieures menacent, par leur position, d'afifaiblir la prédominance que doivent avoir les extérieures, bien que celles-ci soient plus allongées lors de la taille. Aussi les surveillera-t-on pour pratiquer des tailles en vert sur leur bourgeon de prolongement et les retarder dans leur marche. C'est aussi

le cas de choisir parmi les yeux multiples le plus faible

Fig. 87.

pour les prolonger. La sève se trouvera reportée dans les branches extérieures qu'il faut savoir protéger. Les

Digiti:

TAILLE DES ARBRES EN ESPALIER. 2»i

braaches étant distantes entre elles de 0'°,50, les arbres seront plantés à 2 mètres.

Enfin on peut encore, à la rigueur^ cultiver le pécher sous de plus petites formes. Soit à trois branches verticales : c'est la même direction que pour la palmette à cinq branches, avec cette différence que les arbres, n'ayant plus que trois branches, soit plantés à 1°',50. Soit à deux branches verticales : c'est la forme en U réduite à sa plus simple expression. La première taille (fig. 88) a lieu en l^^'T, et les deux bourgeons, l'un à droite, l'autre à gauche, sont dirigés parallèlement entre eux, après avoir décrit à leur base une courbe assez prononcée, afin d'amener toute de suite les branches à la distance de 0"',50 qu'elles doivent conserver. En trois ans un mur sera garni, les arbres étant plantés à i mètre. Je préfère la palmette à cinq branches verticales à ces derniers petites formes, et celles-ci au pécher oblique, dont nous allons parler : elles seront employées dans les mêmes circonstances que lui; nous les mentionnons au chapitre suivant.

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