‹ Traumatisme et PurpuraChapitre 13 sur 26 · HT · texte numérisé non relu

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M. Fournier a appelé l’atiention sur une variété de purpura qui se produit à la suite de l'emploi de préparations iodiques. Ce purpura iodique siège presque constamment sur les jambes, à leur face antérieure.

Il est toujours discret et composé de petites taches miliaires sanguines, ne déterminant aucun trouble local ou général, restant par cela même ignorées et disparaissant spontanément dans un laps de temps variable de deux à trois septenaires. C’est un phénomène se produisant chez certains malades manifestement prédisposés et éminemment sujets à des récidives ou à des recrudescences.

L’intoxication alcoolique prédispose au purpura. On voit en effet ce dernier apparaître soit chez des alcooliques invétérés soit chez des individus épuisés à la suite d’orgies.

Le purpura hémorragique causé par le venin des reptiles, rarement de la vipère de nos climats, a un intérèt tout particulier parce que la substance active paraît appartenir à la série des leucomaïnres.

Les accidents sériques rentrent dans le même cadre que ces derniers.

A signaler aussi comme cause des écchymoses la décompressions brusque survenant chez les ouvriers travaillant dans les cloches à plongeur. Il s’agit dans ce cas d'accidents spéciaux ne prêtant pas à confusion, non plus que les taches ardoisées que l’on trouve surtout à l’abdomen et à la partie supérieure des cuisses de certains individus et que l’on sait maintenant dues

à des piqûres de parasites.

Ecchy moses traumatiques. — Après avoir éliminé les maladies générales productrices d’hémorragies spontanées, les intoxications, les maladies du système nerveux, lasimulation, l’existence d’ecchymoses implique la nécessité d’une contusion. La contusion est une lésion traumatique consécutive à une pression et caractérisée par une meurtrissure, un écrasement des couches souscutanées sans solution de continuité de la peau (Reclus) et accompagnée d’extravasation des liquides de l’économie (Jamain et Terrier).

La détermination de la cause des ecchymoses est une : question médico-légale de grandes importance. Parfois d’après la forme de l’ecchymose, ilest souvent possible, au moins dans les premiers jours, de déduire des indications sur la forme et la nature de l’objet contondant. Car l’ecchymose ne reproduit pas toujours la forme du corps contondant. Les dimensions de l’ecchymose dépendent également de la fragilité des vais-. seaux. Chez les femmes il est fréquent de voir se produire des taches ecchymotiques à la suite des chocs les plus légers et mème du fait de pressions légères au niveau du bras et de la cuisse par exemple.

Pour finir ce parallèle entre les ecchymoses spontanées et traumatiques, nous concluons avec Tardieu : « Elles présentent des différences en général faciles à saisir. Leur nombre est beaucoup plus considérable lorsque les eechymoses reconnaissent pour cause une affection spontanée. Leur siège est variable, elles sont disséminées au hasard,sans relation avec une action locale,

leur forme est plus régulière ; elles sont généralement

— 43 — | arrondies, tantôt ponctuées dans le purpura, tantôt diffuses dans le scorbut ou l’érythème noueux ; la contusion ou la constriction détermine des ecchymoses le plus souvent irrégulières dans leur étendue et dans leur formè, à moins qu'elles ne reproduisent celle de l’ins- ‘trument contondant à l’aide duquel les coups ont été portés (1). » Enfin sauf les cas où elles résultent de causes accidentelles concomittantes on ne verra jamais les ecchymoses traumatiques s’accompagner d’hémorra-

gies par les muqueuses.

1. Tardieu.£tude médico-légale sur les blessures, Paris, 1879, 1DSÈ Vue

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