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moteur. Cet auteur est porté à attribuer à l’hémophilie une origine nerveuse. Mais il est rationnel de faire la part de ces deux éléments et d'admettre, avec la fragilité héréditaire des petits vaisseaux, que les accidents se produisent sous l'influence de troubles nerveux qui portent à la fois leur action sur le centre circulatoire et sur le système vaso-moteur. |
Mais l’influence de la fragilité vasculaire, l’existence de troubles vaso-moteurs sont également visibles chez les malades où le purpura se développe à la suite d’une fatigue, d'une marche excessive mais, surtout après une station debout prolongée, dans le purpura dit orthostatique. Mais ces purpuras mécaniques survenant à la suite de l’élévation de la tension veineuse et généralement ne présentant que des lésions trés limitées, sont bien connus et le traumatisme ne joue qu’un rôle insignifiant dans leur apparition. Où le problème se complique c’est quand nous abordons les purpuras survenant à la suite d’une émotion vive ou d’un violent traumatisme. Ces deux formes, dit Gaumé dans sa thèse, « peuvent du reste souvent être rapprochées et il n’y a peut-être que peu de différence entre le purpura survenant à la suite d’un traumatisme sans lésion et celui succédant à une secousse morale vive ».
L'influence du système nerveux étant admise et les nerfs périphériques ne pouvant être mis en cause, la généralisation des hémorragies et souvent leur symétrie commandent une localisation plus élevée. De là les deux théories, l’une soutenue par Couty sous l’ins-
piration de Villemin et mettant en cause le système |
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sympathique, l’autre émise par Faisans incriminant le système postérieur de la moelle et plus généralement admise.
Pour Couty (1), qui avait étudié spécialement la variété de purpura dite nerveuse, le sympathique seul pouvait expliquer le début souvent brusque, ainsi que les trois ordres d’accidents : poussées de purpura, troubles gastro-intestinaux, et œdèmes cutanés.
Il ajoutait que les malades dontil rappportait les observations n'avaient présenté aucun des symptômes caractéristiques d’une lésion encéphalo-rachidienne, ni troubles moteurs paralytiques ou autres, ni troubles sensitifs ou intellectuels. Tout en admettant l’analogie entre les crises de purpura et celles de l’ataxie, il les identifiait davantage avec les coliques saturnines que Vulpian expliquait par une irritation du plexus solaire causée par le plomb.
Enfin, il pensait bien que les lésions des centres ancéphalo-rachidiens pouvaient donner lieu à des hémorragies variées, mais que celles-ci prédominaient surtout aux viscères thoraciques et abdominaux.
Restait la question des œdèmes sous-cutanés attribuables à un trouble de l’innervation ganglionnaire.
Et pour expliquer tous ces phénomènes, Couty croyait à une excitation du sympatique sans plus de détails. D'autres auteurs après lui, Clément, Mathelin sont venus
défendre cette théorie.
1. Couty. Gazelle hebdomadaire de méd et de chir., 1876. Morel i