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Sous Le nom de purpura my clopathique, M. Faisans (1) décrit des accidents évidemment de même nature que ceux qu'avait en vue Couty et il rapporte en outre des observations de purpuras survenus sous l’influence d’affections chroniques de la moelle, myélite transverses, sclérose en plaques, tabès, etc... M. Faisans se. fondant sur les troùbles de la sensibilité et trouvant aux crises douloureuses intestinales plus d’analogie avec les crises gastro-intestinales des ataxiques qu'avec la. colique saturnine pense qu’il s’agit d’une affection d’origine médullaire plutôt que d’un trouble fonctionnel du sympathique.
La symétrie parfaite de l’éruption et les troubles de la sensibilité qui peuvent l'accompagner sont encore le fait d’une lésion médullaire. |
Les douleurs articulaires, les arthropathies aiguës susceptibles de se déplacer et de disparaître sont fréquentes dans les affections dela moelle. Cet auteur admet que les accidents doivent résulter d'hyperémies aiguës des faisceaux postérieurs de la moelle.
Or, ni l’une ni l’autre de ces théories prise séparément n’est capable de nous expliquer clairement le mécanisme du purpura.
La physiologie nous apprend que les mouvements de la vie organique sont sous la dépendance du sympathique et l’on a depuis longtemps démontré l’existence dans ce cordon nerveux d'éléments vaso-constricteurs (CI. Bernard) et d’éléments vaso-dilatateurs (Dastre et Morat). :
© 1. Faisans, Thèse Paris, 1882.
Mais le grand sympathique ne constitue pas un système indépendant, L'expérimentation nous enseigne qu'au point de: vue fonctionnel il soutire des centres nerveux son pouvoir excito-moteur. Ce sont donc les centres qui sont primitivement intéressés et qui actionnent secondairement le sympathique qui règle les lé- .sions périphériques. Les deux systèmes, central et sympathique sont solidaires, mais c’est le premier qui commande, le second qui obéit.
Il est juste d'ajouter que M. Faisans admet comme probable, le rôle secondaire du grand sympathique dans la production des œdèmes, mais en dehors de cet accident 1l ne paraît pas y attacher d’autre importance.
Pour lui les centres seuls provoquent les accidents.
Les lésions vasculaires dans le purpura semblent bien être le résultat d’un trouble de l’innervation vasomotrice due au sympathique. On connaît en effet l'expérience classique dans laquelle après section d’un des sympathiques cervicaux (les faits sont encore plus manifestes si on arrache le ganglion cervical supérieur), se produit une vaso-dilatation intense dans l'oreille correspondant à la section.
On aurait même provoqué ab hémorragies cutanées par la déchirure de plusieurs ganglions du sympathi- . que cervical chez la grenouille.
Quant aux troubles gasiro-intestinaux Couty, prétendait qu’ils relevaient d’une excitation du sympathique à cause de la rétraction de la paroi abdominale, de la violence des douleurs et de leur début brusque. Mais on sait aussi que le météorisme est fréquent et que les
ÉRS douleurs abdominales sont accompagnées ou suivies de selles glaireuses et sanguinolentes contrairement à ce que Couty prétendait. M. Faisans pense au contraire que ces accidents dépendent d’une lésion de l’axe cérébro-spinal et pour ce faire il invoqne des expériences de Vulpian dans lesquelles après section des parties supérieures de l’isthme encéphalique, il a fréquemment observé une dilatation plus ou moins marquée des vaisseaux abdominaux. Dans la plupart des cas, la muqueuse de l'intestin était rouge, couverte de mucus san-
guinolent. \
Mais ces faits démontrent qu’il existe au niveau du bulbe un centre vaso-constricteur tonique, agissant sur l’ensemble des vaso-constricteurs de l’organisme. Ces expériences ne tendent pas à nier la théorie sympathi-
que mais la fortifient tout au contraire.
La destruction du buibe en effet produit une vasodilatation généralisée, l’excitation,une vaso-constriction. On peut établir que les phénomènes de vaso-constriction localisée ou généralisée qu'on peut provoquer par voie réflexe, ne se produisent qu'autant que le point d’excitation et la région vasculaire considérée ont conservé leurs connexions normales avec le bulbe. Mais le centre tonique bulbaire n’est pas le seul centre tonique vasculaire ; il en existe d’autres, échelonnés dans la moelle, dans les ganglions sympathiques et jusqu’à
la périphérie, dans les parois des artérioles.
Remarquons d’ailleurs que les idées émises par Couty
ont été reprises dans ces dernières années et le syn-