‹ Traumatisme et PurpuraChapitre 18 sur 26 · Laignel-Lavastine. Thèse Paris · texte numérisé non relu

Laignel-Lavastine. Thèse Paris

- 2. Vieilliard. Thèse Paris1907.

Era 4 TU matique qui nous intéresse ici. Nous ne nous dissimulons pas que nous entrons dans le domaine des hypothèses et que l’on pourrait nous présenter de nombreuses objections. Mais comme les faits expérimentaux nous manquent, force nous est bien de demeurer sur le terrain théorique. 2

Nous supposons donc qu’à la suite d’un traumatisme violent se produit une inhibition, au niveau du bulbe rachidien, du centre vaso-constricteur tonique agissant sur l’ensemble des vaso-constricteurs de l'organisme. Inhibition causée peut-être par l'intermédiaire du liquide céphalo-rachidien qui sous l’influence du choc subirait un refoulement provoquant une anémie brusque du centre bulbaire ou léserait plus ou moins le tissu nerveux à ce niveau.

Certains des traumatismes que nous avons étudié sont susceptibles en effet de provoquer une lésion ou au moins un ébranlement du système nerveux : chute à la renverse (cas de Hartmann), chute d’un trapèze sur la région cervico-dorsale (obs. II de Berne), chute sur le dos de deux mètres de hauteur (Lenoble), choc d’une. pierre sur l’occiput et chute en avant (Colleville), chute de deux mètres (Nanu), ?

Nous avons dit inhibition du centre bulbaire maïs nous connaissons l’existence de centres médullaires toniques vasculaires et ces derniers peuvent aussi bien être intéressés que le premier. Seulement le centre bulbaire est un centre de premier ordre parce que les actions provoquées par sa section ou par son excitation sont prédominantes et dans les cas de purpura généra-

er 55 — lisé il apparaît comme probable qu'il soit atteint principalemeni. Pour ce qui est du purpura émotif, on pourrait l'expliquer par une inhibition d'ordre réflexe.

. Nous pouvons généraliser et admettre, pour les purpuras en général, que des foyers de congestion médullaire ou bulbaire, d’origine toxique, inhibent ou lèsent ces centres toniques vasculaires sympathiques.

Mais avec M. Grenet nous reconnaissons que les lé sions nerveuses seules sont incapables de donner le syndrome purpurique, même peut-être en ce qui con- cerne le traumatisme et l'émotion et qu'il faut toujours. que leur soient associées des lésions viscérales, hépatiques surtoul.

Encore pensons-nous quele traumatisme doive frapper un sujet de constitution particulièrement névropathique.

En pratique, toutes ces causes se surajoutent,se combinent diversement pour augmenter leurs effets sur Île: même individu ; aussi, loin d’être simple et univoque, la pathogénie du purpura peut être considérée très souventcomme la résultante d'actions complexes : les unes préparant le terrain, prédisposant aux manifestations hémorragiques, les autres semblant être les conditions

déterminantes.

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