APERÇU HISTORIQUE DES PURPURAS
On doit à Werlhof et à Wichmann d’avoir, à la fin du xvur° siècle, séparé ce que nous appelons aujour-
d'hui le purpura des autres maladies hémorragiques et
en particulier du scorbut. Depuis lors le type est resté.
Au commencement du xix° siècle apparurent les premières monographies sur cette affection qui fut décrite par les divers auteurs sous des noms différents. Mais limmense majorité des auteurs, aussi bien en Allemagne qu’en France lui conservèrent le nom de morbus maculosus hæmorrhagicus Werlhofi.
Rapidement le nombre des cas de purpura observés et publiés devint, très grand ; mais non moins grande fut la confusion qui résulta du défaut d’une classification méthodique et du fait que les cas les plus dissemblables comme étiologie, allure, symptômes furent englobés dans une mème description, etconsidérés comme appartenant à une seule et mème maladie, au «morbus maculosus hœæmortrhagicus Werlhoti».
La maladie de Werlhof devient synonyme de pur-
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pura hémorragique et presque tous les auteurs décrivent sous le nom de maladie de Werlhof, toutes les affections caractérisées par des hémorragies et des pétéchies, sans tenir compte de leur étiologie, leur durée et leur gravité : les purpuras apyrétiques aussi bien que les Purpuras pyrétiques les plus graves. Willan et Bateman (1798-1801) furent les premiers qui ont cherché à mettre un ordre dans ce chaos, en donnant une classification des purpuras. Se basant sur les caractères extérieurs de l'affection, ils distinguèrent cinq variétés : Purpura simplex, hæmorragica, senilis, urticans et contag'iosa. Rayer (1) en 1835, se rallie à cette théorie ; mais frappé de l'importance de la fièvre, il admet deux groupes : le purpura « febrilis » et le purpura «sine febre ».
Plus tard Bazin (2) puis Cazenave (3) ne conservent plus que les deux premières formes de Willau, Mais on objecte bientôt que tout purpura simplex peut devenir hémorragique ; on fit alors du purpura le synonyme de maladie de Werlhof et on confondit sous cette dénomination les cas les plus dissemblables.
Bucquoy (4) en 1855, Mollière (5) en 1873 essayèrent de réagir contre cette tendance fâcheuse et en 1877 La-