‹ Traumatisme et PurpuraChapitre 9 sur 26 · TYPES CLINIQUES · texte numérisé non relu

TYPES CLINIQUES

On sait combien est obscure encore la classification des purpuras. Tantôt ils sont en relation avec des maladies très diverses, fièvres éruptives, grandes pyrexies, tuberculose, leucémie, affections nerveuses, cachexies, etc.

On les appelle purpuras secondaires.

Tantôt ils se manifestent d'emblée par l’éruption qui semble primitive. Bien que ce ne soit là qu’une apparence, on les dit primitifs. |

C’est dans ce deuxième groupe que rentre le purpura que nous décrivons. Il débute d'emblée sans aucun prodrome chez un sujet paraissant en bonne santé. On voit apparaître au bout d’un terme variable mais toujours court après le traumatisme (une heure dans l’observa-

tion de Hartmann, quelques heures dans une observation de Berne, le lendemain dans l’observation IV du même auteur, cinq jours dans celle de Lenoble, deux jours dans celle de Colleville), un syndrome purpurique caractérisé par des hémorragies diverses, épistaxis, hé-

maturies et des taches sur le tégument de types varia-

Ex AOL ; bles. Ces taches qui peuvent apparaître à la surface du corps siègent de préférence sur les membres inférieurs, exceptionnellément sur le cou et la face. Le plus habituellement la poussée est unique mais il est fréquent aussi dé la voir se faire par poussées successives et subintrantes, de manière qu'il existe sur les téguments des ecchymoses de différents âges.’Il peut arriver que ce soit par une épistaxis ou une série d'épistaxis abondantes que l'attention soit attirée. Lorsque l’affection se trouve à sa période d’état, elle est caractérisée souvent par les deux symptômes principaux : éruption de type varié et hémorragies muqueuses. Fu

Les hémorragies muqueuses les plus fréquentes sont les épistaxis tantôt rebelles et abondantes, d’autres fois moins copieuses et s’arrêtant plus facilement. Elles surviennent sans Cause appréciable el bien que le traumatisme se soit produit loin de la figure.

. Viennent ensuite les stomatorragies, entérorragies hématuries, hémophysies. |

L'état général habituellement bon au moment de l'apparition du purpura se maintient tel pendant toute la durée de la maladie ; en quinze à vingt jours la guérison est assurée.

Le cas de Nanu pourtant dura onze mois.

La fièvre, la douleur sont nulles et l’examen des organes ne décèle cliniquement aueun trouble fonctionnel. Mais ceci n'a rien d'absolu. Rarement l'affection procède par accès comme dans l'observation VI de la ‘thèse de Berne où les hémorragies furent multiples et

répétées, enlevant le malade en cinq jours et où l’autop-

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sie a montré des suffusions sanguines sous-arachnoïdiennes.

Le tableau clinique est en somme celui de la maladie de Werlhof. Mais il peut aussi se borner à de simples manifestations cutanées ou: présenter une intensité plus grande et revêtir la forme infectieuse. Dans les observations que nous avons colligées, le purpura s’est présenté à notre étude sous toutes ses formes : |

Purpura à type de maladie de Si nUUE

Purpura rhumatoïde,

Purpura infectieux.

Purpura chronique à grandes ecchymoses.

Mais nous pensons que dans le purpura traumatique vrai, le type constant doit être celui de la maladie de Werlhof. à

Les autres variétés de purpura, rhumatoïde ou infec-

tieux, doivent dépendre d’uneinfection ou d’uneintoxication méconnue ou survénue en mème temps ou secondairement au traumatisme.

On décrit trois formes de purpuras primitifs, quatre si l’on veut, en comptant le purpura fulminaus de Henoch ; mais celui-ci peut être classé dans le groupe du purpura avec phénomènes infectieux.

Ce sont : le purpura rhumatoïde ;

Le purpura avec phénomènés infectieux graves ;

La maladie de Verlhof.

Nous renvoyons le lecteur aux articles des traités clas-

siques pour l'étude de ces différents types cliniques.

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