‹ Travail du Centre Sanatorial de PassyChapitre 10 sur 22 · CONSIDÉRATIONS CLINIQUES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS CLINIQUES

Les ulcérations de siège rétro-hilaire ont été étudiées par H. Cord, tout au moins celles de la région précosto-vertébrale; celles de siège plus externe ne présentent pas de caractères cliniques différents. Elles ont en général une évolution insidieuse, se creusant à bas bruit; une fois constituée, l’ulcération ne bouge guère plus et les régressions spontanées sont rares : dans 3 cas seulement nous avons observé la fermeture d’une ulcération rétro-hilaire sous la simple action de la cure sanatoriale et dans ces trois cas il s'agissait d’ulcérations récentes et de petit volume; nous n'avons recueilli aucune observation de caverne d’un certain volume ou existant depuis un certain temps qui se soit fermée spontanément. En raison du risque constant de dissémination qu’elles représentent, on doit donc considérer la plupart des cavernes de siège rétro-hilaire comme réalisant une indication formelle du traitement collapsothérapique : on n'a aucun intérêt à prolonger la phase d'observation avant d'intervenir.

Les ulcérations de siège sus-diaphragmatique sont considérées comme des lésions particulièrement graves. Il est certain que le mauvais drainage de ces cavernes

déclives et que le traumatisme continuel déterminé par les mouvements de la coupole diaphragmatique pendant la respiration et pendant la toux ont sur elles une influence défavorable; nous n'avons recueilli qu'une seule observation de caverne de la base avant guéri spontanément, et il s'agissait d’une image cavitaire petite et récente : pour ces lésions basses une collapsothérapie précoce s'impose donc.

En résumé, les cavernes du lobe inférieur, qu'elles sotent de siège rétro-hilaire ou sus-diaphragmatique, sont relalivement fréquentes : il suffit d'y penser et de prendre un cliché de profil chaque fois qu’on constate sur la radiographie de face l'existence d'une lésion du tiers moyen ou du tiers inférieur du poumon, pour ne pas les méconnaître. Ce sont des lésions postérieures, latéro-vertébrales el pré-costales. Cliniquement, leur tendance à la régression spontanée est minime : la plupart d’entre elles constituent des indications formelles d'un traitement collapsothérapique.

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