‹ Travail du Centre Sanatorial de PassyChapitre 18 sur 22 · OU T PRE · texte numérisé non relu

OU T PRE

par trop étendue de la thoracoplastie totale qui, au point de vue esthétique comme au point de vue physio-

Schéma n° 3.

logique, est une intervention particulièrement muti-

lante. C’est ensuite l'étude anatomique du lobe inférieur

et l'étude radiologique de ses cavernes, mettant en évi-

dence leur siège postérieur et sous-pleural ainsi que la

possibilité d’une action directe sur elles par résection des arcs costaux postérieurs. On peut comprendre ainsi le mode d'action de la thoracoplastie partielle inférieure (schéma n° 3) : rétraction pulmonaire s’exerçant suivant les différents axes de la région ulcérée, d’arrière en avant par résection des arcs costaux postérieurs, de dedans en dehors par désarticulation costo-vertébrale et résection des apophyses transverses, de dehors en dedans par bascule des fragments costaux antérieurs autour de leur attache cartilagimeuse.

Les résections costales devront être assez étendues transversalement; en dedans il est indispensable, pour avoir une bonne libération interne du poumon, de pratiquer la désarticulation costo-vertébrale et la résection des apophyses transverses; en dehors 1l faut étendre assez loin la résection costale, sur environ 15 em. pour chaque côte. En hauteur les résections costales devront porter sur un nombre suffisant de côtes pour que les arcs immédiatement supérieur et inférieur ne gênent pas le collapsus : nos interventions ont porté en moyenne sur 4 côtes. Il est indispensable de traiter chimiquement le périoste pour que la rétraction pulmonaire puisse continuer à s'exercer assez longtemps et que, en cas de résultat insuffisant, une réintervention sur les côtes supérieures ne soit pas gênée.

La thoracoplastie partielle inférieure est une intervention peu choquante, dont les suites opératoires sont très simples. Elle est réalisable par une courte incision; le délabrement musculaire est minime; l’action sur la lésion est une simple action de libération et de détente de la face postérieure de la caverne sans qu'il y ait déformation ou traumatisme direct. Elle est réalisable chez des sujets fragiles : plusieurs de nos opérés présentaient des lésions contro-latérales et avaient une résis-

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