DOTE BE
dans la gouttière costo-vertébrale du parenchyme homogène et très élendu, propice au développement des cavernes tuberculeuses ; elles auront comme rapport essentiel les arcs costaux postérieurs et les faces latérales des corps vertébraux ; toute caverne ayant acquis un gros volume sera à peu près fatalement sous-pleurale postérieure.
CONSIDÉRATIONS RADIOLOGIQUES
Trop souvent on se contente, pour étudier une lésion pulmonaire, d’un simple cliché pris de face : c’est une erreur puisqu'on n'a ainsi que la projection sur un seul plan qui ne donne aucun renseignement sur le siège en profondeur et l'épaisseur de la caverne. Pour les lésions qui nous intéressent, siégeant dans le tiers moyen ou le tiers inférieur du poumon, il est indispensable de prendre un cliché de profil pur; la comparaison des deux radiographies prises dans des plans perpendiculaires l’un à l’autre permettra sa localisation précise, l’étude de sa forme et de son volume. Alors qu’au niveau du sommet il est très difficile, tout au moins chez l'adulte, d'obtenir de bons clichés de profil, les deux tiers inférieurs du poumon sont faciles à prendre : avec un peu d'habitude on reconnaît facilement la projection du hile et des corps vertébraux, on localise facilement une image cavitaire dont les contours circulaires ou ovoïdes sont bien différents des projections costales. En présence d’une ulcération ayant une projection frontale se faisant dans la région juxta-hilaire ou sus-diaphragmatique, ce devrait étre un réflexe pour le phtisiologue de demander un cliché de profil.
Il importe de rappeler les limites radiologiques de projection du lobe inférieur. D'Hour a fait, dans son
livre sur la Radiologie des scissures pulmonaires, une étude magistrale de la topographie lobaire. Sur le cliché de face (schéma n° 1), la projection du lobe inférieur occupe la plus grande étendue du champ pulmonaire, son sommet correspondant au 4€ arc costal postérieur,
Schéma n° 1.
sa limite supérieure croisant très obliquement le 5€ arc postérieur : toute caverne dont le bord supérieur reste sous-jacent à cet arc postérieur peut appartenir au lobe inférieur, mais aucun caractère ne permet de l’'affirmer. Le cliché de profil est bien plus démonstratif (schéma n° 2); la projection du lobe inférieur couvre tout l’espace rétro-hilaire, son bord supérieur correspondant sensiblement à l’interligne des IVe et Ve vertébres dorsales; au-dessous du hile la projection s'étend beau-