‹ Travail et salaireChapitre 5 sur 11 · TREIZIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

TREIZIÈME SIÈCLE

Grain*.

1202. — Le setier de blé valait à Paris 5 sols 6 deniers ; à Angers, 6 sols 8 deniers ; il tomba même à 2 sols 6 deniers.

On payait le setier d’avoine, 'mesure de Paris, 6 s. 11 d. ; mesure de Moret et d# Laferté , 2 s.; le setier de pois et de fèves, mesure de Laferté, 6 s. 3 d.

1256. — Languedoc. — On évaluait un setier de blé 5 s. 4 d. t.

1230. — On vendait 5 s. le setier d’avoine.

1219. — Normandie. — On vendait 20s. le setier de beau blé, et 18 s. 9 d. le setier de blé moyen.

1264. — Clairvaux. — Le setierde blé pesant 480 livres, valait de 47 à 48 s. t.

1250. — On vendit 3 s. 4 d. t. 40 livres de froment, et 25 s. un setier de blé.

1258-1281. — Paris. — Le plus grand pain valait 2 d. , le plus petit pain une obole ou un demi denier. On avait 2 gaufres pour un d. — L’échaudé ne valait pas une obole. — 3 pains doubleaux valaient de 5 à 6 d.

Aliment».

1202. — On vendait le muid de vin à Montargis 32 s. 9 d. , en Gâtinois, 12 s. On avait un petit porc pour 5 s. , un cochon grillé pour 13 s. 6 d.

1256. — Languedoc. — On payait unegéline 6 d. t. , une oie 8 d. t.

1230. — On paya 4 d. un chapon , 3 d. une géline, 6 d. une oie, 15 d. cent œufs.

1219. — Normandie. — Un chapon valait 16 d.

1264. — Clairvaux.— On vendait 3 s. 1 d. le cent d’œufs, 9 s. la livre de poivre, 9 d. un poulet, 18 d. unegéline, 16 s. 3 d. un mouton, 6 1. t. cinq cent cinquante livres de miel.

1272.— Normandie. — Le galon de bière valait 2 d. t.

1258. — On avait pour 1 denier quatre barbeaux, ou quatre carpes , ou quatre tanches, ou quatre anguilles de petite taille.

1291. — On payait 2 d. un petit brochet, 1 denier deux barbillons, autant deux carpillons, autant quatre jeunes anguilles.

Objetu divers.

1202. — On payait le minot de sel 1 s. 8 d., une livre de cire 2 s. 2 d. , une livre de plomb

1 d. , une livre d’étain 6 d.

Un cheval de luxe coûtait 30 livres, un cheval commun 10 1., un roussin 50 1., un palefroi 60 1.

La toile pour faire des chemises fines valait

2 s. l’aune.

Celle qui servait à faire les chemises des religieuses de Poissy , valait 1 s. 8 d. l’aune.

1219. — La livre de cire valait 3 s. 10 d. ; en 1264, on l’avait pour 3 s. 6 d. prix moyen.

{250. — La nourriture d’un chien de chasse étHÜ évaluée 1 d. par jour.

La robe d’un archer valut 100 s.

1285. — Les fauconniers du roi recevaient jpar an 14 1. pour leurs robes, et autant pour nourrir leur cheval.

1296. — Paris. — Un juif fut vendu 300 1.

Marguerite de Provence reçut pour son douaire 219 1. 7 s. 6 d. de rente par quartier.

4260. — 4 d. suffisaient pour payer le dîner et le souper d’un ouvrier.

Un métier de coutelier se vendait 5 s. au maximum.

Kalulrrt.

4202. — La façon d’un arpent de vigne se payait 36 s 4 d.

4220. — Le chancelier de France recevait 7 s. par jour pour son entretien, celui de ses chevaux et valets à cheval.

4250. — On donnait par jour 0 d. à un valet de chiens, 2 s. à un archer, 6 d. à un bracon nier, 8 d. à un valet de pied.

4270. — Lancelot de St-Maard, maréchal de France, avait 4,400 I. t. de gages.

4288. — Le grand-bouteiller de France touchait 25 s. p. par jour.

Le premier échanson du roi recevait 4 s. 4 d. par jour. Les autres n’avaient que 3 s. 3 d.

4285. — Le roi donnait par jour 2 s. 6 d. à chaque fauconnier, 3 s. à chaque veneur, 48 d. à chaque valet de veneur ; le veneur avait de plus 5 1. pour acheter une robe, son valet n en

avait que 4.

4274. Jean de Beaune, fauconnier du roi , recevait 3 s. par jour.

4274. Estienne Granche en recevait 4 en même titre.

4280. — Les honoraires de l’avocat étaient proportionnels à son mérite et à l’importance de la cause; mais ils ne pouvaient excéder 30 1.

1258. — On donnait 4 d. par muid au mesureur-juré.

Le meunier pouvait demander aux boulangers de 4 à 0 d., pour droit de mouture, par setier ; et aux bourgeois, par setier, un sol ou un boisseau ras.

1254. — On devait 1 d. par millier de harengs aux compteurs de poissons.

1299. — Les courtiers de foin avaient droit à 12 d. par mille de foin, à 1 d. par cent.

1260. — On donnait par jour 4 d. à un crieur de vin, 2 d. par tonneau de vin et 4 d. par tonneau de miel au jaugeur.

Du 6 DÉCEMBRE 1286, JOUR DE l’àVÊNEMENT DE PhILIPPE-LE-BEL, AU 1" FÉVRIER 1327, DATE DE LA MORT DE PhILIPPE-LE-BEL.

drain*.

1310. — Un setier de blé froment valait 7 s. 5 d. t.

1304. — Etampes. — Un muid de blé coûta s. p.

— Le setier de blé à semer valut 7 s.

10 à.’; le setier de froment à manger 6 s. 3 d. 1290. — On paya le setier de blé 8 s. 4 d. 1294. — Le même setier valut 9 s. 8 d. ; la môme mesure de méteil coûta 3 d. de moins. 1297. — Le setier d’orge valut 11 s. 3 d.

4304. — Le setier du meilleur blé valut 40 s.

4313. — On vendit le setier de blé 8 s. 7 d., celui de farine 17 s. 8 d., celui d’avoine 13 s. 10 d.

1314. — On vendit 10 s. le setier de blé, 7 s. 2 d. le setier d’orge.

1315. 11 y eut famine ; le blé valut de 40 à 50 s. t. le setier.

4316. — On vendit 29 s. 1 d. le setier d’orge, 26 s. celui de froment, 8 d. la livre de riz.

1322. — On vendit la livre de riz 6 d., le setier de froment 20 s. 3 d.

1323. — On vendit 15 s. 7 d. le setier de froment.

1324. — La livre de riz valut 4 d.

1325. — Le setier de seigle coûta 6 s. 9 d., celui d’avoine 7 s.

Toutes ces évaluations peuvent s’appliquer à Paris et à ses environs.

Aliment*.

1310. — La nourriture de neuf chevaliers du Temple, non réconciliés, coûtait 12 d. par jour.

1305. — Dix œufs valaient 1 d. t. ; on avait un chapon pour 8 d. t. ; une poule pour 4 d. t.

1326. — Les anguilles, barbeaux, carpes, tanches, brèmes, de petite taille, valaient au minimum 1 d. pièce.

1322. — Six plies valaient 4 s.

1317. — Les jxtissons de petite taille valaient au minimum, savoir : un brochet 2 d., quatre anguilles 1 d., deux carpeaux 1 d.

1304. — Étampes. — Sept oies et quatorze coches coûtèrent 10 s. parisis.

1287. — On paya 11 s. un setier de pois, 3 I. 8 s. 6 d. un tonneau de vin, 7 d. une livre d’amandes.

1290. — On paya 3 s. 3 d. une brebis, 7 d. une pinte d’huile, un minot de sel 1 s. 7 d., un setier de noix 14 s.

1295. — On eut pour 8 s. (j d. un pourceau, pour 8 s. 8 d. un millier d’oignons.

1302. — On vendit cent poires 1 s. 2 d., un millier de pommes 8 s. 6 d., le minot de sel 3 s. 7 d.

1312. — On paya 17 s. 5 d. le setier de pois, 14 s. 6 d. un pourceau, 6 s. 8 d. un mouton, 3 1. 4 s. 10 d. un tonneau de vin, 31 s. une vache, 4 I. 15 s. un boeuf, 1 s. la pinte d’huile.

1316. — On paya 12 s- un petit porc, 30 s. un setier de pois, 18 s. 4 d. un pourceau, 6 s. un mouton, 25 s. un setier de noix, 8 1. un tonneau de vin.

1320. — On vendit un mouton 8 s. 7 d., un setier d’oignons 10 s., une livre d’amandes 5 d.

1322. — On vendit un pourceau 12 s. 8 d., un mouton 10 s. 7 d., un setier de fèves 16 s.

3 d., une pinte de vinaigre 5 d., une livre de dragées 5 s.

1324. — Une livre de sucre blanc fut payée

4 s., on eut un mouton pour 6 s. 4 d.

4325. — On paya un veau 9 s.

4326. — Une pinte de vin valut 4 d. et demi, une queue de vin rouge 6 I., un tonneau de vin 8 1.

Toutes ces évaluations , depuis la date de 1287, s’appliquent à Paris et ses environs.

Objets divers.

4300. — Cent tuiles coûtaient de 20 s. à 24 s.

Cent carreaux se payaient 3 s.

4307. — Poitou.— On payait 8 d. un fer de cheval, 6 d. un fer de mulet, 4 d. un fer d’âne.

Un roussin se louait 45 d.; le locataire devait le nourrir.

On vendait 6 d. la livre de suif, 8 d. la livre de chandelle, 18 d. la charge d’un homme, en foin, 2 s. celle d’un âne, 4 s. celle d’un cheval.

La charge d’un cheval, en paille, valait 18 d.

4287. — On paya une paire de souliers 2 s. 5d.

4294. — On avait pour 9 d. et demi une aune de toile, pour 4 1. 40 s. un livre d’évangiles , pour 4 s. 1 d. une aune de toile de lin , une aune de grosse toile pour 8 d.

4296. — On payait 4 s. 7 d. une livre de fil, 24 s. un millier de tuiles.

1312. — On paya une aune de toile rondelle 1 s. 5 d., el 2 1. % s. un millier de cerceaux.

1314. — La livre fle plomb valait 3 d. à Paris.

1Ï4S2. — L’aune de Manchet valait 6 s. 4 d., celle de futaine 1 s. 8 d., celle de toile de eoulil 1 s.

Il ne sera peut-être pas sans intérêt de rappeler ici les principales dispositions des ordonnances sur le luxe, rendues en 1294.

Il fut défendu aux bourgeois d’avoir char et de porter fourrures, or, pierres précieuses, couronnes d’or et d’argent.

On permit quatre robes par an aux ducs, barons et comtes ayant 6,000 1. de rente, deux robes aux compagnons des chevaliers , deux paires de robes à un prélat, trois paires de robes, dont une pour l’été, aux chevaliers et bannerets ayant 3,000 I. de rente, deux paires de robes à un écuyer, une paire de robes à un garçon. Les demoiselles qui avaient moins de 2,000 1. de rente ne pouvaient avoir plus d’une paire de robes.

On lixa ensuite le prix que chacun pouvait mettre à sa robe.

On concéda la permission de mettre au maximum à l’aune d’étoffe, mesure de Paris, savoir : aux grands seigneurs 25 s., aux bannerets, chà-

telains el à leurs femmes, 18 s., à leurs compagnons 15s., aux écuyers, (ils de barons, 15 s., aux écuyers de prélats, comtes et barons, 6 à 7 s., aux clercs en dignités 16 s., aux chanoines 15s., aux bourgeois ayant 2,000 1. de rente 12 s. 6 d., à leurs femmes 16 s., aux autres bourgeois 10 s., à leurs femmes 12 s.

Salaires.

1320. — Les appointements des maréchaux de France furent fixés à 500 1. t. en temps de guerre.

1319. — Un homme d’armes avait droit à 7 s. et demi par jour.

1310. — Le connétable de France recevait 25 s. parisis par jour, et 10 I. les jours de fête.

Quand le roi chevauchait, armé de tout point, pour assaut ou bataille , le connétable recevait 100 1. par jour.

Il n’en avait que 50 quand le roi chevauchait jambes armées tant seulement.

1306 - 1308. — Thibault de Chessoy ,

amiral de France, recevais en mer 30 s. par jour.

Chaque chevalier embarqué avec lui recevait aussi par jour 15 s.

Un écuyer n’avait que 7 s. 6 d.

1320. — Il y avait au Châtelet de Paris

soixante notaires; leurs études se vendaient de 30 à 40 I. parisis de redevance par an.

Un avocat au Châtelet pouvait demander 5 s. par jour par lui employés à un procès dont l’intérêt était de 30 1. t.

Un procureur au Châtelet pouvait demander 42 d. par jour pour chaque querelle, ou 20 s. pour toute l’année, ou 60 s pour toute la cause, montant à 30 1. t.

4320. — Un aide-notaire du roi avait 60 1 de gages par an.

4287. — Le procureur d’un couvent recevait 40 1. par an.

4307. — Poitou. — Les meilleurs charpentiers ou maçons recevaient pour leur journée 18 d. t.; si on les nourrissait ils n’en avaient que 42.

Les maçons et charpentiers moins habiles n’avaient droit qu’à 42 d.; on ne leur en devait que 3 si on les nourrissait.

Les bons ouvriers à bras , les vignerons , les frotteurs, recevaient pour leur journée 8 d.; on ne les nourrissait pas.

4287. — On paya 8 1. 46 s. 7 d. pour mesurer, couper, fagoter, charger, entasser huit arpents de bois et faire la haie d’entour.

1295. — On prenait pour enluminer et lier un bréviaire 1 1. 45 s.; et 7 d. pour moudre un setier de blé.

La façon d'une paire de souliers coûtait 1 s.

1322. — La reine avait pour ses aumônes 400 1. parisis par an ; quand elle voyageait , on loi allouait aussi pour aumônes 16 s. par jour. Elle avait encore, pour faire d’autres dons, une somme de 40 I.

Ses dépenses de fantaisie étaient fixées à 600 I.

Les dames de la reine recevaient chacune par tm, pour leurs atours, 30 I. Ses femmes n’en avaient que 20.

1317. — Jean Décamp-d’ Avoine , fauconnier du roi, avait pour gages 5 s. par jour.

1322. — Un sergent (officier civil) avait droit à 5 s. pour sa journée ; il pouvait encore exiger 12 d. par lieue qu’il parcourait dans l’exercice de ses fonctions.

1315. — Champagne. — Les notaires avaient droit à 1 d. pour écrire trois lignes ; la ligne devait être longue d’une palme et contenir 70 Jettres.

Si l’acte qu’ils rédigeaient n’avait que de 4 à 6 lignes, ils pouvaient réclamer il d.

1323. — Les prélats , commissaires du roi , recevaient 4 1. par jour.

Les receveurs des finances touchaient 100 1. par an.

Le prévôt de Paris recevait par an 5001.

Quelques baillis avaient droit à la même somme.

1388. — Un maître des eaux-et-foréts recevait 100 1. de gages par an.

1309. — Un sergent à cheval recevait 6 s. parisis pour sa journée.

1317. — Les maîtres des requêtes au parlement recevaient en tout et en temps de parlement 12 s. par jour chacun.

Les clercs au parlement avaient droit à la même somme.

1318. — Un commissaire envoyé par le parlement pouvait exiger par jour 40 s. parisis au pays de Parisis , et 40 s. tournois au pays de Tournois.

1320. — Un conseiller examinateur prenait 12 d. pour entendre un témoin , et 12 d. pour son écriture.

Les gens des enquêtes avaient droit à 2 manteaux par an.

Un clerc du roi au Châtelet, pour tenir écriture, recevait 2 s. 6 d. parisis par jour.

Un conseiller examinateur en transport recevait 16 d. par jour.

1316. — Le chancelier de France, à la suite du roi , recevait par jour dix soudées de pain , 3 setiers de vin, l’un du vin du roi, les deux autres plus communs, 4 pièces de chair et 4 de

pouiailles, du poisson à l’avenant les jours maigres, 6 provendes d’avoine, des bûches et de la chandelle.

4304. — Guillaume de Nogaret, chancelier de France , recevait 600 l. de pension.

4320. — Guillaume d’Arrablay, chancelier de France, avait 3,000 1. de pension.

Cependant Philippe-le-Bel avait fixé à 4,0001. la pension du chancelier de France.

4327. — On donnait par an 40 I. à un conseiller du roi au Châtelet, 6 d. p. à un conseiller examinateur par témoin entendu.

Règne de Philippe VI. — 4" février 4327. — 22 août 4350.

drains.

4327. — On paya le setier de froment 43 s. 9 d. ; la livre de riz 40 d.

1332. — Le sétier de froment valut 14 s. 8 d. 4337. — Le setier de froment 42 s. 5 d.

4339. — Il valut 2 s. de plus.

4340. — On paya 44 s. le setier d’orge.

4344. — Celui de blé valut de 7 à 47 s.; la

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