‹ Travailler a son ameChapitre 10 sur 168 · API*RUBA'HUN> XIII · texte numérisé non relu

API*RUBA'HUN> XIII

et qu'ils le sentent dans chacune Je vos phrases. La sympathie des âmes est la première loi de l'éloquence : entre les jeunes âmes et la vôtre — qui, grâce à Dieu, sera toujours jeune — la sympathie est naturelle : elle est heureuse et bénie.

Vos Nouveaux Entretiens et Discours ressemblent aux premiers; ce n'est pas leur moindre mérite; vous ne vous répétez point ; mais vous restez le même, c'est-à-dire vousmême ; les jeunes gens qui vous écoutent ne s'en plaignent pas, et vos amis qui vous lisent en sont fort aises; car on vous lit comme on vous écoute : avec joie.

Vos Entretiens ne sont point des pièces d'éloquence ; terme qui fait songer à iapprèt, aux harangues antiques et solennelles, mais qui fait craindre iennui, fléau r^doutabie pour les auditoires de douze à dix-huit ans.

Vous parlez, vous enseignez. Votre enseignement est celui de l'Évangile et du Catéchisme : le seul fécond, le seul utile, le seul inépuisable comme bien et l'éternité. Votre parole est celle de lapotre qui se souvient d'avoir été poète — qui lest encore ; qui, après avoir brûlé des Grains d'encens au pied de l'autel, s'en va Par moits et par vaux, poursuivant quelques beaux rêves A mi-côte du Parnasse, du Calvaire et du Thabor.

fit voilà pourquoi vous charmez la jeunesse. Vous lui prêchez la vérité, le dogme et la morale, la théologie, l'Écriture Sainte, les conseils pratiques de la vie chrétienne ; mais vous enguirlandez le tout de Heurs simples et fraîches, vous éclairez le tout de citations choisies chez les Pères ou chez nos grands écrivains, Bossuet en tête ; vous nouez le tout d'un souvenir d'histoire, de notre histoire de France ; vous embaumez le tout dun parfum de piété forte et douce, puisée au Cœur de Jésus. C'est bien là ce qui plaît à la jeunesse chrétienne : et c'est bien là ce qu'il lui faut.

En ce présent volume, vous montrez aux jeunes gens, d'abord leurs destinées éternelles qui doivent illuminer leur vie; puis les véritables joies de Dieu qui doivent ré-

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